Premier jour du festival : vendredi 18 juin
Swallow The Sun
Mainstage 02 | 11h40 - 12h10
Je m’attendais tout de même à quelque chose de plus heavy et plus sombre… La programmation en matinée sur une grande scène n’arrange certes pas les choses. Eternel problème. Dire que les Finlandais n’ont pas réussi à tirer honorablement leur épingle du jeu serait mensonger. Dire qu’ils m’ont subjugué, aussi. Le son est assez moyen mais la dynamique est en revanche vraiment présente. Le groupe parvient facilement à reproduire l’alternance de passage lourds et de moments plus aériens qui est sa marque de fabrique. J’aurais cependant aimé qu’ils assènent les passages lourds avec un peu plus d’abnégation, histoire de me réveiller pour de bon et de lancer virilement ce Hellfest 2010.
live-report : Alexis Kieffer
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Quel plaisir de voir ce groupe de doom sur la main stage, mais il est peut-être un peu tôt pour les Finlandais. Un effet, cette belle journée ensoleillée n'est pas ce qui sied le mieux à l'ambiance du groupe. Peu importe, les musiciens se donnent à fond et donne une excellente prestation.
live-report : Christophe Noguès
Urgehal
RockHard Tent | 12h15 - 12h45
Allez, en attendant Crowbar, un peu de black… Je ne connais pas une traître note de la musique d’Urgehal est c’est donc bien décontracté du gland que j’assiste à leur prestation, n’attendant strictement rien d’eux. Finalement, leur set fut honnête, avec suffisamment de ce que l’on attend de grandguignolesque tout en étant capable de rester concentré sur la qualité sonore de son truc, bien quoi. Concert solide, pas prise de tête, un peu punk dans l’esprit. Du black de bon aloi.
live-report : Alexis Kieffer
Crowbar
Mainstage 02 | 12h50 - 13h30
Pemière grosse claque du fest ! Même en plein midi, même sur une grande scène, même devant une assistance moyenne, ce groupe chie la classe ! C’est heavy, primaire, sans concession, sans illusion : c’est parfait ! Kirk Windstein, poussah sudiste en chef, a un charisme exceptionnel, sans pour autant jouer les starlettes. Il porte le groupe de manière remarquable. Il faut dire que ce groupe n’a pas non plus besoin de béquilles ! Toute cette belle machinerie est parfaitement coordonnée, rôdée à délivrer les hits lugubres et pesants, vous faisant oublier l’heure inadéquate et la faim qui vous tenaille. Ces types sont des légendes et sont à la hauteur de leur réputation. Encore !
live-report : Alexis Kieffer
Sigh
Terrorizer Tent | 13h00 - 13h30
Les groupes japonais ne viennent pas souvent en Europe… et encore moins en France. C’est donc un privilège de voir Sigh sur scène ! Miraï, le maître à penser des japonais s’est adjoint les services d’une petite chanteuse/hurleuse survitaminée et habillée comme un ange (ou plutôt à mi-chemin entre l’ange et le démon.), Le groupe est en forme, le public est ravi de les voir mais hélas le son ne suit pas toujours,
Une prestation furieuse, une musique de fou, un groupe à part.
live-report : Christophe Noguès
Necrophagist
RockHard Tent | 13h35 - 14h15
Ma première grosse connerie du fest : voir Necrophagist et oublier/avoir la flemme de me rendre dans la Terrorizer tent pour Negura Bunget. Faut être con, nan ? Pas que la prestation de Necrophagist fut mauvaise, loin de là. Mais je pense qu’en degré de culte, Negura aurait du passer avant. Tant pis. Necrophagist, ça a été bien quand même, mécanique, froid, en place, sûr de soi. Il manque peut-être un peu d’âme à cette belle mécanique, mais leur set parvient très bien à vous déboucher les feuilles et on n’en demande pas plus.
live-report : Alexis Kieffer
Mass Hysteria
Mainstage 01 | 13h35 - 14h15
La présence du groupe français sur l’affiche avait fait grincer quelques dents. Il est vrai que Mass Hysteria s’était assagi et avait un peu perdu de sa superbe ces dernières années.
