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Live report et compte-rendu du concert de Nine Inch Nails à Nimes.

Live Reports
Nine Inch Nails
Alec Empire
Nîmes (30), Arènes de Nimes - 28 juillet 2009.

Autant sur les disques, je suis d’accord pour reconnaître qu’il peut m’arriver de pipoter, de m’enthousiasmer sans réelle justification, ou, au contraire, de flinguer un truc de manière inexplicablement injuste. Mais la scène, y’a pas à tortiller du cul pour chier droit, c’est bon ou c’est mauvais, et même avec ma légendaire mauvaise foi, il me serait très difficile de dire le contraire de ce qui s’est vraiment passé. C’est comme ça que si on m’avait demandé de faire la review de la prestation d’Europe au Hellfest, je n’aurais pu que reconnaître, toute honte bue, que c’était bon… Pourtant, hein, Europe et moi…
Donc, si je vous dis que NIN ce soir, à Nîmes, se classe parmi les meilleures prestations qu’il m’ait été donné de voir, avec Metallica en 1992, Carcass en 1994, Slayer, la même année (qui était donc pas mal…), Morbid Angel au HF 2008 ou FNM en 1995, vous voudrez bien me croire.
Parce que, à force qu’on nous vende des Manowar ou des Marylin Manson en guise de têtes d’affiches, on finit un peu par perdre ses repères. Ce soir les choses ont été remises dans l’ordre. Un ordre définitif puisqu’il s’agissait d’une tournée d’adieu (jusqu’à la prochaine ? J’espère !).
Pas de mise en scène, pas de flonfons, juste 4 types, dont l’ancien Robin Finck à la guitare, qui livrent une prestation ultra-carrée, toute centrée sur la musique, et non sur l’image que le concert sera censé renvoyer en vue de valoriser les prochains cachets et ainsi de suite…
Ca commence par deux titres récents que je n’ai pu identifier, ayant eu quelques difficultés à reellement suivre les dernières évolutions enregistrée de NIN, offertes en téléchargement avant d’être vendues sur support matériel, bref, le meilleur moyen pour que je passe à côté... Cependant, deux titres qui envoient très convenablement, joués dans un esprit heavy-rock bien catchy et qui constituèrent finalement une très bonne intro.
Les choses sérieuses commencent ensuite avec l’expédition à la volée de « Sin » et de « March of the pigs » : tiens, prends toi ça dans la pipe ! En plus, le son est excellent.
Une version bodybuildée de « Piggy » ne tarde pas à suivre… Je suis sous le choc. Le reste du concert consistera, de manière classique, en des allées et venues entre titres récents et titres emblématiques parmi lesquels ont citera « I do not want this », « Mr Selfdestruct », « Wish », « Gave up », « Head like a hole » (énorme !), et un bel enchaînement des titres trippants de « The fragil », à savoir « La mer » et « The wretched », avec ambiance colossale au piano inside.
Trent Reznor est d’une sobriété très classe, que ce soit visuellement ou vocalement, se permettant à peine un petit lancer de claviers sur « March of the pigs » (ceux qui se souviennent de la vidéo comprendront). Chantant juste, fort et clair, communiquant parfaitement avec le public sans tomber dans le racolage cheap, Trent fut parfait ce soir. Quand je pense aux vacheries que l’autre crétin de Manson avait balancées sur lui quelques années avant : putain, y’a même pas photo entre cet espèce de vermisseau blafard et bouffi et le Reznor de ce soir…C’est même pas le même métier.
Le groupe qui l’accompagne est à la hauteur, et au-delà du vieux compagnon de route qu’est Robin Finck, je tiens à saluer la performance du batteur, qui, non content de délivrer un son de caisse claire phénoménal, se révèle être un métronome infatigable. S’agissant du public, et alors qu’on aurait pu craindre une certaine désaffection après Metallica passé ici même deux semaines avant, c’est finalement devant à peu près sept à huit mille personnes très motivées et visiblement connaisseuses de l’affaire que celle-ci s’est déroulée. Bref, une soirée à marquer d’une pierre blanche. Bien sûr, on aurait aussi aimé entendre les « Reptile », « Starfuckers », « Heresy » et autres « Hapiness in slavery ». Mais c’est tout de même une prestation sans temps mort d’une heure cinquante qui a été délivrée, si bien que c’est définitivement sans aucun regret que l’on en ressort, si ce n’est la crainte que ce soit la dernière…
Respect éternel et vivement la suite !

PS : J’ai omis d’évoquer la première partie assurée par Alec Empire, parce que de l’électro à platines, en plein jour et en plein air, ça s’oublie très vite…

Alexis Kieffer - Decibels Storm - juillet 2009
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