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live report du festival Hellfest 2008 à Clisson.

HELLFEST 2008

le live-report complet !

Deuxième jour du festival : samedi 21 juin
Disfear
discover - 15h00 - 15h40
C’est peu dire que j’attendais le concert de Disfear. Ayant ignoré la période pure « Crust », ce sont les deux derniers albums des suédois qui m’ont fait craquer. Surtout le petit dernier, « Live The Storm » qui est une véritable bombe.
Le groupe est en forme, mené par un Thomas « Tompa » Lindberg, très en voix. La formation suédoise compte aussi dans ses rangs Uffe Cederlund, ex-guitariste des cousins d’Entombed. Le son est un peu brouillon pour les guitares rythmiques mais rien de bien méchant. Les suédois sont particulièrement détendus et à l’aise sur scène. L’ambiance est bon enfant et le pit est déchainé. Ca bouge, ça pogotte, ça slamme… viril mais correct. La set-list est principalement axé sur les deux derniers albums, mais on a droit à une séquence « vieilleries » avec quelques titres bien crust des premiers albums, c'est à dire rapides, linéaires, brutaux. Très bonne prestation, fans heureux, et auditeurs profanes séduits.
Après une telle déflagration, je sors de la discover en nage… mais ravi !
En entendant un chanteur à voix aigu s’époumonant au loin, mon voisin de droite (sans mauvais jeu de mots…) me demande « c’est quoi cette merde ? ».
Cette merde c’est Sonata Arctica qui est train de finir sa prestation. Jusqu’à présent, j’ai échappé à leurs albums, j’ai échappé à leurs concerts, et grâce à Disfear, j’ai échappé à leur apparition au Hellfest. Merci Disfear ! [c.n.]
Satyricon
second stage - 15h50 - 16h30
Dire que le concert de Satyricon, malgré son horaire diurne, fut satisfaisant me paraît être la meilleure façon de le décrire. Ceux qui conchient "Diabolical" purent certes légitimement manifester quelque dépit, mais n'en faisant pas partie, j'ai apprécié le show de la première à la dernière note, même si le son eut quelques ratés. Bon, ne jouons cependant pas les hypocrites : c'est bien sûr avec l'exécution finale de "Mother North" que la trique s'est véritablement installée, ce qui, je vous le concède, n'est pas dans l'ordre naturel des choses. Et puis, aussi, quelle rage de constater que si Satyr fermait un peu plus son claque-merde entre les morceaux, il y aurait largement la place pour un titre de plus sur la set list ! En tout cas, ce concert confirme si besoin en était qu'en termes de potentiel global (je veux dire par là, tout autant sur le plan technique, artistique que commercial), Satyricon restera de loin le n°1 de la scène black tant qu'Emperor ne reviendra pas lui redisputer le trône. [a.k.]
Iced Earth
main stage - 16h40 - 17h25
L’avantage d’un festival ouvert comme le Hellfest est que, en deux heures de temps, on peut passer d’un groupe de crust n’ roll suédois, à un groupe de black norvégien “moderne”, puis à un groupe de heavy américain et ensuite à un groupe anglais de pop / rock / doom atmo. Donc après s’être délecté de Disfear et Satyricon, et avant Anathema, c’est au tour d’Iced Earth de monter sur scène.
Matt Barlow est de retour au bercail pour le plus grand plaisir des fans. Ne faisant pas partie des fidèles, son retour ne m’a pas ému plus que ça. Juste un poil déçu de ne pas avoir vu Ripper Owens sur scène défendre le nouvel album.
Comme toujours, Iced Earth assure sur scène malgré les constants changements de line-up. Les hits de tous les albums s'enchaînent sans temps mort et le petit nouveau n'est pas oublié. Qu’est-ce que ça cogne « Ten Thousand Strong » ! J‘ai cru que Matt Barlow allait mourir d’apoplexie tant il était rouge (il faut dire que le morceau a été enregistré par Ripper Owens qui a tendance à plus monter dans les aigus).
Y'a à pas tortiller, bon show des américains. [c.n.]
Apocalyptica
main stage - 20h15 - 21h15
Du fond de ma grotte encombrée de promo CD de Moribund Records et autres Debemur Morti, je dois humblement avouer que je n'ai strictement aucune idée de ce qui vend actuellement. Désormais, j'en ai une idée un peu plus précise, et la réponse est sans surprise : de la merde ! Si In Flames en fut un des représentants lors de ce fest, Apocalyptica peut se targuer d'en être un autre, et pas un petit, hein, au vu du nombre de clampins agglutinés pour leur prestation (et même un heure à l'avance, alors que Candlemass jouait "Solitude" sur la scène d'à côté !). Quel est l'intérêt, mais alors, vraiment, quel nom de dieu de bordel de merde d'intérêt, de se farcir ce déballage de facilité, de complaisance, de néant créatif pendant quarante minutes? Apocalyptica, c'est pas dur à qualifier : c'est égal à zéro, ça s'arrêterait demain, rien n'en serait changé. [a.k.]