Il n’empêche que sur scène ça reste une valeur sûre et que ça envoie du bois comme dirait les djeun’s ! Et les MH nous ont concocté une setlist bien burnée.
Mouss ravit le public en faisant un clin d'oeil à la grosse Boutin. Et le groupe est en forme comme jamais. Cool !
live-report : Christophe Noguès
Ghost Brigade
Terrorizer Tent | 14h50 - 15h30
Ghost Brigade est certainement actuellement le meilleur groupe à filles vu d’un mec. C’est cool, ça chante bien, ça turbine gentiment, c’est guimauve sans être niais. Ca casse pas non plus trois pattes à un canard, mais ça a la mérite de rocker honorablement et dignement. Excellent choix pour une décompression entre Necrophagist et Secret Of The Moon.
live-report : Alexis Kieffer
Kampfar
RockHard Tent | 15h05 - 15h50
Les programmeurs du Hellfest ont décidément bon goût. Kampfar fait partie de ces groupes qui n'ont jamais trop tourné en France. C'est donc un plaisir de les voir à l'affiche. Leur pagan black est bougrement efficace même si le son de la guitare manque parfois de puissance. Dolk, le chanteur et leader du groupe tient la scène à lui tout seul. Kampfar arrive à distiller une ambiance bien « black » sans tomber les clichés sataniques et fait souffler un peu du froid norvégien en belle journée du mois de juin...
Bien bon show.
live-report : Christophe Noguès
KMFDM
Mainstage 01 | 15h05 - 15h50
Eclectisme quand tu nous tiens ! L’indus de KMFDM, quasi plus rock que metal, a boosté le public en ce milieu d’après-midi. Et ça nous a changé des vieux hardeux croulants des années 80 !
live-report : Christophe Noguès
Secrets Of The Moon
Terrorizer Tent | 16h00 - 16h40
Je les avais ratés lors de l’année de la boue, puisqu’ils avaient eu le mauvais goût de jouer alors qu’on faisait la queue pour récupérer nos pass sous une pluie qui était encore à ce moment rigolote… Mais aujourd’hui, je suis là, devant eux et rien ne pourra me priver de leur prestation, pas même l’appréciation mitigée de leur dernier album. Manque de bol, c’est essentiellement dans ce dernier qu’ils iront puiser leur set-list. Dommage également qu’ils n’aient pas joué les grosses pièces de leur premier LP. Sur le plan sonore, leur concert est un peu moyen, la faute à une batterie trop en avant et des guitares pas très audibles. Le groupe parvient tout de même à installer son ambiance, froide et totalitaire, mais sans pour autant totalement captiver. On sent qu’ils sont bien rôdés, les pains sont quasi-inexistants, mais le manque de précision du son est tout de même préjudiciable. Dommage.
live-report : Alexis Kieffer
Deftones
Mainstage 01 | 16h45 - 18h00
Problématique : Deftones est un groupe pour ados du milieu des années 90. Bon. Dans ces années-là, je n’étais déjà plus ado. Ok. Dans ces années là, je n’étais déjà pas méga-fan de ce groupe. Aïe. Nous sommes en 2010, il fait jour, nous sommes sur la grande scène. Merde. Autant dire que c’est dans un état d’esprit proche du « je reste 10 minutes et je me casse » que je me préparais à voir ce set. Finalement, je suis resté jusqu’au bout. Les raisons de ce revirement tiennent dans le fait que les Deftones ont tout simplement été capables de donner ce qu’on attend d’un groupe désormais « mature » : une prestation très pro sans pour autant tomber dans le pilotage automatique de grosse cylindrée aseptisée. Les titres anciens fonctionnent toujours très bien et sont connus de tous le monde (même des ados… d’aujourd’hui), les titres plus récents passent également très bien car le groupe sait varier les ambiances, passant d’un truc « émo » à quelque chose de plus heavy, toujours dans une coordination parfaite de vieux briscards. La chemise rose de Chino n’est peut-être pas du meilleur effet (surtout les taches transpi sous les bras…). Pas grave, le concert a été solide, référentiel, honnête : je n’en espérais pas tant.
