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SATYRICON
- KHOLD - FUNERARIUM Et voilà ! Encore un concert en semaine, à plus de 150 bornes et à ne surtout pas manquer. Satyricon se produit dans notre région, et ça, c'est puissant, vu le nombre de groupes qui la contournent. |
Satyricon, véritable référence du black grâce à des albums comme "Shadowthrone", "Nemesis Divina", ou bien leur célèbre single "Mother North", qui est toujours d'actualité malgré les années passées (À voir la version non censurée du clip) était impatiemment attendu par bon nombre de fans. Le groupe évolua ensuite vers un black plus sophistiqué, plus futuriste. D'ailleurs le look était, comment dire, plus court, très . chauve ! Mais Satyricon produit toujours d'excellents albums. Et cette année, ils reviennent avec un album nommé "Volcano", produit par la major Sony. À savoir, le dernier clip est plus proche du style Murderdolls que du black. Mais, le plaisir de les voir en live me motivait à parcourir la distance !
Le problème lorsque l'on va à un concert dans une nouvelle salle, c'est de la trouver. Il faut dire qu'aucun point ne signalait notre situation sur la carte. Arrivés enfin à la salle, Funerarium avait malheureusement déjà fait son set, donc pas de chronique pour nos amis Marseillais de black viking. La Comédie est un grand hangar retiré du centre, situé dans une zone industrielle près du c.c. Carrefour. Depuis maintenant quelques temps, la Comédie est la salle de concert de metal extrême (avec la MJC Mirabeau). Organisé par l'association Entreprendre, ce concert attira quelques 150 métalleux, dont des gothiques venus spécialement pour Mortiis, et furent les délaissés de la soirée, apparemment pas au courant du désistement du groupe.
Khold attaqua son set, un black froid, bien rythmé, mais trop gonflant à la longue. Il faut dire que le son général du concert n'était pas très bon. Une batterie trop forte et un synthé trop faible. Le public n'eut pas l'air d'apprécier nos chers amis de Khold, en effet après l'écoute de quelques titres, les guitares sont limites punks, ajoutez à cela un sentiment de réchauffé, en bref, un niveau de créativité pas très loin du zéro pointé. Les seuls points se ralliant au black furent le maquillage du chanteur, et les guitares enflammées, qui furent d'un très bel effet. Je sais, c'est aussi une attitude punk, car comme tout le monde le sais la guitare est en bois ! Donc après un début de concert quelque peu léger, et seulement après avoir pris 4 photos, voilà que survient une panne de pile. Super au problème des photos de Satyricon venait s'ajouter un sentiment de dégoût qui m'envahissait au fur et à mesure. Heureusement qu'une solution fût trouvée, et que nous n'étions pas les seuls à posséder un appareil photo.
Satyricon se faisait attendre, impression ou réalité, durant ce laps de temps des ragots de chieur planaient, alors grosse tête ou pas ? Le groupe précède Satyr vêtu d'un tee-shirt blanc au motif de son porte micro ; symbole qui est inclus dans leur nouveau logo. Logo moins croix de puissance, même si l'ancien transparaît encore. En plus de tout ça, un son qui ne se révèle pas la hauteur du groupe, oui, les même problèmes de niveau était là. Un clavier décidément trop loin pour les compositions de Satyricon.
Avec
un public endiablé tout au long de leur prestation, les morceaux
des différents albums s'enchaînent. La qualité
de reproduction des anciennes compos est moins . evil ! Et après
trois quarts d'heure d'intenses émotions, le groupe termine
en rappel par la célébrissisme "Mother North"
avec un public toujours en forme, qui en redemande. Prestation terminée,
le retour nous attend alors pas le temps de traîner. Même
si je garde une certaine amertume de la mentalité du groupe,
le plaisir d'avoir entendu leur musique en live me permet de ne pas
trop penser que le black depuis l'entrée des majors dans notre
univers, est devenu une filière commerciale. Car si on commence
à mélanger musicalement du Manson et du Satyricon, ça
craint GRAVE !!!
Nathanaël (photos & report) - Decibels Storm - mars 2003.