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HELLFEST 2007

Que dire de cette édition 2007 du Hellfest, si ce n’est que le festival de l’enfer n’a jamais aussi bien porté son nom : affiche d’enfer, et conditions infernales !

On saluera d’abord l’extraordinaire affiche concoctée par les organisateurs, un des meilleurs (si ce n’est le meilleur) line-up de la saison : des choix ambitieux et pointus, accompagnant des locomotives crédibles et variées.
La sensibilité hardcore de l’équipe trouve encore à s’exprimer et c’est tant mieux, permettant de belles découvertes. Cet esprit d’ouverture trouvera son écho dans le public, car il faut noter la très bonne ambiance générale, malgré des conditions d’accueil pas évidentes.

Pour le coté pile, il faut déplorer une organisation qui a toujours donné l’impression d’être dépassée par les évènements. Certes les conditions météo n’ont pas été faciles, mais n’avaient cependant rien d’exceptionnel.
De même certains aspects les plus élémentaires (des points d’eau, des WC en quantité suffisante pour 30 000 personnes) semblent avoir été oubliés ou sacrifiés à la dernière minute. Le festival s’est déroulé sans aucune communication de l’organisation malgré les nombreux problèmes rencontrés, et la charte du Hellfest et les promesses d’un accueil amélioré ont vite été un amusant souvenir. De nombreux groupes internationaux ont fait part de leur colère, en coulisse ou sur scène (Therion, Edguy…).

La France a eu plus que sa part de projets ambitieux menés avec amateurisme : on croise donc les doigts pour que l’équipe du Hellfest, qui a fait ses preuves dans ses choix artistiques, se remette rapidement en cause sur ses capacités d’organisation d’un événement de cette ampleur, si tant est qu’une édition 2008 puisse avoir lieu.

 

Vendredi 22 juin
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La journée commence très mal : bouchons interminables pour atteindre le site du festival, retrait chaotique des places et des pass, et enfin l’entrée du festival bloquée par la foule, sans aucune information. Plusieurs milliers de personnes sont coincées là, on ne sait même pas si les portes sont ouvertes ou pas. On apprend finalement, par le bouche à oreille, qu’un générateur a pris feu, empêchant les premiers groupes de se produire sur la scène principale et que l’ouverture du festival est suspendue.
Les portes s’ouvrent finalement vers 16h30 et le public entre au compte goutte. Alors que les premiers concerts étaient prévus à 13h30, nous parvenons à entrer vers 17h30.
Dew Scented, Bloodsimple et Lamb of God ont été contraints d’annuler leur prestation, faute d’électricité sur la Mainstage. Chimaira est donc le premier groupe à se produire sur la scène principale, et nous entrons, après plusieurs heures d’attente, au moment où les dernières notes de leur show retentissent.

 

Destinity
DestinityTout auréolés des très bonnes critiques de leur précédent album et avec un DVD sous le bras, les Lyonnais de Destinity prennent d’assaut la Discover stage. Le public est nombreux, entre connaisseurs et simples curieux. Mick, très en voix, harangue la foule qui le lui rend bien. Le groupe est en forme et balance quelques bonnes cartouches de metal puissant. Les compos les plus récentes font mouche et ça remonte sacrément le moral après une journée assez chaotique.

 


MastodonMastodon
Le set de Mastodon laisse augurer du pire pour la suite du festival : de sérieux problèmes de mixage, un son qui ‘tourne’ énormément, à cause du vent et d’enceintes mal fixées, des ennuis techniques tout au long du set (qui auront finalement raison de la patience du guitariste Bill Kelliher, qui quitte carrément la scène peu avant la fin du show), et au final un groupe visiblement en colère. On se prend à avoir quelques sueurs froides en se demandant si tous les groupes auront droit à cette galère... Mastodon essaie de sauver les meubles et assure tant bien que mal son concert, qui vire à la prestation hargneuse et tendue. Tout le monde attendait beaucoup de ce show, au moment où Mastodon s’installe comme une valeur internationale du metal. La déception est d’autant plus forte.

 

Earth Crisis
Earth CrisisPetit tour vers la Gibson Stage, transformée en lac de boue, pour découvrir Earth Crisis. Ce groupe new-yorkais m’était complètement inconnu, et visiblement la majorité du public présent était composé également de curieux. Earth Crisis n’avait visiblement cure de ne pas retrouver une foule en délire, et leur énergie sur scène met vite une claque à tout le monde. Le groupe se fait plaisir (j’apprends à l’occasion que leurs concerts sont rarissimes), bastonne un hardcore à réveiller un mort, et parvient à transmettre ses ondes positives malgré la pluie qui redouble d’intensité, et le set de Hatebreed qui débute en décalage sur la mainstage. Heureuse surprise malgré les mauvaises conditions.