live-report : Alexis Kieffer
Ihsahn
RockHard Tent | 17h10 - 18h00
Avec ou sans Emperor, Ihsahn a une putain de classe. Accompagné de musiciens émérites, le norvégien nous gratifie d’un concert énergique et carré. C’est l’occasion aussi de voir sur scène, les guitares 8 cordes (8 !!) dont se sont équipées les norvégiens sur cet album. Le son est puissant et clair, et la voix d’Ihsahn ne lui fait jamais défaut. Un grand monsieur pour une prestation sans faille.
live-report : Christophe Noguès
Hypocrisy
Mainstage 02 | 18h05 - 18h55
En dépit de l'heure pas trop avancée, Hypocrisy ne pouvait que jouer devant énormément de monde. Le groupe culte suédois, dirigé par l'encore plus culte Peter Tägtgren a fait le déplacement pour venir nous en mettre plein les oreilles à l'occasion de la promo leur dernier album. Un dernier album dont on peut admirer la vilaine pochette en fond sur la mainstage 02 où se produit le groupe. Plus ou moins statique devant un public largement conquis même avant d'avoir commencé le set, le groupe inflige des coups mortels avec évidemment « Eraser » et « Roswell 47 ». C'est avec une batterie plus que puissante, puisqu'elle a un grosse tendance à couvrir le reste des instruments lorsqu'elle blaste trop, et même la voix de Peter, que le groupe nous joue du « Penetralia » et du « Pleasure of molestation » si je ne me suis pas trompé. Seulement un ou deux titres du derniers album tout au plus ont été joués pour laisser la place à des titres moins récents ainsi que certains de l'excellent « Virus ». Alors du coup, je lâche mon attention ne pouvant profiter totalement du groupe parce qu'il m'est assez difficile de déchiffrer les mélodies pourtant si fidèles au style Hypocrisy. Ça reste malgré une machine de guerre bien rodée, qui creusent ces sillons parmi les amateurs de death metal et Peter Tägtgren est un grand maître de guerre....
live-report : Arzhu
Loudblast
RockHard Tent | 19h00 - 20h00
Premier groupe sous la Rock Hard tent auquel j'assiste parce que les Mainstage m'ont largement attiré durant la journée avec Evile, Swallow the Sun, Finntroll... et qu'entre temps faut bien se sustenter et se désaltérer tranquillement pour permettre à notre petit corps de tenir le coup pour trois jours... C'est la confirmation du retour de Loudblast qu'on a pu voir. Un des doyens des groupes de death français, véritable légende et cultissime combo de l'hexagone dont il ne reste plus grand monde du line-up originel, Loudblast au Hellfest m'a permis de enfin les voir avec leurs nouvelles recrues.
Alors que la scène brûle du côté de la mainstage 01 avec Infectious Grooves/Suicidal tendencies, il y a quand même pas mal de monde qui est venu assister au show de Loudblast. Le temps de faire une balance assez longue, avec un Stephan Buriez heureux et souriant, et surtout rasé, le show débute.
Gros son, et bonne voix Loudblast débute sa prestation hellfestienne avec du « Shaped images of disincarnate » suivie de « Steering for paradise » sauf erreur. Immédiatement le tableau est posé, Loudblast nous jouera ses vieux morceaux, ceux que nous attendions finalement, des titres des plus grands albums du combo d'origine Lilloise. « Disincarnate » et « Sublime Dementia » sont donc à l'honneur. Drakhian et Alex affichent un grand plaisir à jouer Loudblast avec une exécution parfaite. Mais qu'est-ce qui a fait trembler la foule ?
