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DARK FUNERAL - Naglfar - Endstille - Amoral - Otargos
Lyon, le Ninkasi Kao - 12 mars 2006

Depuis quelques jours, on croyait sentir les premières douceurs annonçant le printemps. Et bien finalement, ce dimanche 12 mars vit le retour de l'hiver… quel froid ! A croire que le climat s'était modifié pour faire plaisir aux musiciens scandinaves !
A l'origine, l'affiche était déjà sympa (4 groupes !), mais l'organisateur lyonnais, Hammer of Gones, eu la bonne idée de rajouter un groupe français, et non des moindres… Otargos
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Otargos :
 
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Amoral :
 
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Endstille :
 
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Naglfar :
 
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Dark Funeral :
 
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Bien chroniqué dans nos colonnes, ce fut avec plaisir que je vis annoncés sur l'affiche les Français d'Otargos. Officiant dans un registre proche de Dark Funeral, le groupe commence sans hésitation avec du bien brutal. Les Bordelais sont certes les plus « débutants » de la soirée mais ont déjà une expérience non négligeable de la scène, et cela se sent. Les compos sont bien maîtrisées et servent de parfait hors-d’œuvre à cette soirée.

On se demande bien ce que faisait Amoral sur cette tournée… Apporter un peu de variété ? Sûrement ! Car leur death-metal mélodique faisait un peu tâche au milieu de tous ces adorateurs de Satan et de récits guerriers. Heureusement que le groupe a mis du cœur à la tâche car le public était assez dubitatif au début du show ne répondant aux invectives du chanteur que par pure politesse.
Mais une prestation énergique, un groupe soudé, quelques riffs bien heavy et un guitariste soliste compétent permirent à Amoral de récupérer de nombreux suffrages. En voilà qui auront récupéré des fans ce soir.

Le plus "true" des groupes de la soirée fit son entrée sur scène et nous asséna son black brutal et guerrier. Il est clair que Endstille ne fait pas dans la dentelle et n'était pas là pour poser, ni se forcer à jouer les gros durs… contrairement à certains. Leurs compositions sont largement suffisantes pour les rendre « evil »… Par contre, il fut bizarre de voir 2 des musiciens avec des corpse-paints et 2 à visage nu. Un peu d’homogénéité que diable ! D’ailleurs, le guitariste sans maquillage resta impassible dans son coin laissant le soin au chanteur et au bassiste peinturlurés le soin de faire leur show black-metal.
Le groupe, sans faire l’unanimité, plut beaucoup au public. On peut ne pas apprécier leur musique, mais on doit leur reconnaître une certaine efficacité dans l'exécution de leurs chansons.

Ah Naglfar ! Je suis leur carrière depuis un moment et "Sheol" avait l'effet d'une petite bombe. Ca faisait donc longtemps que j'avais envie de les voir, même si "Pariah" le petit dernier est un peu plus « ordinaire » et m’a laissé un peu sur ma faim. Le son est bien puissant et fort, mais un peu brouillon… trop brouillon d’ailleurs pour mettre en valeur toute la richesse et la violence de leur musique.
Kristofer Oliver s'en sort avec les honneurs au poste de chanteur, mais on sent encore un manque d'expérience et d'assurance. Il est vrai qu'il a "simplement" tenu la basse au sein du groupe avant de remplacer Jens Ryden partir retrouver les bancs de la fac. C'est donc sa première vraie tournée en tant que vocaliste.
Les morceaux sont bien exécutés et ma préférence va aux extraits de « Sheol », tels « I am vengeance » ou « Wrath of the fallen ».
Pas mal du tout mais j’en attendais plus…

La dernière fois que j'avais vu Dark Funeral sur scène, c'était en première partie de Dimmu Borgir, il y a quelques années.
Selon que l'on soit fan ou non, bourré ou pas, les Suédois peuvent sembler plus ou moins ridicules… surtout avec leur espèce de veste en latex à peine digne d'un Dani Filth.
L'interprétation et le son sont tout à fait corrects, mais malgré tout le concert ne brille pas particulièrement. Leur chanteur a pas trop la forme… ou plutôt de motivation. On a un peu l'impression d'un groupe en roue libre et qui vit sur ses acquis. Heureusement que le batteur Matte Modin est là pour secouer tout le monde avec des blasts surpuissants et réglés comme un métronome. C’est surtout lui la vedette de la soirée. D’autant plus que le groupe quitte la scène au bout de 45 minutes sous le regard inquiet et désabusé d’une partie du public.
Mais les voilà « heureusement » de retour pour 2 rappels. Le final se fera sur le désormais classique "My Dark Desires" avec Kristofer de Naglfar en guest.

Une bonne soirée, riche en décibels… et en bière, un brin terni par la prestation en demi-teinte de la tête d’affiche.
Vivement le prochain concert d’Hammer of Gones : Bolt Thrower !

Christophe Noguès - Decibels Storm - mars 2006