 


HatebreedHatebreed
On s’attendait initialement à ce que ce soit Mastodon qui ouvre véritablement les hostilités de cette première journée, mais c’est en fait Hatebreed qui va vraiment réveiller la main stage : un son énorme, une attitude « prends toi ça dans les dents pendant que j’arrache les cordes de ma guitare », un frontman décidé à secouer les 10 000 fans un par un… Le groupe joue la puissance et l’efficacité. Message reçu à 100% par le public, qui se déchaîne rapidement en un mosh pit furieux où volent les corps, la boue et les touffes de foin. Hatebreed et son énergie communicative viennent de réveiller le Hellfest, on laisse de coté la galère et les heures d’attente, les yeux et les oreilles sont désormais grand ouverts et il faut que ça fasse mal : le festival de l’enfer est lancé.

 

Brutal Truth
Brutal TruthPremier moment culte de ce festival, le retour des grindeux américains de Brutal Truth.
Une prestation pleine d’énergie et de fureur même si on sent le groupe encore en cours de rodage. Mais quel rodage… Kevin Sharpe est carrément impressionnant sur scène, sautant de partout, y croyant à fond et bien loin de se la jouer rock star. Rich Hoak assure comme une bête derrière son petit kit de batterie. Et enfin, nous avons l’occasion de voir Dan Lilker en chair et en os ! Depuis 25 ans qu’il se traîne de groupe en groupe, il semble avoir la même gueule et le même look. Sur scène il est relativement statique mais balance lignes de basse grasses comme un loukoum et growls vicieux.
Le groupe est très bien accueilli par un public mélangeant connaisseurs et curieux. Le son est un peu brouillon mais colle bien à la musique. Bon concert, et premier grand moment du festival.

 


Machine HeadMachine Head
Une fois de plus, les Américains nous ont offert du grand spectacle. Attendu comme le loup blanc et avec un excellent dernier album en poche, Machine Head est en grande forme, comme le prouve la puissante version de « Aesthetics of Hate » jouée en ouverture. Rob Flynn est toujours très à l’aise, visiblement heureux d’être là, et même un brin démago (« ah Hellfest, ça fait longtemps que l’on voulait jouer ici… » sic !)
Malgré des vents tournants gâchant le son par moments, ça fait très mal. Dave Mc Clain cogne comme un sourd et Phil Demmel nous montre comment il manie bien la 6 cordes.
Le magnifique « Descend The Shades Of Night » est joué en fin de show et l’ambiance pesante et mélancolique du morceau colle sied bien à la nuit qui vient de tomber.
Bien sûr les classiques tels « Old » et « Take My Scars » sont de la partie, et Machine Head clôt son concert avec l’éternel « Davidian » toujours aussi énorme et repris à pleins poumons par le public.
Très bon.

 

Enslaved
EnslavedMayhem ayant annulé sa venue, Enslaved les remplacent sur la Gibson Stage. On se rend vite compte qu’on a sûrement gagné au change, car les Norvégiens délivrent un des meilleurs sets de la journée : son clair et puissant, une maîtrise des morceaux qui donne des frissons, une présence scénique hallucinante, la magie Enslaved opère. Le groupe se concentre sur ses derniers albums (« Isa », « Path to Vanir », « Return to Yggdrasil »), et leur black metal aux accents progressifs prend toute son ampleur alors que la nuit se lève et que les lights viennent porter le groupe. L’excellent show d’Enslaved confirme qu’ils ont franchi un palier, et qu’ils font partie des grands du Metal européens.

 

Slayer
En cette fin de journée assez mouvementée, le concert de Slayer sera le bon moment pour servir de défouloir et réunir toutes les congrégations du metal. D’autant plus qu’avec l’annulation de Korn, ce sera le dernier show de ce soir sur la Mainstage.
Commençant par la paire « South of Heaven » et « Silent Scream », les bouchers annoncent la couleur : comme d’habitude, ça va faire mal ! Le son est puissant et clair, et le groupe joue très bien (mention spéciale à Dave Lombardo). Les nouveaux morceaux s’intègrent parfaitement à l’ancien répertoire. Malgré tout, une certaine routine s’installe. La set-list déchire, le public est aux anges, mais il manque le petit « plus », la petite touche de piment qui permettrait de transformer ce bon concert en moment exceptionnel.
Par ailleurs, le père Araya commence à accuser le poids des âges. Sa voix est certes toujours puissante et si particulière, mais il semble moins endurant qu’avant. Plus d’une fois, il zappe des phrases entières pour faire chanter la foule à sa place… et surtout reprendre son souffle.
Pas la meilleure prestation du groupe à laquelle j’ai pu assister… mais ça reste quand même Slayer ! Et donc « Angel of Death », « War Ensemble » et « Raining blood », ça fait toujours autant de bien par où ça passe. Miam.