C'est surtout les magnifiques « Cross the threshold » et « No tears to share » tant attendues qui démontent tout le monde, ce refrain magique de « Cross... » qu'on a chanté, joué, fredonné depuis tant d'années et que l'on continue de faire, nous a transporté des années en arrière, mais durant cette heure de show, on a retrouvé le Loudblast d'antan. Le groupe montre qu'il est là, qu'il est plus puissant que jamais. Deux morceaux de « Fragments » ont été joué « Flesh » et « taste me » je crois. Loudblast est fort, et les connaisseurs en ont eu pour leur argent... Grosse claque de la journée pour Loudblast, indubitablement...
live-report : Arzhu
Infectious Grooves
Mainstage 01 | 19h00 - 20h00
Après la furieuse prestation de Suicidal Tendencies l’année dernière, Mike Muir revient avec son « autre » groupe.
Rien à redire. A l’extérieur ou à l’intérieur, petit concert ou grand festival, Infectious Grooves est à l’aise partout, et ne se prive pas pour nous le prouver. Ce bon vieux Mike a toujours une pêche d’enfer, court partout et harangue la foule. Du fun à l’état pur !
live-report : Christophe Noguès
The Young Gods
Terrorizer Tent | 20h45 - 21h30
Intéressante idée d’avoir invité les Young Gods pour leur retour aux affaires électroniques après leur tournée acoustique réussie (j’avais à faire une chronique d’un de leur concert acoustiques, mais la flemme a définitivement pris le dessus, désolé). Ca part bien avec cette façon qu’ils ont de vous emmener dans leur tourbillon électro. Son fort et clair, chanteur en forme. Puis, le drame : plus de jus ! Panne définitive de son après 2 ou 3 morceaux. Coïtus interruptus. C’est l’histoire de Paf le groupe… Bref, grosse désillusion. Ils reviennent en 2011, tant mieux.
live-report : Alexis Kieffer
Watain
RockHard Tent | 21h00 - 22h00
Nos affreux démoniaques satanistes lucifériens suédois sont de retour au hellfest, avec sous les bras un album (et des poils…) ayant reçu tout plein de bonnes critiques. Et ils sont venus avec décor de scène, flammes, face-painting et tout le tralala ! Ah ça rigole pas ! Mais ça joue bien, les morceaux sont et c'est bien le principal.
Très bonne prestation.
live-report : Christophe Noguès
Sepultura
Mainstage 01 | 21h10 - 22h25
Sepultura reste un groupe phare de la scène brésilienne évidemment, mais de la scène thrash des années 90's surtout. Et même si la famille Cavalera n'est plus là, je suis allé voir par curiosité pour apercevoir de plus près Derrick Greene, chanteur du groupe depuis 1997, que ne j'ai pas vraiment pu apprécier, comme après « Roots », j'ai définitivement tourné les talons en ce qui concerne Sepultura. Et ce malgré une merveilleuse pochette de « A-Lex ». En tous les cas, le gars a l'air d'être une armoire à glace gigantesque.
Enfin bref, j'ai assisté au concert juste parce que c'était Sepultura et non pas parce que leur musique actuelle me plait. Et finalement j'ai bien fait, parce que même si les mecs ont joué quelques morceaux de leur dernier album dont les titres me sont totalement inconnus et deux ou trois des précédents, j'ai pu me régaler sur les chansons tirées de tous les premiers albums jusqu'à « Roots ».
Le son manquait de clarté, mais de toute façon c'est ce qui est arrivé à pas mal de groupes au cours de la journée comme Evile ou Hypocrisy.... Et par conséquent cela a nuit un peu à la compréhension de certains morceaux notamment sur la guitare où en plus seulement Kisser devait assurer le boulot, puisqu'il n'en reste malheureusement plus qu'une.....
