C’est
en support-band de Paul Di’Anno que les parisiens de Snake
Eye allaient ouvrir le feu en ce dimanche automnal.
Affublés de nombreuses méchancetés concernant
leurs anciennes prestations, il fallait que je me rende à
tout prix compte par moi-même de cet état de fait.
16h45, le moment tant attendu pointait le bout de son nez. Le
rideau se levait sur une salle d’une cinquantaine de personnes
et les premières notes commençaient à se
déverser de la plus belle des manières.
En 35 minutes de show, Snake Eye ne nous a laissé aucun
répit. 7 morceaux dont 5 nouveaux, l’oeil de serpent
voulait impressionner et le bougre, c’est exactement ce qu’il
a fait. En quelques mois, la musique des parisiens s’est structurée
et affinée, laissant le public sur le cul. Pour les détracteurs
de ce groupe, il va falloir revoir la copie afin de la corriger
dans les plus brefs délais. Ce sont des musiciens bien
en place et très actifs qui nous ont livré un
set en béton armé. Rien n’était superflu,
tout semblait organisé et préparé dans
les moindres détails. Afin de remettre les choses à
leur place, c’est avec le plein d’énergie et un courage
exemplaire qu’ils ont réussi à mettre le feu.
Leur Hard US a mis tout le monde d’accord sur le fait qu’il
sera désormais obligatoire de compter sur eux. Cette
envie de jouer se lisait sur chaque visage et ce n’est pas le
public présent lors de cette prestation qui pourra dire
le contraire. Boban, en chef d’orchestre menait la danse comme
un pro ; les deux guitaristes (Xavier et Mickael) s’éclataient
comme des petits fous, le discret bassiste de la famille (Rickey)
cachait bien son jeu régulateur et (Dom) le batteur fou
tapait comme une mule sur ses fûts tout en servant de
métronome au bon enchaînement des morceaux. Ce
concert était vraiment bien et la magie bienfaitrice
distillée par les 5 musiciens a opéré de
la plus belle des façons. Un grand bravo et surtout,
un grand merci pour cette sincérité.
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