 

Cannibal CorpseCannibal Corpse
Il est toujours étonnant de réaliser que Cannibal Corpse est désormais un des piliers de la scène metal dans son ensemble, et pas seulement la scène extrême. Toujours constants (peut-être même trop parfois), le quintet floridien est toujours une promesse de cataclysme maîtrisé. Alex Webster et sa bande le prouvent une fois de plus : portés par un son assez énorme, Cannibal Corpse va effectuer une véritable démonstration de death metal à la sauce nucléaire : hyper technique (mon dieu ces guitaristes...), puissance effroyable, folie rampante (le beugleur George Fisher est inhumain), peu de survivants. Le set enchaîne classique sur classique, et semble ne jamais finir. Alors que leurs derniers albums peuvent parfois laisser indifférent, on ne peut nier que Cannibal Corpse est une énorme machine de guerre sur scène. Il faudra vraiment que quelqu’un, un jour, leur demande ce qu’ils prennent au petit déjeuner.

 

Korn
Le vilain gag du jour : alors que Cannibal Corpse entame la fin de son set, on découvre avec stupeur que la main stage est vide : aucun matériel, pas d’instruments, encore moins de Korn. On voit alors débarquer Adam Duce (bassiste de Machine Head) et un clampin qui viennent annoncer que Korn annule son show. La foule hurle sa colère et son incompréhension (le groupe avait déjà annulé l’année précédente), et les mottes de boues ne tardent pas à voler vers la scène. Fin de partie pour toutes les personnes qui étaient venues spécialement pour Korn. On a une pensée pour ceux qui ont pris un pass à la journée et ont eu droit à des heures d’attente et 4 groupes annulés, dont la tête d’affiche. Renseignements pris sous la tente Presse, on apprend que Korn et son équipe étaient partis au cours de l’après midi, apparemment excédés par les lacunes de l’organisation. Cette découverte, et le fait que l’annonce au public n’ait été faite qu’au dernier moment, à 1 heure du matin, laisse un goût amer dans la bouche de tous les journalistes présents, atterrés par les nombreux couacs de la journée. Cette première journée se termine sur cette fausse note. Direction l’hôtel, en ayant également une pensée pour tous ceux qui s’apprêtent à camper dans la boue.

 

 

Samedi 23 juin
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Hellfest 2007Notre équipe consacre le début d’après midi du Samedi à échanger avec les journalistes et les représentants des labels présents (un festival est toujours l’occasion de retrouver les différents acteurs de la scène metal), et photographier le site du festival. Direction ensuite la Gibson Stage !

 

Korpiklanii
L’ovni de la journée vient de Finlande et s’appelle Korpiklanii. J’étais impatient de les voir enfin sur scène, mais il faut avouer qu’ils étaient en décalage avec le reste de l’affiche ce jour là. Le public s’est rendu nombreux devant la Gibson stage pour faire la fête avec ces énergumènes : le groupe a le sourire et envoie son folk métal festif, et les spectateurs chantent et dansent à qui mieux mieux : la bonne humeur se propage et ne laisse personne indifférent. Assurément, Korpiklanii aura gagné de nombreux fans en seulement une petite demi-heure passée comme un éclair.

 

Epica
Les concerts d’Epica se suivent et se ressemblent, tel pourrait être le constat du show des Hollandais. Certes le groupe attaque le set avec des nouveaux morceaux, mais tout cela manque un peu de folie : la faute à ces samples toujours trop en avant et qui limitent Epica à un orchestre d’accompagnement. Le claviériste ne semble avoir pour seule fonction que de faire pivoter le pied rotatif de son instrument (dispositif intéressant les deux premières minutes, saoulant au final). Simone Simons, aidée de son fidèle ventilateur, enchaîne les poses sexy et les regards coquins. Malgré un groupe soudé, carré et pro, Epica ne semble avoir à offrir que des samples et une jolie chanteuse : c’est un peu court.

 

Kickback 
Kickback… ou comment gâcher un show avec une attitude de merde (ou plutôt de merdeux !).
Vu le nombre de personnes que le chanteur a proposé « d’enculer », je suppose que l’on doit le retrouver régulièrement dans les meilleures « backroom » du Marais à Paris. En tout cas, il a fait rire beaucoup de monde… ce qui ne devait pas être le but recherché de prime abord.
Si on ne fait pas cas de la provocation à 2 balles du chanteur (qui serait compréhensible pour des pré-ados, mais inacceptable pour un tel groupe), Kickback a une fois de plus donné une excellente prestation, bien violente et bien furieuse ; une prestation qui botte le cul de nombreux groupes de hardcore américains. Ca joue vraiment bien, toutes les compos tiennent bien la route et le public se déchaîne.
A noter la présence d’un membre d’Arkhon Infaustus à la guitare.