Mais malgré tout Sepultura a encore de nombreux fans et dans la foule, ça a pas mal bougé. Encore plus quand on s'est pris dans les dents du « Arise », « Dead embryonic cells », « Refuse/resist », « Troops of doom », « Territory », « Inner self », sans oublier la ravageuse « Ratamahatta » et la destructrice « Roots bloody roots ». Les brésiliens ont mis sur scène une set-list qui n'a pas oublié d'album pour montrer un peu tout leur catalogue. Au final Sepultura a rempli son contrat puisque les headbangers s'en sont donnés à coeur joie, les moshpiteurs ont labouré le sol et sur scène c'était aussi le feu avec un Green vraiment content d'être au Hellfest, un Paulo Junior vieilli mais efficace et un Andreas Kisser littéralement carré et dynamique. Sepultura a fait honneur à ses plus grands tubes, pour le plus grand plaisir de la plèbe qui s'est bien agglutinée devant les barrières pour ne pas en manquer une miette. Une deuxième guitare manque sur les vieux morceaux, mais le show de Sepultura nous a fait passer un bon moment nostalgique pour ma part....
live-report : Arzhu
Godflesh
Terrorizer Tent | 22h00 - 23h00
Godflesh revient, au complet (à deux donc…). Et bien entendu, quand on est Anglais, donc snob, et connu, on fait son malin. Concrètement, ça veut dire que Godflesh a décidé de ne jouer pratiquement que des titres de « Streetcleaner ». Evidemment, ce disque est culte, grandiose, fondateur, tout ce qu’on veut, mettez votre propre superlatif. Mais moi, mon préféré, c’est « Pure » avec ses rythmes robotiques et ses guitares acides. Alors, soit, une heure à 90 % de « Streetcleaner »… Honnêtement, je me suis un peu fait chier pour la simple et bonne raison que le groupe lui-même a l’air de se faire copieusement tartir. Bien fait, ça leur apprendra à donner dans la monomanie. Le concert fut à l’image du disque : gluant, poisseux, lourd oppressant… et donc, aussi, un peu chiant. Déçu et frustré.
live-report : Alexis Kieffer
Arch Enemy
Mainstage 02 | 22h30 - 23h30
Arch Enemy, grosse pointure, Angela la divine et les frères Amott ont attiré beaucoup de monde et ça se serre sur le devant des barrières pour être au plus près possible...
Introduction planante, ambiance posée immédiatement par des lumières bien agencées apportant une dimension plus profonde au set d'Arch Enemy. Un jeu de lumières très souvent attiré par le rouge et le jaune présentant une atmosphère de velours sur la technique, la brutalité et la mélodie d'Arch Enemy. Tous portent un brassard blanc, excepté Angela, allez savoir pourquoi...
Le show démarre sur des chapeaux de roue, immédiatement la foule est prise d'une transe et l'effet motoculteur d'Arch enemy fait son effet. Receptive à chacune de leurs chansons, la foule se déchaine, et étant carrément contre les barrières, m'étant éloigné de Sepultura pour ne rien rater d'Arch Enemy, on peut sentir la pression de la marée humaine qui se lâche à la moindre note, au moindre solo...
Les morceaux sont plutôt variés, on assiste à une déferlante de titres des premiers albums comme s'il était important de supporter « The Roots of all evil », mais ce sont bel et bien les titres tels que « Ravenous », « Dead eyes see no future » « Nemesis »..., morceaux archi connus, qui entrainent à chaque fois le public qui headbangue inlassablement. Angela se bouge comme une succube sur la scène, elle est partout à la fois, à gauche, à droite, heabanguant constamment qu'il est assez difficile de prendre une photo correcte de la diva. Mais malgré tout ça manque de puissance, parce qu'on a l'impression que le chant est faible, elle a beau hurler dans son micro, le son me laisse amplement sur ma faim, la claque n'est pas là à cause de ça. J'ai trouvé que c'était faiblard, ayant eu du mal à entendre le timbre d'Angela et même par moment les solo Ammottiens... Peut-être était-ce dû à ma position devant la scène, mais je n'en suis pas très convaincu. Cela n'a pas eu l'air de gêner le public au final, puisque tout le monde a pu profiter d'un concert pro, sans grande folie, mais juste simple, et propre..... Un peu déçu donc du manque de puissance à cause du son, mais sinon à côté de ça, bonne prestation avec une Angela démoniaque...
