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Premiers
à arpenter la scène, les Roumains de Magica.
Je connaissais ce groupe de réputation mais je n'avais
jamais entendu une seule note de leur musique. Et bien, je ne
le regrette pas ! Car quand cette énième groupe
à chanteuse commença à jouer, je fus consterné
par la platitude et le manque d'originalité de leur musique.
Magica, c'est vraiment le Nightwish du pauvre. La chanteuse
manque sérieusement de charisme… un comble pour ce genre
de groupe. Néanmoins, il faut leur reconnaître
un très correct niveau technique et une bonne interprétation
de leurs chansons.
Vite vu, vite oublié… Magica... caca…!
A noter que les Roumains furent victimes de quelques blagounettes
avant leur entrée en scène (pied de micro descendu,
claviers sans son trépied, set-list trafiquée,
etc…).
Les
Nightmare furent
très bien accueillis, car il faut l'avouer ils jouent
presque à domicile. Malgré un excellent nouvel
album dans les bacs, il n'est pas facile de vendre du heavy-metal
français. Je crois savoir que les chiffres de vente des
2 derniers CD des Grenoblois sont relativement bas comparés
à leurs concurrents allemands, suédois et finlandais.
C'est d'autant plus rageant que bon nombre de ces concurrents
n'ont pas la qualité et l'originalité de Nightmare.
Sur scène, ça bouge, ça vit… et le regard
des spectateurs virevolte d'un musicien à l'autre, tous
plus dynamiques les uns que les autres. La paire de gratteux
est un des points forts du groupe, et ils arrivent à
nous éblouir sans faire preuve d'inutiles démonstrations.
Joe Amore n'a peut-être pas le charisme d'un Bruce Dickinson,
mais il reste un bon performer et n'est jamais ringard ou ridicule
comme peuvent l'être certains chanteurs de heavy-metal.
Son timbre de voix ne fait pas l'unanimité au sein des
fans de heavy-metal (peut-être qu'elle n'est pas assez
commune pour eux et qu'ils préfèrent les clones
de Halford ou Kiske…), mais elle est aussi puissante sur scène
que sur disque. Et puis, il y a certaines intonations à
la R.J Dio qui ne sont pas pour me déplaire (et quelques
similitudes dans leur physique aussi. Finalement, Joe c'est
un Dio en grand modèle quoi !!)
Si vous ajoutez à cela une bonne reprise de "Hallowed
be thy name" (et les paroles, Joe ?), vous obtiendrez un
show de qualité et qui fait honneur à notre metal
national.
L'arrivée
sur scène des musiciens d'After
Forever fut bruyamment saluée par un
public ravi. Et ce ne fut rien comparé à l'entrée
de Floor.
Autant Anneke de The Gathering est petite, semble fragile et
a tout de la végétarienne hollandaise, autant
c'est le contraire pour Floor Jensen, elle est grande, puissante
et a tout de la femelle carnivore ! Je connais d'ailleurs quelqu'un
dans notre équipe qui se serait bien laissé croquer…
Le
début du show fait la part belle aux compositions récentes
du groupe. Et ça balance sévère dans le
pompeux et le grandiloquent. Une bonne partie du public semble
vraiment apprécier et s'éclater. Malgré
tout, je garde un petit faible pour les morceaux extraits de
"Decipher" et "Prison of Desire" les deux
premiers albums du groupe… avec encore du chant death. Leur
ancien guitariste et principal compositeur sur ces deux méfaits
étant parti fonder Epica en 2001, il n'est pas surprenant
que les troisième et quatrième CDs soient sensiblement
différents.
Les titres s’enchaînent, montrant un groupe rodé
à la scène et parfaitement en place. Floor maîtrise
l’espace scénique et c’est avec un permanent sourire
aux lèvres qu’elle scrute le public et chante si bien.
Pendant que la demoiselle reposait sa voix 5 minutes, les musicos
en profitèrent pour effectuer une sympathique reprise
de "For Whom the bells tolls" de Metallica.
Sur
la fin du show, After Forever joua 2 chansons issues du denier
album (dont le single). On put se rendre compte que sur les
puissants refrains, la voix de Floor était renforcée
par des bandes. Il est certes bien de vouloir restituer sur
scène le côté symphonique des albums, mais
cela ne doit pour autant brider la performance humaine. Serait-ce
le syndrome "Epica" ?
En
dernier rappel, la scène fut envahie par les musiciens
des 3 groupes et leurs techniciens pour une reprise endiablée
de "The final Countdown". On notait : un Joe Amore
sortant de la douche et couvert uniquement par 2 serviettes
de bain, un monsieur-dame peinturluré de maquillages
outranciers, et tout un tas d’olibrius excités !
Une
très agréable soirée où le public,
une fois de plus, en a eu pour son argent.
Christophe Noguès - Decibels Storm - février 2006
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