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SAMAEL
- CATHEDRAL - WITHOUT FACE Samael
enfin de retour sur les scènes de l'hexagone après une
absence pesante de plusieurs années. Accompagnés des doomsters
Cathedral et des prometteurs Without Face, les Suisses ont vite démontré
que leur maîtrise scénique est restée intacte. Une fois n'est pas coutume, le concert sis à La Locomotive a commencé plus tôt que prévu, et c'est donc sur la fin du set de Without Face que je pénétrais dans une salle moyennement remplie. Les Hongrois font preuve d'une certaine aisance sur scène, aidés par un son clair et puissant. Le groupe n'évite cependant pas certaines difficultés : un double chant clair, masculin et féminin, qui est par moments trop alambiqué pour être efficace sur scène, et une assise musicale qui oscille acrobatiquement entre une base goth-metal et des velléités progressives. Au final il faut être bien accroché pour suivre Without Face, plus convaincants sur leurs albums. Second sur la liste, Cathedral ! Il faut admettre que l'on reste un peu perplexe devant le fait que les Anglais ouvrent pour Samael vu la longue absence de ces derniers ; La différence de statut des groupes, en tout cas en France, ne semble pas énorme, et un partage de la tête d'affiche et donc de la longueur des sets aurait été de bon aloi. Quoi qu'il en soit, c'est un Lee Dorrian en très grande forme qui investit la scène de la Loco. Cathedral fait la part belle au dernier album, mais n'oublie pas les vétérans en balançant des "Midnight Mountain", "Hopkins Witchfinder General" ou encore "Ebony Tears" du meilleur tonneau. Malgré un son de guitare un peu décevant, le groupe conquiert très rapidement la salle, se laisse porter par une section rythmique littéralement possédée, et Lee Dorrian achève le tableau à coup de grimaces et de "ouh yeah !". Au risque de se répéter, les Suisses de Samael semblent revenir de loin. Après un conflit de plusieurs années avec leur maison de disques, qui aura eu pour effet un silence discographique et scénique conséquent et le départ du guitariste Chaos, il est temps pour le quatuor de reconquérir son statut de formation culte, autrefois acquise pour avoir toujours su cultiver une certaine indépendance, aussi bien culturelle qu'artistique. À tous ceux qui attendaient le groupe au tournant quant à ses capacités scéniques, Samael apporte sans détours la preuve d'une vigueur combative toujours intacte. Malgré la blessure au tendon d'achille de Vorph qui le cloue sur un tabouret, le groupe semble plus percutant que jamais : Xy s'agite comme un démon derrière ses machines et ses futs, et Mas le bassiste tente tout au long du concert de se décrocher le cou. Malgré son immobilisation Vorph se démène sans retenue sur sa six-cordes, brillamment soutenu par le nouveau guitariste, Makro. Le set se concentre sur les albums "Passage" et "Eternal" (à l'exception d'une version re-arrangée de "Black Trip" en rappel ) : "Year Zero", "My Saviour", "Rain", "The Ones" sont portés par un dispositif de lumière plutôt sophistiqué pour une si petite scène, et renforcé par des projections videos. Que les afficionados se rassurent : Samael est, à l'évidence, bel et bien de retour.
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