live-report : Arzhu
Ulver
RockHard Tent | 23h00 - 01h00
Deuxième grosse baffe du jour, dans un autre genre… Tous les ans, chacun, selon ses goûts, motive sa décision de finalement venir au Hellfest par la présence de tels ou tels groupes « qu’on ne peu décemment pas manquer ». En ce qui me concerne, Ulver fait partie de ce genre de groupes cette année. Et je n’ai pas été déçu. Leur set a été exceptionnel d’ambiance. Avec ces vidéos bien dérangeantes qui passent en arrière-plan et cette musique froide, décalée, oscillante, inhospitalière.
Garm tient évidemment la place centrale d’un point de vue sonore, ravissant l’auditoire quand il s’exprime et instaurant le manque quand il se tait lors des nombreuses plages instrumentales que compte la musique du groupe. Cette musique parlons-en. Ulver a tout de même réussi l’exploit dans sa carrière d’avoir deux période bien distinctes, black, puis électro. Mais là où ils sont vraiment fort, c’est qu’en plus d’avoir aussi bien réussi l’une que l’autre, ils sont parvenus à évoluer même dans leur période électro. Et leur concert de ce soir parvient excellemment à dresser un panorama exhaustif de toute leur seconde période électro, des moment purement électro de « Perdition city » à ceux complètement atmosphériques de leur dernier avatar « Shadows of the sun ». Grande classe.
live-report : Alexis Kieffer
Fear Factory
Mainstage 01 | 23h35 - 00h50
Depuis le temps qu'on attendait quelque chose de grand pour Fear Factory car ça faisait un moment qu'ils ne nous avaient rien pondu de vraiment puissant, il aura fallu attendre 2010 pour se refaire déchiqueter avec « Mechanize » et en profiter cette année au Hellfest.
Première fois que je voyais Fear Factory sur scène, heureux et comblé étaient les seules sensations de cette fin de première journée. Pas mécontent d'avoir attendu la tombée de la nuit pour profiter d'un Fear Factory un peu froid mais très puissant. Burton C Bell a gardé sa voix de tenor du death metal même si son chant clair possède pas mal d'imperfections en live. C'est avec une agressivité glaciale par manque de mouvements sur cette gigantesque scène que le groupe nous a offert ces plus grands morceaux des trois premiers albums. On a eu droit en début de repas d'abord à un fabuleux « Shock », et c'est vrai que pour être sûr de reconquérir un public éloigné, il fallait assurer au niveau de la set-list. C'est à travers des « Edgecrusher » des « Demanufacture », « Self bias resistor », « replica » et la divine « Martyr » de « soul of a new machine » que Fear Factory a planté un décor nostalgique. Ces morceaux, valeurs sûres du groupe et de son ascension ne pouvaient qu'être mises à l'honneur. Le petit côté négatif, comme décrit plus haut était que le groupe m'a semblé un peu trop statique, notamment Burton, qui n'ayant pas la corpulence de Dino Cazares aurait pu un peu plus se dépenser. Il est vrai que chez Fear Factory sans aucune critique disgracieuse, on ne peut que constater que le groupe est un groupe de poids, avec un Dino en grande forme, suivi d'un Byron Stroud et d'un Gen Hoglan plutôt bien portants !!!