 

BrujeriaBrujeria
Première venue européenne pour ce groupe culte. Pourtant la musique de Brujeria n’a jamais rien eu d’extraordinaire et ses albums n’ont pas vraiment marqué les annales du metal. C’est pas avec ça que le sous commandant Marcos va recruter ! Brujeria a obtenu son statut culte grâce à un line-up composé de stars jouant la carte de l’anonymat, d’un second degré appuyé et de paroles en espagnol. Ce coup-ci nous avons droit à Shane Embury de Napalm Death à la guitare, mister Jeff Walker de Carcass à la basse et je sais plus trop qui à la batterie (Adrian Erlandsson peut-être ?).
Leur death-grind-punk-core primaire est assez entraînant et groovy, mais devient rapidement répétitif. D’autant plus que le son est assez brouillon. Heureusement les deux vocalistes sautent de partout et mettent de l’entrain et du fun. Le public est ravi et s’amuse, mais semble tout comme moi se lasser au bout d’un moment. Gras et sympa.

 

Walls of Jericho
Walls of JerichoAlors là, la grande claque. Je n'avais pas pu assister à la prestation du groupe lors du Fury Fest, mais les échos que j'en avais eu avait été plutôt élogieux. Du coup, j'ai suivi ce concert dès le début, et je n’ai pas été déçu. Les Américains sont très en forme et Candace, l’incroyable chanteuse, ne faiblit jamais. Je ne suis pas en mesure de vous dire ce qui a été joué car je ne connais ni les chansons, ni les albums, mais par contre ça joue très bien !
Bonne attitude, bon son, et très bonne prestation.

 

Amon AmarthAmon Amarth
A musique de viking, intro de viking ! C’est par un combat à l’épée entre 2 types en cottes de mailles que débute ce concert placé sous le signe de la finesse. A l’image de leur chanteur, les Amon Amarth vont nous offrir une prestation grasse, poilue, virile, au parfum de sueur et de bière ! Tous les albums y passent. Ca joue bien, c’est en place et ça fait headbanguer. Mais à l’image de leur discographie, un concert d’Amon Amarth devient rapidement répétitif. Par contre, c’est répétitif mais ça reste toujours sympa !
Vous reprendrez bien une tranche de gras double !?

 

Cynic
CynicEt voici l’un des événements de ce festival, la reformation de Cynic. Un public nombreux de fans et de curieux s’amasse devant la Gibson Stage pour entendre pour la première fois de leur vie les morceaux de « Focus » en live. Dès les premières notes de « Veil of Maya », un frisson me parcoure l’échine… jamais je n’aurais pensé voir un jour Cynic sur scène ! Putain, « Focus » est sorti en 1994 et pour la première fois, nous allons avoir la possibilité d’entendre cet album en direct ! Il règne à ce moment-là une atmosphère particulière, pleine d’émotions. Le public suit avec attention, écoute chaque note et chaque parole de Paul Masvidal. Le chant death est samplé et contraint le groupe à toujours plus de rectitude dans l’interprétation. Heureusement, Sein Reinert derrière son kit est bien carré. Les morceaux s’enchaînent et nous aurons droit à la quasi-intégralité de « Focus ». Un nouveau morceau « Evolutionary Sleeper »  est même joué : planant, progressif, technique et sans vocaux death.
Masvidal n’a rien d’un frontman ‘metal’, c’est un musicien zen et apaisé qui s’exprime d’une voix douce et posée. Et cette « zénitude » se propage au public. Qui semble aussi ému que lui. D’ailleurs, le groupe fait un peu « tâche » au milieu des Walls of Jericho, Amon Marth, et Napalm Death qui ont joué avant et après.
Malgré tout, il faut bien le reconnaître… tout n’est pas très bien place. Ces gars n’ont pas joué du metal depuis un moment, et ça se voit. Il y a de nombreux pains et quelques approximations dans les solos. Le son n’est pas top et nuit à la compréhension de la musique. Et ça manque peut-être un peu de… couilles.
L’énorme « How Could I » est joué (quel pied !) et annonce la fin d’un set planant et dépaysant. Il n’y aura pas de rappels. Cynic est copieusement applaudi par un public visiblement ravi.
Un retour en demi-teinte certes mais l’émotion et le plaisir suscité par cette reformation a dépassé bon nombre des points négatifs.

 

Napalm Death
Et un concert de Napalm Death de plus. Quasi identique au précédent et quasi identique au suivant. Pas vraiment de nouveautés donc. Mais comme à chaque fois, Barney se démène sur scène jusqu’à friser la syncope, Dany Herrera martyrise ses fûts, et Shane Embury est… comment dire… toujours égal à lui-même. Donc ça défouraille sévère ! L’énergie et la brutalité déployée suffisent à compenser la triste absence d’un Jess Pintado.
“Scum”,”You Suffer”, “Silence is deafening”, “The code is red”, et les indispensables “Suffer the Children” et “Nazi Punk Fuck Off” mettent à genoux un public fidèle et bien garni devant la Gibson Stage.
Un poil convenu mais toujours réussi.

