CLAWFINGER
- Glucifer - The Quill
Lyon,
CCO - 10 avril 2004
48
heures après le sublime, l’énorme, l’exceptionnel concert
de Monster Magnet au Transbordeur, Alexis et moi nous retrouvions
au Centre culturel œcuménique de Villeurbanne pour un concert
dans un style complètement différent.
ISP
déclencha les hostilités avec un punk-hardcore des familles,
certes pas original du tout, mais assez sautillant et entraînant.
D’ailleurs le chanteur passa la moitié de sa prestation dans
la salle à tenter de rallier à sa cause un public épars.
Le groupe fête ses 10 ans cette année et l’on sent bien
que ISP est expérimenté et à l’aise sur scène.
Bonne mise en bouche.
Bonne
surprise que la prestation de Counterfeit.
Ce groupe que je ne connaissais pas pratique un metal barré,
expérimental et atmosphérique, pétri d’influences
et sonorités variées, rappelant Tool pour les structures
musicales ou encore un Perfect Circle en plus lourd pour les ambiances
(d’autres encore pourront y trouver des influences nu-metal, emo-hardcore,
rock, grunge, pop…).
Malgré des morceaux longs et dépourvus de structure
couplet/refrain/couplet, la musique de Counterfeit reste accessible
et captivante en live. Le groupe est bien en place, les guitaristes
imaginatifs, et le son est plus que correct. Le seul petit point faible
vint du chanteur ; il manque de puissance dans son chant clair, et
comble de malchance, il fut mixé un peu en retrait par rapport
aux autres musiciens.
Mais ne soyons pas trop sévère, la prestation fut appréciée
à juste titre par le public, et cela faisait bien longtemps
que je n’avais pas été autant séduit par un groupe
« amateur ».
A suivre donc !
Pendant
ces 2 premières parties, les gens affluèrent doucement…
tant et si bien qu’au moment de l’arrivée des Suédois,
le CCO était plein comme un œuf !
La
première fois que j’avais vu Clawfinger,
c’était à Marseille en première partie d’Anthrax
il y a déjà quelques années de cela, ça
doit faire… 10 ans ! Le groupe tournait pour son premier album.
Depuis cette époque là, les Suédois ont enchaîné
les albums et les tournées avec plus ou moins de succès,
sans réellement exploser, mais toujours animé par le
désir de bien faire. D’ailleurs le public n’était pas
« trop » jeune comme dans les concerts de neo-metal. Non,
on sentait un public mélangé entre petits jeunes découvrant
Clawfinger et vieux fans des débuts.
Zakk Tell, très en verve et souriant, communique beaucoup avec
ses fans. Il les charme, les harangue, les fait rire. Mais il n’est
pas le seul à a faire le spectacle. Le claviériste /sampler
ne cesse de courir de part et d’autre de la scène, souriant
béatement et assurant ses backing-vocals avec aisance. Le batteur
se démène derrière ses fûts et le gratteux
enchaîne des rythmiques tranchantes dont il a le secret.
Le public est chaud et connaît bien chacun des morceaux du groupe,
mais il est clair que les anciens titres obtiennent le plus de suffrages.
Les « Warfair », « Nigger » et « Rosegrove
» du premier album sont repris en chœur.
Tous les disques sont passés en revue et l’on se rend compte
de la grande quantité de morceaux accrocheurs écrits
par ces Suédois. Hormis les titres du premier album déjà
cités, les « Biggest and the best », « Two
sides », « Zeroes and Heroes » et « Burn in
Hell » font mouche instantanément.
Le concert se termine par un « The Truth » surpuissant
et un « Do What I say » explosif.
Excellent concert !
Christophe
Noguès - Decibels Storm - avril 2004