Mais qu'importe, Fear Factory a fait une grosse prestation, avec un son puissamment énorme et
pour bien montrer leur retour à l'agressivité singulière qui leur est propre, ce sont quelques titres de Mechanize qui se sont fait une petite place avec « Powershifter », « fear campaign » et le titre « Mechanize » lui même.
Une soirée, après une première journée qui se termine donc magnifiquement pour moi, sachant que je ne suis allé voir que le premier titre de Marduk ensuite, blasé par la fatigue et l'absence de « Legion »...
live-report : Arzhu
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Quelle cruauté parfois que les années pour un chanteur… Burton C. Bell n’est plus que l’ombre d’un chanteur. Sa prestation de ce soir est catastrophique, incapable qu’il est d’assurer correctement ni le chant clair, ni le chant hurlé. Le reste du groupe s’en sort un peu mieux, mais ceci étant, que penser des innombrables problèmes de son qui émaillent les parties de guitares ? Que penser de ce son de batterie à la fois trop fort et trop clinique ? Que penser de cette prestation à vrai dire… Fear Factory a donné l’impression d’être vraiment au bout du rouleau. Les titres de « Demanufacture » sont évidemment ceux qui passent le mieux, enfin, ceux qu’on attend le plus. Mais même eux ont été foirés par tous les ratages cités plus hauts. Triste.
live-report : Alexis Kieffer
The Devil's Blood
Terrorizer Tent | 00h00 - 01h00
Depuis quelques temps, il y a un buzz à l’étranger autour de « The Devil’s Blood ».Ce groupe hollandais joue un hard-rock psychédélique très ancré fin des 60’s / années 70. Et la satanisme affiché par le groupe serait bien réel et non pas une simple attitude.
Le groupe arrive couvert de sang. Attitude pas moins artificielle que celle des groupes de black. Et ne communique pas avec le public. D’ailleurs, il n’emploie pas le terme de « concert » mais de « rituel ». Soit.
La chanteuse, regard fixe, semble comme envoutée. Les musiciens abattent un travail remarquable, les 3 guitaristes et le bassiste se complètent à merveille. Les hollandais se sont adjoints les services de choristes... que finalement, on n'entend pas tant que ça dans le mix. Pour le reste, c'est Longues cavalcades de guitares et morceaux en « version longue ».
Que du bonheur !
Le public est restreint mais conquis. De longues acclamations et applaudissements pour terminer.
Un excellent concert (non « rituel » !!) et un des grands moments de ce festival.
live-report : Christophe Noguès
Biohazard
Mainstage 02 | 00h55 - 02h00
Vu en coup de vent, entre une dernière binouze et Marduk. Toujours aussi suffisants et faussement « peuple »…
live-report : Alexis Kieffer
Marduk
RockHard Tent | 01h00 - 02h00
On le savait, mais ça se confirme, l’intégration de Mortuus dans les rangs de Marduk est le transfert du siècle. Le groupe en est transfiguré et ses prestations scéniques avec. Le mec est extrêmement charismatique et se démerde très bien de ses parties vocales, même si la prestation est un peu en retrait en comparaison de ce qu’il donne sur disque. Ce soir, le groupe a décidé de ne pas tomber dans la facilité qui consisterait à trop donner dans les parades ultra-heavy qui constellent leurs deux dernières livraisons. Seuls deux ou trois titres lobotomisant ont été joués. Le reste, l’essentiel donc, est consacré à du bon bourrinage froid et sec. Pour être honnête, la qualité sonore du set est parfois moyenne et on s’y perd un peu dans ce déluge de blasts. Marduk quoi… Ceci étant, même un peu décousue, leur prestation vaut le détour, même si j’avais préféré celle d’il y a deux ans (avec il est vrai l’intervention éjaculatoire de Nemtheanga de Primordial sur Accuser/Opposer). Bon petit ramonage quand même.
live-report : Alexis Kieffer