home albums videos live reports interviews concerts liens contact
 

 

SNAKE EYE
Paris, La Locomotive - dimanche 05 octobre 2003

cliquez pour agrandir l'image

C’est en support-band de Paul Di’Anno que les parisiens de Snake Eye allaient ouvrir le feu en ce dimanche automnal. Affublés de nombreuses méchancetés concernant leurs anciennes prestations, il fallait que je me rende à tout prix compte par moi-même de cet état de fait. 16h45, le moment tant attendu pointait le bout de son nez. Le rideau se levait sur une salle d’une cinquantaine de personnes et les premières notes commençaient à se déverser de la plus belle des manières.

cliquez pour agrandir l'image


En 35 minutes de show, Snake Eye ne nous a laissé aucun répit. 7 morceaux dont 5 nouveaux, l’oeil de serpent voulait impressionner et le bougre, c’est exactement ce qu’il a fait. En quelques mois, la musique des parisiens s’est structurée et affinée, laissant le public sur le cul. Pour les détracteurs de ce groupe, il va falloir revoir la copie afin de la corriger dans les plus brefs délais. Ce sont des musiciens bien en place et très actifs qui nous ont livré un set en béton armé. Rien n’était superflu, tout semblait organisé et préparé dans les moindres détails. Afin de remettre les choses à leur place, c’est avec le plein d’énergie et un courage exemplaire qu’ils ont réussi à mettre le feu. Leur Hard US a mis tout le monde d’accord sur le fait qu’il sera désormais obligatoire de compter sur eux. Cette envie de jouer se lisait sur chaque visage et ce n’est pas le public présent lors de cette prestation qui pourra dire le contraire. Boban, en chef d’orchestre menait la danse comme un pro ; les deux guitaristes (Xavier et Mickael) s’éclataient comme des petits fous, le discret bassiste de la famille (Rickey) cachait bien son jeu régulateur et (Dom) le batteur fou tapait comme une mule sur ses fûts tout en servant de métronome au bon enchaînement des morceaux. Ce concert était vraiment bien et la magie bienfaitrice distillée par les 5 musiciens a opéré de la plus belle des façons. Un grand bravo et surtout, un grand merci pour cette sincérité.

Michael Duval
Decibels Storm - octobre 2003