 

Children Of Bodom
Children of Bodom fait partie de cette catégorie de groupe qui avec le temps devient de plus en plus efficace sur scène… tout en étant de moins en moins intéressant ! C’est fou. J’avais bien kiffé, comme disent les djeun’s, les 2 premiers albums, mais depuis « Follow The Reaper », j’ai l’impression que le groupe se contente « seulement » d’être très efficace. Alors c’est vrai le claviériste joue vite et bien. Alexis Laiho a une certaine classe et une putain d’aisance scénique. Le groupe dans son ensemble envoie du bois. Et les bons titres sont nombreux. Bodom est devenu une grosse machine efficace qui se rapproche de plus en plus d’un Stratovarius en colère. Ca ne durcit pas dans mon boxer. Et ça devient chiant sur la longueur.
J’en profite alors pour aller me poser un moment ave une bière et un sandwich avant d’écouter la déflagration finale (Moonspell, Immortal, Therion et Type O’. Excusez du peu.)

 

MoonspellMoonspell
Le public se presse en masse devant la Gibson stage pour retrouver Moonspell. Les Portugais vont répondre à cette attente avec un des meilleurs shows du festival. Comme pour Enslaved la veille, le groupe semble tirer pleinement parti du crépuscule qui s’installe, et le charisme de Fernando Ribeiro transforme le concert en une célébration hallucinée. Le set est dense, et les titres s’enchaînent sans aucune pause, ne laissant jamais échapper l’atmosphère incroyable qui s’est installée. Le groupe semble être aux anges et le public l’est tout autant. La première moitié du set fait la part belle aux derniers albums (« In Memoriam », « Finisterra », « Memento Mori », « Blood Tells »), mais la folie atteint des sommets lorsque Moonspell enchaîne une série de classiques en seconde partie de concert : « Opium », « Vampiria » (et son ambiance surnaturelle alors que la nuit vient de tomber), « Alma Mater » et enfin « Full Moon Madness ». Tout simplement énorme.

 

Immortal
ImmortalAprès de nombreux faux départs (coupures de courant et problèmes techniques divers), les Norvégiens déchaînent leur black avec puissance sur un public qui les attendait massivement. Le groupe est très en forme et Abbath plaisante avec l’auditoire. Malgré tout, le son de la guitare est assez brouillon ; on se demande bien si les ingés son ont gardé leurs moufles ou si tout simplement c’est Abbath qui joue de la guitare comme un manche (enfin si j’ose dire…). Surtout que le lendemain Emperor avec 2 guitares et des claviers a eu un meilleur son…
Sinon c’est le grand rock n’ black show avec effets pyrotechniques et fire spittings. Horg blaste à tout va, et les hits s’enchaînent (enfin surtout les hits récents). On a même droit à un petit « Battles in the north » de derrière les fagots, à qui le son sale convient parfaitement.
Bonne prestation mais peut mieux faire.

 

TherionTherion 
Quel plaisir de voir à nouveau Therion. Certes la configuration est la même que la tournée précédente, au mois de décembre, mais quand on aime on ne compte pas !
C'est surtout, ce soir le dernier concert de Mats Leven, le meilleur chanteur que Therion ait compté dans ses rangs, ça va être difficile de le remplacer et ça, ça fait chier. On espère le voir intégrer un groupe à sa mesure.
Sinon pas de surprises, les Suédois sont en forme et l'interprétation des titres de « Gothic Kabbalah » comme celle des classiques et sans faille. Christofer, en grand maître de cérémonie sait s'effacer et se faire discret à chaque intervention des chanteurs solistes.
Une excellente prestation.

 

Type O NegativeType O Negative
Dire que toute l’équipe attendait ce show est un euphémisme : on pourrait presque parler de pélerinage. Decibels Storm suit les aventures de Type O Negative depuis la création du groupe, sans que l’un d’entre nous ait eu l’occasion de les voir sur scène jusqu’alors. Plus tôt dans l’après midi nous avons croisé les « drab four » lors de sa séance de dédicace au stand Metallian, et nous trépignons donc d’impatience devant la Mainstage tandis que le groupe monte sur scène dans un joyeux bordel. Les deux premières minutes nous prouvent rapidement qu’on n’a pas affaire à des imposteurs ; Peter Steele est énervé, visiblement éméché et insulte Kenny Hickey qui a décidé de saouler tout le monde avec un larsen insupportable en guise d’intro. L’arrivée du groupe tombe complètement à plat, mais à l’évidence ils s’en foutent, et attaquent un « We hate everyone » de circonstance ! Le son est puissant mais manque de clarté, et l’attitude dédaigneuse de Peter Steele et son chant approximatif gâchent un peu la fête. On se concentre donc sur Josh Silver, magistral derrière ses claviers et idéalement centré sur la scène. Les New Yorkais sauvent la soirée en exécutant en rappel "Love You To Death", "Christian Woman" et "Black n°1" en un triptyque d’enfer. Les élucubrations du groupe et leur éternel second degré seraient bien mieux passés sans cette désagréable impression que l’attitude et non la musique était la priorité de Type O Negative ce soir là.

