MOLLY
HATCHET - Shakra - Revenge
Désireux de voir enfin le grand Shakra sur scène et de faire connaissance avec les vieux de la vieille de Molly Hatchet, je ne pouvais espérer mieux que cette affiche oh combien prometteuse ! Pourtant réduite de moitié, la salle de l’Elysée Montmartre abritait quelques 650 personnes venues spécialement pour les sudistes et bien décidées à taper du pied entre deux gorgeons de Jack Daniel’s ! C’est pourtant les Français de Revenge qui ont ouvert le bal et même si musicalement ça passait mieux qu’à l’accoutumée, j’ai vraiment du mal à accrocher. La voix du chanteur m’est particulièrement insupportable ! Mais bon, chacun a le droit de s’exprimer et il faut dire que c’était vraiment une belle aubaine pour eux. Les Suisses de Shakra en revanche, venaient jouer pour la première fois à Paris et depuis le temps que les Français en entendaient parler, il était évident qu’ils étaient attendus de pied ferme. La surprise tant escomptée n’a pourtant pas eu lieu ! Des guitares aseptisées, un son pour le moins souffreteux et surtout, un chanteur dont les compétences studio ne laissaient pourtant présager que de bonnes choses, pas spécialement à la hauteur de la tâche ! Même si sur scène, le groupe est agréable, joue bien et exprime toute cette puissance que nous leur connaissons bien sur album, c’est un Mark Fox en demi-teinte qui nous a été donné de voir ce jour d’hui. 15 ans se sont écoulés depuis la dernière parution des Américains sudistes de Molly Hatchet dans cette salle. Mais malgré l’âge et les rondeurs, ce sont des musiciens gonflés à bloc qui se sont livrés à un set réellement fantastique. Moi qui ne connaissait pratiquement rien du groupe, il m’étais alors facile de vivre pleinement cet événement. Pas de critique à faire sur tel ou tel morceau. Rien que le plaisir des yeux et des oreilles. Un Boby Ingram tout bonnement hallucinant épaulé dans ses frasques par Phil McCormack des plus en verve. Une mise en scène bien huilée, des jeux de guitare exceptionnels, vraiment, la grande classe. Si
la soirée musicale fût géniale, il n’en fût
pas de même pour le son et les lights !!!! Mais ça devient
une habitude dans cette salle où tout devient obsolète.
Entendre un son pourri à longueur de soirée et des musiciens
jouant de plus en plus dans l’obscurité, pas simple du tout
pour donner du relief à un événement de la sorte
! A bon entendeur, bonsoir ! Il y en a qui devrait carrément
changer de métier. Michael Duval - Decibels Storm - novembre 2003 |