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ARCTURUS
- Kill The Thrill - Ellipsis Très petite affluence pour cette date, puisque ce sont juste un peu plus d'une centaine de personnes qui peuplent ce soir le Portail Coucou. Il faut dire que nous sommes lundi. Le heavy metal sophistiqué d'Ellipsis, dont je ne connaissais que peu de choses, passe finalement plus qu'honorablement. Les nombreux longs passages instrumentaux sont indéniablement le point fort de ce groupe dont le guitariste est très performant. Le côté moins réside dans le chant forcé du vocaliste. Il est bien meilleur lorsqu'il adopte un registre non-extrême, plus velouté, plus coulé. Le jeu du batteur est également un peu décevant sur scène, privilégiant trop souvent les plans simplistes. Un set dont la grande satisfaction vient donc des morceaux en eux-mêmes, qui sont bons, et de leur interprétation par le duo guitare-basse, toujours enlevé. Une prestation tout à fait honnête. Kill The Thrill se présente, comme à son habitude, désarmant de simplicité et d'authenticité. Leur son sur scène est toujours aussi acrimonieux, avec notamment leur chanteur qui hurle tant et plus et contribue comme il se doit à installer un climat de souffrance et de noirceur. Malheureusement, et le groupe n'y est pour rien, la sono n'est pas à la hauteur et le problème se révélera crucial avec Arcturus. Dommage, car Kill The Thrill se donne de la peine pour être aussi carré que possible tout en préservant la part d'émotion qui a toujours été sa marque de fabrique. Tous les morceaux passent excessivement bien l'épreuve de la scène, et ce quelque soit le registre abordé : rugueux, violent, lancinant ou éthéré. La marque des Swans plane toujours autant par moment, mais ce n'est pas un problème car qui oserait franchement s'en plaindre. Leur show parvient à restranscrire leur science éprouvée de la cohabitation entre côté organique et synthétique. Du très bon Kill The Thrill, hélas un peu gâché par le son. Mais quoiqu'il en soit, cela fait toujours plaisir de voir ce groupe qui même lorsqu'il ne joue "qu'en" première partie se fait un devoir de livrer au public plus que la triste demi-heure syndicale à laquelle nous sommes trop souvent habitués. De toute façon, j'imaginais mal Kill The Thrill me decevoir. Nous sûmes dès les règlages effectués lors de l'entracte entre Kill The Thrill et Arcturus de quoi souffrirait en priorité le show de ces derniers : d'un son abominable. En effet, il s'avère que dès que le niveau sonore dépasse un certain stade, l'ensemble, et surtout la batterie, grésille lamentablement. Je ne sais à quoi furent dues ces circonstances, mais ce fut en tout cas extrêmement pénible. Le
groupe se pointe donc et là, deuxième désillusion
: Vortex... Sans vouloir rejoindre l'immense caravane du "Non"
au nouvel arrivant, je dois en effet admettre que "c'était
bien mieux avant". Même si je ne mésestime pas le
fait que, Arcturus n'ayant jamais véritablement tourné
avec Garm, nul ne peut dire si ce dernier n'aurait finalement pas
perdu de sa superbe avec plusieurs semaines de concerts dans les bottes
et un son aussi pourri. Mais tout de même, le compte n'y est
pas. Et même l'attitude de Vortex, très cabotin, ne me
semble pas adaptée. Et que dire de ses pitchs manifestement
destinés à "garmiser" sa voix sur les anciens
titres? Ce concert confirme ce que l'album laissait penser : Garm,
qui n'était pas le personnage central dans les compositions
du groupe, en était en revanche le centre tout court. Un peu
comme Plant chez Led Zeppelin : Page écrivait certes la quasi
totalité de titres, mais aurait-on pu un seul instant imaginer
le groupe avec, mettons, Ian Gillian, au micro ? (je suis gentil en
disant Gillian... Ozzy aurait été plus exact !) Bon,
ben, ce concert confirme plusieurs choses : Dire qu'au moment de la fin mon sentiment est mitigé est un bel euphémisme. Alexis Kieffer - Decibels Storm - octobre 2005 PS : merci à Mika sans qui etc... |
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