 

 

Dimanche 24 juin
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HeavenlyHeavenly
Rapide passage devant la Main stage pour constater qu’Heavenly a réussi à déplacer la foule, et délivre son power metal avec fougue. A l’évidence le groupe se fait plaisir et les premiers rangs le lui rendent bien, particulièrement réveillés malgré l’horaire « matinal ».

 

 

Ephel Duath
Ephel DuathInstallés sur la Gibson stage, les Italiens d’Ephel Duath s’apprêtent à délivrer une des prestations les plus intrigantes du Hellfest. Leur configuration scénique est d’ores et déjà peu orthodoxe : le batteur est installé sur un coté de la scène, perpendiculaire au public, ce qui permet d’apprécier son jeu. Il faut noter qu’il joue en lisant ses partitions, assez rare pour être souligné. Je remarque assez rapidement l’absence de bassiste, et renseignement pris, il s’avère que le groupe assure son show avec un line-up amputé de moitié : plus de bassiste et un tout nouveau batteur. Quand on ajoute à cela une musique pas facile d’accès, mélange de jazz et de hardcore, on se retrouve avec un show sans cesse au bord du gouffre, tant au niveau de la prestation que de l’intérêt du public. Le frontman ne ménage cependant pas ses efforts, mais la musique ambitieuse d’Ephel Duath ne trouve visiblement pas sa voie dans des conditions aussi difficiles. On a visiblement l’impression d’être passé à coté de quelque chose de grand, mais c’est le mur qui attendait à l’arrivée. Dommage.

 

AnimosityAnimosity
Alors qu’Ephel Duath finit de ramer sur la Gibson stage, Animosity débarque sur la scène principale. Comme pour Earth Crisis le premier jour, je débarque en novice et en curieux. Mes amis quelle claque ! On pourrait prendre Animosity pour des petits jeunes tous proprets avec leur look bien sage, mais dès que ça joue c’est une autre histoire ! Gros choc avec leur hardcore pris en pleine face, et gros effet du groupe qui se donne à fond (mention spéciale au frontman complètement dément). Une des belles surprises et découvertes du festival.

 

Scarve
ScarveCes derniers temps, Scarve a dû faire face à de nombreux conflits internes et changements de line-up. Ce groupe que l’on pensait pouvoir/devoir exploser comme un Gojira s’en est trouvé du coup fort affaibli. C’est Bob, le chanteur de Watcha qui va avoir la lourde tâche de remplacer à lui tout seul deux chanteurs. Et rapidement on se rend compte que ça ne va pas le faire. Bob n’a pas la profondeur de son prédécesseur pour le chant mélodique et n’a pas la hargne et la puissance des growls d’un Pierrick (ou Pyeehrrryckkkh). De plus, arrivé très récemment, on compte sur les doigts d’une main ses répèts avec le groupe. Si vous ajoutez un son plus que moyen, qui dessert une musique brutale mais technique, on pourra dire aisément que le retour de Scarve n’aura pas été gagnant. C’est bien dommage car le groupe a l’air d’y mettre du cœur.
Une déception… surtout quand je pense à l’énergie déployée lors des précédents concerts avec deux chanteurs, Scarve était capable d‘envoyer du bois. En espérant retrouver le groupe sous de meilleurs auspices.

 

Dark TranquillityDark Tranquillity
Habitués des festivals européens et très appréciés par le public français, les Suédois de Dark Tranquillity nous offrent une fois de plus une très bonne prestation. Certes cela manque un peu de surprise et de nouveautés, même pour un fan comme moi ; mais le groupe y met tellement de conviction et les compositions sont tellement accrocheuses que peu nombreux sont ceux qui y résistent. C'est carré, puissant et Mickael Stanne a toujours cette bonne humeur communicative. Les hits s'enchaînent (« The wonders at your feet », « Punish My heaven ») et au bout de 30 minutes déjà, le groupe quitte la scène. Bon mais trop court !

 

Aborted
Le groupe de death qui est devenu plus français que belge est une fois de plus très en forme. Bénéficiant d'un son puissant et relativement clair, Aborted a donné un concert bien brutal qui a réuni un gros noyau d'inconditionnels. Bonne grosse boucherie.

 

AtheistAtheist
Après Cynic la veille, vous reprendrez bien une dose de « culte » ?
L’un des instigateurs du death-metal technique est devant nous pour la première et… dernière fois ! Le groupe s’était reformé l’année précédente pour assurer quelques concerts suite à la réédition de ses albums et termine sa carrière ce jour au Hellfest.
Kelly Schaeffer est très en forme mais à cause de problèmes de poignet, il ne joue plus de guitare, il se contente de chanter. Tant mieux quelque part, car ça lui donne un vrai rôle de frontman. A l’aise comme jamais, il harangue la foule et bouge d’un bout à l’autre de la scène. Tony Choy aussi se déchaîne sur sa basse, et les autres membres du groupe ne sont pas en reste. Le son n’est hélas pas très clair, mais voir ce groupe sur scène est un pur bonheur. D’ailleurs, les musiciens d’Atheist semblent vraiment ravis d’être ici.
Excellents moments.

