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STRATOVARIUS - SYMPHONY X - THUNDERSTONE
Paris - Zenith - 19 avril 2003

Depuis des mois et des mois, cette date nous mettait dans un tel état de nervosité que l'impatience qui nous rongeait les sens en devenait presque superflue ! Ce 19 avril 2003 restera gravé dans la mémoire de chacun, ne serait-ce que pour l'affiche qu'accueillait en ce jour, le Zénith de Paris.

Si l'affiche était alléchante, le public, lui, avait visiblement une folle envie de lui rendre hommage. Venus en masse de France et de Navarre, les fans arboraient avec fierté des tee-shirts à l'effigie des 3 groupes de la soirée. C'est à 18h00 que les portes se sont ouvertes pour libérer, enfin, les fauves qui trépignaient depuis quelques heures devant leurs grilles métalliques.

1h30 plus tard, les lumières de la salle s'éteignaient réellement pour laisser les Finlandais de Thunderstone envahir la scène. En 30 minutes, c'est un set carré, énergique et efficace que Pasi Rantanen et ses acolytes nous ont livrés ! Aussi en verve qu'à leur dernier passage à la Loco l'année passée, Thunderstone a su en peu de temps motiver un Zénith qui à ce moment précis ne se remplissait que timidement ! Se démenant comme de beaux diables, Pasi et Nino arrivent à maintes reprises à faire réagir les fans et surtout à les faire participer ce qui est loin d'être facile quand on débute, quand on a qu'un album dans son fond de commerce et surtout quand on est que très peu connu finalement. Mais, l'examen fut réussi de fort belle manière et les morceaux comme "Virus" ou encore "Me, My Enemy" ont eu un impact des plus réjouissants.

 

20h25, c'est au tour des Américains de Symphony X de monter sur les planches et là, tenez-vous bien, ce fût une claque monumentale que les gens se prirent dans la gueule ! Sans être trop démonstratifs comme à leur habitude, c'est face à un Michael Romero presque humble et un Russell Allen bourré d'adrénaline que nous nous sommes trouvés une heure durant. Epoustouflant ! Sidérant ! Subjuguant ! Ces trois adjectifs caractérisent comme jamais la prestation des ricains. Sautant dans tous les sens, gesticulant comme un damné, la palme d'or de ce concert reviendra sans contestation aucune à Russel Allen. Hypnotisant le parterre de jeunes kids de son regard de braise, contrôlant de ses faits et gestes les quelques centaines de personnes massées dans les gradins, Russell, ce soir là n'était plus lui-même ! Un démon libéré des entrailles de la terre à la recherche de chair fraîche ! Jouant avec le public ou "tyrannisant" ses musiciens, Russell pousse le vice jusqu'à voiler, de ses mains, les yeux de Michael Romero en plein solo ou affublant son claviériste du masque de carnaval qui a toujours représenté le groupe depuis ses débuts, en pleine démonstration ! Gonflé l'animal !!!

C'est une salle presque comble qui remercia et salua avec tous les honneurs dû à son rang le full-show d'un groupe qui a conquis le cœur des parisiens, non seulement par son côté artistique mais aussi par sa gentillesse et son humilité ! Une bonne leçon de professionnalisme dont certains devraient prendre note dans les plus brefs délais et un grand bravo à des musiciens de grande classe !

C'est aux alentours des 22h00 que la tête d'affiche fait son apparition de la manière la plus simple mais ô combien efficace devant une foule en délire ! Stratovarius est sûrement l'un de ces groupes à qui les artifices ne profitent aucunement. La valeur intrinsèque des musiciens suffit amplement ! C'est par "Eagleheart" que les festivités ont commencé et pendant 1h30, les Finlandais ont mis le feu. Si leur show était loin d'être aussi spectaculaire que celui du "Infinite Tour", il n'en est pas moins resté de grande classe. Timo Kotipelto et ses acolytes ont vraiment assuré comme des bêtes. Les Finlandais ont été très professionnels dans tout ce qu'ils ont entrepris et le public le leur a bien rendu.

Seul bémol de la soirée, un son médiocre et des lights pratiquement inexistants. Si les effets pyrotechniques (très peu nombreux !!!) de Stratovarius ont quelque peu éclairé la vue des gens, ils faut savoir que les deux autres groupes n'ont pas eu cette chance et c'est bien dommage ! Une aussi grande salle avec si peu de lights, c'est du foutage de gueule !!! Il y en a qui on vraiment des cours à prendre, ou alors il est grand temps pour eux de changer de métier.


Michael Duval - Decibels Storm - avril 2003