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SEPULTURA
Lyon, Le Transboclub - jeudi 19 Juin 2003
 

Arrivé en retard, j’ai complètement loupé la première partie ! Tant pis…
Le principal étant quand même de ne pas louper Sepultura. Sepultura ou «ce que c’était et ce que c’est devenu»… En 1996, les Brésiliens faisaient salle comble. Aujourd’hui, ils en sont réduits à jouer devant 3 fois moins de monde au Transboclub, la petite salle du Transbordeur. Triste époque.

Les musiciens entrent en (petite) scène sous les ovations d’un public visiblement heureux. Et dès les premières notes, la fosse entre en ébullition.


Le concert balaie toutes les époques du groupe, et n’oublie pas les reprises du maxi «Revolusongs». Derek Green est un chanteur puissant qui maîtrise la scène mais à qui il manque un peu de charisme, un petit quelque chose pour réellement sortir du lot. On reconnaît le jeu d’Andreas entre mille, mais certains vieux titres paraissent un peu fades avec une seule guitare. Igor est quant à lui impressionnant de maîtrise et de puissance, même si le son de sa caisse claire n’est pas toujours au top.
Cela fait toujours plaisir d’entendre des tueries comme «Arise», «Troops of doom», «Beneath the remains», et des perles repris par un public motivé telles «Refuse / Resist», «Territory», ou l’énorme «Roots, bloody roots» final.

Les fans purent rentrer soulagés et heureux de la prestation des Brésiliens, mais, tout comme moi, n’ont pas eu l’impression d’assister à quelque chose d’exceptionnel.
Dans l’absolu, Sepultura réalise encore de bons albums et fait de bons concerts et donc soutient la concurrence des autres groupes. Mais comparé à l’ancien Sepultura, on reste tout de même frustré, on est 2 crans en dessous. Quelques semaines auparavant, Soulfly faisait salle comble ici même (dans la grande salle !), et les 3 reprises de Sepultura, interprétées ce soir là par la bande à Max, furent bien supérieures aux versions jouées par les Brésiliens.

Il manque définitivement un «quelque chose» à l’actuel Sepultura pour pouvoir retrouver la qualité qui a fait son succès… et peut-être est-ce triste à dire mais ce «quelque chose» est Max Cavalera. Ni plus, ni moins.

Christophe Noguès
Decibels Storm - juin 2003