 

Behemoth
BehemothLes Polonais investissent la Gibson stage pour une blitzkrieg faite comme il faut : corpsepaint de rigueur, des clous en veux-tu en voilà, et une hargne guerrière qui fait oublier qu’un concert de black en plein air l’après midi, c’est un peu compliqué. Behemoth s’en fout, ils veulent du sang et bastonnent leur musique sans aucun répit. Un très bon show.

 

KreatorKreator 
Ce qui est bien avec un groupe comme Kreator, c’est qu’on est sûr d’en avoir pour son argent.
Même si cette fois, ce sera un peu moins bon qu'au Fury Fest. D'abord ce fumigène vert pas très réussi, puis un son un peu moins précis, et puis surtout la désagréable impression d'assister une fois de plus au même concert avec les mêmes intros avant chaque chanson. Une fois ceci dit, il faut admettre que Kreator reste une bête de scène. Mille Petrozza est extrêmement charismatique, Ventor est un putain de bûcheron et le soliste finlandais d'une incroyable précision. Et donc, les hits s'enchaînent et mettent tout le monde à genoux. Bonne prestation, mais un peu plus d'originalité la prochaine fois, Mister Petrozza ?

 

Within Temptation
Mention spéciale à Within Temptation pour leur camion aux couleurs du groupe : ça en jette toujours un maximum et ça change des habituels vans et tour-bus pourris. A coté de ces considérations certes un peu bling-bling, il faut noter que ledit camion est là pour transporter un décor de scène assez élaboré, semblable à celui utilisé lors de l’excellent concert du groupe au Bataclan quelques semaines plus tôt. Il faut donc également saluer cet effort, là où la quasi majorité des groupes du fest se sont contentés de rideaux de scène et d’effets lumineux. Certes tous n’ont pas les moyens financiers de le faire, mais Within Temptation n’était même pas une tête d’affiche ! Pour revenir à la prestation du groupe, il faut déplorer que la toujours charmante Sharon Den Adel avait la voix en vrac, ce qui complètement plombé le set des Hollandais : on sentait que la demoiselle galérait à fond (mais toujours avec le sourire),  et que le groupe derrière était un peu crispé en essayant de sauver les meubles. Autre souci, le recours à l’enregistrement de la voix de Keith Caputo pour le morceau « What have you done », qui fait vraiment playback d’émission de variété. Malgré le très bon accueil du public et les efforts sincères du groupe, le show de Within Temptation aura été un des rendez-vous manqués du festival.

 

OrthodoxOrthodox 
Le public n’est pas très nombreux devant la discover stage pour assister au concert d’Orthodox, seul groupe de Doom du festival. Nous découvrons donc ce groupe espagnol avec attention. C’est sympa, même si pas très excitant à ce moment de la journée.

 

 

1349
1349Initialement prévu en début d'après-midi sur la Main stage ou la Gibson je ne sais plus, 1349, le groupe de l'éminent Frost s'est retrouvé à jouer en fin d'après-midi mais sur la Discover stage. Certes, le lieu est un peu exigu (la tente s'est rapidement trouvée saturée) mais le semblant d'obscurité de la Discover sied sûrement mieux à un groupe de black que le plein jour des grandes scènes.
1349 nous sort toute l'artillerie inhérente au genre : corpse paint, ceintures et bracelets à clous, cuir...  et le traditionnel “fire spitting” en introduction. Et ça blaste ! Le groupe n'est pas là pour rigoler, et il ne rigole pas d'ailleurs ! A fond dans leur attitude, les musiciens ne communiquent pas avec le public, pas un sourire n'est échangé, leurs visages restent impassibles. Le son qui sort des enceintes est crade mais puissant. L'interprétation est particulièrement réussie, ça fait du bien de se prendre une bonne dose de black brutal et sans fioriture.

 

MegadethMegadeth
Avec un album sympa mais moyen sous les bras, le père Mustaine est de retour en Europe pour faire la tournée des festivals. J’avais déjà trouvé leur précédent concert à la Fête de la Furie 2005 assez énorme… mais c’était encore en dessous de ce que nous allions recevoir dans la gueule ce soir. Bravant la pluie, le public réuni en masse devant la mainstage comptait jeunes et vieux, fans de mélodique et de brutal. Megadeth qui divisait les foules il y a quelques années semble les unir ce soir. Commençant par un morceau du dernier album, le set allait vite fait tourner au best-of. Première remarque, le son est énorme : puissant et clair. Deuxième remarque, l’interprétation est excellente. Troisième remarque, « Take no Prisoner » en deuxième morceau et « Tornado of Souls » plus tard : ça y est, je bande !
Les titres se suivent et l’énergie ne retombe jamais. Dave Mustaine est visiblement très en forme, son jeu de guitare est impeccable et sa voix toujours aussi… nasillarde. Le groupe qui l’accompagne est sans nul doute le meilleur que Megadeth ait compté. A commencer par un Glen Drover qui arrive à faire oublier les nombreux gratteux passés au sein du groupe, Friedman y compris. Et la section rythmique cartonne à tout rompre.
A nombreuses reprises, je me retourne vers mes voisins et amis, on a du mal à réaliser la claque dans la gueule que l’on est en train de se ramasser. Megadeth est à son top niveau.
Les classiques reçoivent un accueil énorme et les nouveaux titres ne font même pas retomber l’atmosphère.  

