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SOULFLY
- DEFDUMP On peut dire que la région lyonnaise a été une fois de plus chanceuse. Malgré le faible nombre de date prévue sur cette tournée Soulfly, une étape rhodanienne allait avoir pour théâtre le mythique Transbordeur. Un vrai plaisir de retrouver la bande à Max et de jauger l'impact du groupe brésilien en nos terres ! On nous promettait un Transbo plein et à notre grande surprise, c'est une salle assez déserte qui s'offrit à nous a notre arrivée vers les 19h40. Environ 500-600 personnes garnissaient la salle vers 20h00. Autant dire qu'étant en semaine, nous étions un petit inquiet mais la suite des événements viendra finalement prouver le contraire. Heureusement, quelques retrouvailles inattendues nous firent passer le temps ! Vers 21h00, débarqua sur scène le groupe luxembourgeois Deafdump. Choisi expressément par Soulfly lui-même, le groupe avait l'honneur et le privilège d'ouvrir sur l'ensemble des dates françaises de la tournée. C'est devant une assistance assez passéiste que démarra les 35 minutes de show. Je ne connaissais pas vraiment ce groupe et je dois dire ne pas avoir spécialement accroché. Leur musique que l'on pourrait qualifier d'emo-hardcore mélange musique assez brutale avec un vocaliste particulièrement enragé. Peut-être que le son relativement moyen fut un obstacle majeur pour apprécier pleinement le groupe. En tout cas, Defdump sur scène nous gratifia d'une prestation scénique énergique et d'une interprétation de bon niveau. Le show commença à être un peu plus électrique sur la fin, à mesure que le public (en retard ce soir-là) débarquait dans la salle. Lorsque le show se termina, la foule avait quasiment doublée ! C'est donc devant un bon milliers de fans que le show de Soulfly allait donc se dérouler. Une affluence plus normale pour un groupe de cette stature. Juste avant le show, je constate sur le coté de la scène la présence de Gloria Cavalera (Miss Manageuse) et de ses 2 enfants coiffés d'un casque pour les protéger du son : Igor et le désormais célèbre Zyon qui a bien grandi ! Une petite table avec des rafraîchissements a même été installé à leur attention… Soulfly en tournée… toute la famille Cavalera suit ! Puis les lumières s'éteignent enfin et le show peut commencer. La scène est joliment décorée de tentures aux couleurs du groupe mais aussi d'un drapeau français sur le kit de batterie. Le light-show n'est pas titanesque (contrairement à celui de Cradle of Filth 2 jours plus tôt…) mais tout bonnement efficace. Le groupe démarre avec quelques uns de ses brûlots comme "Back To Primitiv" et met immédiatement le feu à la salle ! C'est incroyable et c'est une ambiance dantesque qui secoua toute la fosse du transbordeur pendant tout le show. Imaginez un peu plus de 600 fans sautant à l'unisson aux moindres invitation de Max, se lançant dans un concours de slam dantesque ou levant le poing et hurlant sa joie dès les premières notes de chansons de Sepultura. Comme pour se "débarrasser" du passé Sepultura, le groupe nous propose dés son troisième titre un "Roots, Bloody Roots" dévastateur… suivi de "Refuse, Resist" et de "War for Territory" enchaîné ! On y croit pas mais c'est vrai et Soulfly déroule avec une puissance et une maîtrise qui nous fait tous frémir d'un intense plaisir. Le
reste du show sera basé sur des extraits des 3 albums du groupe
en de justes proportions. On retrouvera le classique concours de percus
aux cadences reprises en cœur par un public conquis, le solos de batterie...
Sur scène, Max est toujours autant débordant de charisme
et d'énergie et ses trois compagnons de route n'en sont pas
en reste. Sur le rappel, nous avons même droit à une
reprise de Nirvana qui provoqua un déchaînement du public
quasi frénétique. Un dernier titre et puis à
la désolation de tous, les lumières se rallument. Consternation
! Le show n'aura duré qu'un peu plus d'une heure ! Etrange
car tous le monde est resté surpris de ne pas voir le show
allez plus loin. Mais bon, en tout cas pendant cette bonne heure,
Soulfly aura mit une sacrée "claquasse" à
tout le monde ! Frank Arnaud - Decibels Storm - mars 2003.
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