Shining
discover - 21h00 - 21h40
Ah! Je dirais même : aaahhhh ! Enfin. On avait initialement conçu Shining comme suiveur de Burzum et on se retrouve maintenant avec l'un des successeurs les plus plausibles d'In The Woods. La prestation de l'escadron d'Halmstad fut tout simplement prodigieuse. Et tant pis pour les foutriquets qui quittèrent précipitamment la tente pour cause de clope et/ou de bande velpeau reçues sur le coin de la gueule! Ca les apprendra à faire leurs malins aux premiers rangs. Comme tous les groupes présents ce week-end, Shining s'est principalement concentré sur ses titres les plus récents, mais vu leur qualité, ça ne me gêne nullement. Les musiciens assurent excellemment, avec une mention pour le bassiste, imperturbable. Et évidemment, au-delà de ses dérives vasculaires, Nicklas fut le grand bonhomme de ce show, et même une des stars de ce fest. Sans même parler de ses simagrées, il tient son auditoire par les balloches avec son sens inné des ambiances et sa capacité à parfaitement moduler sa gouaille. Shining a encore confirmé qu'il est actuellement armé pour conquérir les places fortes les mieux armées. Bien eu raison de venir, moi ! [a.k.]
GammaRay
second stage - 21h30 - 22h15
Autant j’ai apprécié les premiers albums du groupe (avec « Land of the free » au firmament), autant l’après « Somewhere out in space » m’a vraiment saoulé. Mais en live, c’est autre chose. L’expérience, la rigueur allemande et le charisme de Kaï Hansen font que c’est toujours un plaisir de les voir sur scène. Surtout quand ils jouent « Rebellion In Dreamland » !
Une fois de plus, ils sont en forme et leur professionnalisme écrase la concurrence. Ca joue bien, c’est carré, tout le monde a le sourire et le public est heureux, et participe comme un seul homme ! « Heaven can Wait » fait mouche, et « Ride The Sky » écrase tout sur son passage.
Que demander de plus ? [c.n.]
Watain
discover - 22h00 - 22h40
J'ai lu ici et là que la prestation de Watain aurait été trop ceci, trop cela; gnagnagna... Moi, je suis désolé, mais j'ai vu un groupe maîtrisant parfaitement son sujet, irréprochable sur le plan de la mise en place et plutôt honnête dans son contact avec le public. Alors, on peut toujours les flinguer pour le plaisir de cartonner un groupe majeur dans son secteur. Mais ça ne me semble ni juste, ni intéressant. Alors, oui, ils usent d'effets faciles sur scène et notamment des éclairages écarlates sur fond de fumée. Oui, leur dinanderie et leur maquillage 100% pur (sang de) porc peuvent faire sourire. Mais Watain a assuré et offert une prestation un peu à l'image de celle de 1349 l'année d'avant : solide. [a.k.]
Ministry
second stage - 23h50 - 00h50
Quarante minutes d'époque "post-Barker" et vingt minutes de titres 1989-1992. C'est peu dire que l'attente fut longue pour enfin mouiller son slip lorsque retentirent les premières notes de "NWO", sadiquement suivie d'un "Just one fix" cataclysmique. Puis "Thieves" et (si je me rappelle) "So what". Ouais, vingt minutes d'extase. Mais rien de "Filth pig", ni de "Dark side of the spoon". La première partie, si elle fut violente et heavy à souhait, n'atteignit évidemment jamais la qualité de la seconde, et, comme sur les albums y correspondant, on eut malheureusement l'impression d'entendre 10 fois le même titre violent, efficace, mais sans finesse. Sur scène, ou plutôt, ce qu'on en aperçoit avec ce décor de grilles posé devant, ça enquille très sérieusement les titres, sans qu'on dépatouille jamais véritablement ce qui sort des instruments et ce qui provient des bandes. Al Jourgensen, affublé d'un chapeau haut de forme et de bouffissures visibles à 50 mètres, ne fait aucune tentative de communication avec son public, pourtant bien remonté. Je ne peux véritablement pas dire que mon premier et dernier contact scénique avec Ministry fut enthousiasmant, ce qui est un comble au vu de la dévotion que je porte à leur nom. Bien fait, j'avais qu'à me bouger le cul pour les voir à Paris il y a 15 ans. [a.k.]
Hellfest 2008
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