Et que dire de la déflagration finale « Symphony Of Destruction », « Peace Sells… » et le mythique « Holy wars ». Tout simplement exceptionnel.

 

Blind Guardian
Après l’énorme concert de Megadeth, il fallait bien se remettre de ses émotions et assouvir quelques fonctions vitales essentielles. Le concert de Blind Guardian arriva pile-poil pour faire une pause. J’apprécie pourtant le groupe, mais là j’ai vite décroché. Il faut dire qu’un son pas terrible et une interprétation moyenne ne m’a pas motivé (ils avaient mis la barre très haut la dernière fois que je les avais vu à Lyon). Et cette pluie qui va et qui vient…

 

Dream Theater
Les concerts de Dream sont toujours de grands moments mais au bout de 3 jours de festival, de décibels, de pluie et de boue, de chaleur et de froid, on se sent moins motivé… et on attends plus que 2 choses : Emperor et se mettre à l’abri !
Donc je suis distraitement leur prestation, en profitant pour aller saluer quelques personnes avant la fin du week-end. Et à chaque fois que je m’attarde face à la scène, je suis bluffé devant le savoir-faire de ces musiciens. Ca joue très bien et avec une telle aisance. Mention spéciale pour le batteur. Son kit est monstrueux et il a l’air d’utiliser chacun des toms, chacune des cymbales. John Petrucci nous aligne toujours accords à 12 doigts et solos de la mort avec une déconcertante facilité.
Mais comme toujours, James Labrie est un peu à la ramasse au niveau vocal. Ce n’est pas qu’il soit mauvais, mais le niveau des ses comparses est si élevé et leur palette si large, qu’il semble bien limité à leurs côtés.

 

Neurosis
Les retards se sont accumulés et Neurosis attend la fin du set de Dream Theater sur la main stage, avant d’entamer le sien. Grave erreur car Emperor n’aura pas cette courtoise, et noiera de décibels la fin du show des Californiens. De toute façon le concert de Neurosis était voué à la douleur et l’attrition : la pluie battante, la fatigue et la musique sans concession de Neurosis auront raison du courage de nombreux spectateurs. Les survivants ont droit à une énorme machine oppressive, un marteau pilon lent et implacable qu’accompagne des projections fantomatiques. La pluie froide s’ajoute à l’ensemble, et semble presque faire partie du show. Elle s’arrêtera d’ailleurs de tomber à la fin du concert. Sur scène Neurosis délivre un post-metal ambitieux et puissant, et la sensation de cette musique massive est impressionnante. Un show mémorable.

 

EmperorEmperor
La dernière fois que j’ai vu Emperor sur scène c’était il y a une douzaine d’années lors de leur première venue en France, à Toulon, pour un mini festival organisé entre autres par Decibels Storm. Sans ingénieur du son, desservi par des conditions épouvantables et manquant d’expérience scénique, leur prestation n’avait pas marqué les esprits.
Si vous ajoutez quelques années d’inactivité, la pluie nantaise, et le fait que leur musique sophistiquée n’est, à priori, pas taillée pour le live, c’est donc avec appréhension que j’envisageais ce concert au Hellfest. Et pourtant…
Les Norvégiens sont arrivés en grande forme, avec du gros son et un lightshow réussi. Finies les approximations, Emperor nous a offert une excellente prestation pour terminer ce festival chaotique.
Pour moi qui ai découvert le groupe au moment même de la sortie de « In the Nighside Eclipse », quel pied d’entendre des versions dantesques de « Cosmic keys to my creations and times », « I’m the black wizard », et du terrible « Into the infinity of thoughts ».
Quel pied de se prendre des mandales telles « Thus Spake The Nightspirit », et « With Strength I Burn ». Ishanh a la grande classe, sa voix est puissante et son jeu de guitare est précis ; et le reste du groupe est à l'avenant. Trym est absolument époustouflant et a démontré ce soir quel grand batteur de metal extrême il était.
Avant les rappels, Emperor termine son set par une puissante et oserais-je le dire émouvante version de « Inno A Satana » l'un de mes morceaux favoris toutes catégories confondues.
Le concert ainsi que le festival se conclura par un « Ye Entrancemperium » survitaminé qui mettra tout le monde d'accord. Emperor a été énorme tout simplement..

 

Christophe Noguès, Patrick Etuy & Alexis Kieffer - Decibels Storm - juillet 2007.


photos :
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