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SHAMAN
- MOB RULES Dernier concert de l'année au Transbordeur, il n'était pas le moins attendu par votre serviteur. Fan fidèle du prodigieux, de l'incroyable, de l'é. heu, heu, je me calme. de "Dédé" Matos depuis les débuts de Vyper, j'étais plus qu'enthousiaste de découvrir Shaman pour la première fois. Surtout que leur premier opus, "Ritual", s'impose aux yeux de tout le monde comme la suite logique d'"Holy Land" (d'Angra) et certainement comme l'une des pièces maîtresses du heavy de cette décennie. Par contre, déception au niveau de la fréquentation. Malgré une date un dimanche, ce ne sont qu'environ 300-350 fans qui avaient décidé de faire le déplacement (dont certains depuis Nice !), contraignant les organisateurs à déplacer le concert sur la scène plus réduite du transbo-club. Tant pis pour les absents, nous aurons droit à un concert plus intimiste. et toc !! Le show démarra avec plus d'une demi-heure de retard. Les balances de Mob Rules ont pris un gros retard car le combo germanique s'est fait volé la veille une partie de ses guitares sur leur date parisienne !! Un comble ! Mais bon, le son n'est pas trop mal et c'est le plus important. Je ne connaissais absolument pas leur musique, et au vu de la quarantaine de minutes de leur show, je dois dire que les 6 gaillards ont plutôt bien assuré. Leur musique rappelle certes les maîtres du genre que sont Helloween ou Blind Guardian, mais on sent une maîtrise et une conviction digne d'un groupe prêt à exploser dans leur power-metal mélodique. La performance du chanteur est à mettre en avant avec tout au long du show, une communication chaleureuse avec le public. Un public qui réserva un accueil tonitruant face à la prestation très germanique (et donc très efficace) de Mob Rules qui eu même droit à un rappel. Une très bonne entame de soirée ! Changement de backline et réglages durant une bonne vingtaine de minutes pendant lesquels une partie du public féminin s'égosillera à réclamer André avec une ardeur digne des "primes" de Star Academy !! (bonjour la référence.) Puis, extinction des lumières pour la deuxième fois et c'est parti. c'est parti pour 2 heures 20 de show ! (oui, vous avez bien lu !!) L'intro "Ancient Winds" résonne majestueusement avant de laisser place au premier morceau, "Here I Am" ! Un concert qui démarre a fond les ballons avec le titre phare de "Ritual". Shaman va d'ailleurs nous proposer l'intégralité de l'album, le tout interprété avec une maestria quasi magique. Le petit hic, s'est que le son restera assez inégal. Passé les 10 premiers mètres, il avait vite tendance à manquer de pêche et de puissance. mais nous n'allons pas trop faire la fine bouche au vu d'une telle prestation. Au programme de ce soir, également du Angra bien sûr !! "Wings Of Reality", "Nothing To Say" "Lisbon" et même "Carry On", en second rappel !! Nous avons eu droit aux habituels solos de tout le groupe démontrant notamment le jeu incroyablement puissant et précis de Ricardo et le très bon niveau du guitariste Hugo. Pour ce qui est d'André, ce fut bien sur un régal. Ayant vu Angra en début d'année, je peux vous dire qu'Edu ne supporte vraiment pas la comparaison. Une voix d'une précision, d'une justesse, d'une intensité !! A vous dresser les poils sur la peau ! Et puis André Matos, c'est aussi la décontraction, son légendaire sourire qui lui rend tout permis aux yeux d'un public en admiration et son effort permanent pour dialoguer (de mieux en mieux) en français. Je ne veux pas dire que le concert repose sur lui, mais en tout cas il attire à lui tous les regards. et il nous a gratifié d'une prestation à dégoûter tous les chanteurs du dimanche présents. Sur les rappels, nous avons eu droit à 2 grands moments. Le désormais classique "Painkiller" (Judas Priest) qui embrasa un peu plus le transo-club, et "Burn" de Deep Purple qui plongea l'assistance dans une frénésie quasi rituelle !! Sur le dernier rappel qui lancera " Carry On " en morceaux final, le groupe nous offre une longue intro assez originale. Sur une ambiance très religieuse, André derrière son orgue joue le rôle d'un prêtre un jour de messe, nous fait un long discours pour finalement nous présenter.. Luis rebaptisé pour l'occasion Jésus. Aussitôt le public entier reprend à l'unisson le non de Jésus sous les yeux effaré de Luis et sous les rires du reste du groupe. Le concert se terminera dans la joie et la liesse, avec le salut traditionnel d'un groupe acclamé à un public comblé. Je regrette juste qu'André ne nous ai pas offert le "Wuthering Heights" de Kate Bush, mais on ne pouvait pas tout avoir. Et ce que nous avons eu ce soir là, chaque personne présente risque de s'en souvenir longtemps. |
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