home albums videos live reports interviews concerts liens contact
 

 

 

AFTER FOREVER - Nightmare - Magica
Lyon, le Ninkasi Kao - 19 février 2006

Ce dimanche soir annonçait certes la fin d'un week-end gris et pluvieux, mais annonçait aussi la fin de la tournée européenne d'After Forever. Satisfaits de leur précédente tournée avec Nightmare en 2003, les Hollandais avaient donc invité une fois de plus les Français à partager leur tour-bus.
Et logiquement, les fans vinrent nombreux ce soir là. De plus, un concert de fin de tournée réserve toujours son lot de surprises…

Magica :
 
cliquez pour agrandir l'image cliquez pour agrandir l'image
Nightmare :
 
cliquez pour agrandir l'image
cliquez pour agrandir l'image
cliquez pour agrandir l'image
cliquez pour agrandir l'image
After Forever :
 
cliquez pour agrandir l'image
cliquez pour agrandir l'image
cliquez pour agrandir l'image
cliquez pour agrandir l'image
cliquez pour agrandir l'image
 cliquez pour agrandir l'image
cliquez pour agrandir l'image
cliquez pour agrandir l'image
cliquez pour agrandir l'image
 

Premiers à arpenter la scène, les Roumains de Magica. Je connaissais ce groupe de réputation mais je n'avais jamais entendu une seule note de leur musique. Et bien, je ne le regrette pas ! Car quand cette énième groupe à chanteuse commença à jouer, je fus consterné par la platitude et le manque d'originalité de leur musique. Magica, c'est vraiment le Nightwish du pauvre. La chanteuse manque sérieusement de charisme… un comble pour ce genre de groupe. Néanmoins, il faut leur reconnaître un très correct niveau technique et une bonne interprétation de leurs chansons.
Vite vu, vite oublié… Magica... caca…!
A noter que les Roumains furent victimes de quelques blagounettes avant leur entrée en scène (pied de micro descendu, claviers sans son trépied, set-list trafiquée, etc…).

Les Nightmare furent très bien accueillis, car il faut l'avouer ils jouent presque à domicile. Malgré un excellent nouvel album dans les bacs, il n'est pas facile de vendre du heavy-metal français. Je crois savoir que les chiffres de vente des 2 derniers CD des Grenoblois sont relativement bas comparés à leurs concurrents allemands, suédois et finlandais. C'est d'autant plus rageant que bon nombre de ces concurrents n'ont pas la qualité et l'originalité de Nightmare.
Sur scène, ça bouge, ça vit… et le regard des spectateurs virevolte d'un musicien à l'autre, tous plus dynamiques les uns que les autres. La paire de gratteux est un des points forts du groupe, et ils arrivent à nous éblouir sans faire preuve d'inutiles démonstrations.
Joe Amore n'a peut-être pas le charisme d'un Bruce Dickinson, mais il reste un bon performer et n'est jamais ringard ou ridicule comme peuvent l'être certains chanteurs de heavy-metal. Son timbre de voix ne fait pas l'unanimité au sein des fans de heavy-metal (peut-être qu'elle n'est pas assez commune pour eux et qu'ils préfèrent les clones de Halford ou Kiske…), mais elle est aussi puissante sur scène que sur disque. Et puis, il y a certaines intonations à la R.J Dio qui ne sont pas pour me déplaire (et quelques similitudes dans leur physique aussi. Finalement, Joe c'est un Dio en grand modèle quoi !!)
Si vous ajoutez à cela une bonne reprise de "Hallowed be thy name" (et les paroles, Joe ?), vous obtiendrez un show de qualité et qui fait honneur à notre metal national.

L'arrivée sur scène des musiciens d'After Forever fut bruyamment saluée par un public ravi. Et ce ne fut rien comparé à l'entrée de Floor.
Autant Anneke de The Gathering est petite, semble fragile et a tout de la végétarienne hollandaise, autant c'est le contraire pour Floor Jensen, elle est grande, puissante et a tout de la femelle carnivore ! Je connais d'ailleurs quelqu'un dans notre équipe qui se serait bien laissé croquer…

Le début du show fait la part belle aux compositions récentes du groupe. Et ça balance sévère dans le pompeux et le grandiloquent. Une bonne partie du public semble vraiment apprécier et s'éclater. Malgré tout, je garde un petit faible pour les morceaux extraits de "Decipher" et "Prison of Desire" les deux premiers albums du groupe… avec encore du chant death. Leur ancien guitariste et principal compositeur sur ces deux méfaits étant parti fonder Epica en 2001, il n'est pas surprenant que les troisième et quatrième CDs soient sensiblement différents.
Les titres s’enchaînent, montrant un groupe rodé à la scène et parfaitement en place. Floor maîtrise l’espace scénique et c’est avec un permanent sourire aux lèvres qu’elle scrute le public et chante si bien.
Pendant que la demoiselle reposait sa voix 5 minutes, les musicos en profitèrent pour effectuer une sympathique reprise de "For Whom the bells tolls" de Metallica.

Sur la fin du show, After Forever joua 2 chansons issues du denier album (dont le single). On put se rendre compte que sur les puissants refrains, la voix de Floor était renforcée par des bandes. Il est certes bien de vouloir restituer sur scène le côté symphonique des albums, mais cela ne doit pour autant brider la performance humaine. Serait-ce le syndrome "Epica" ?

En dernier rappel, la scène fut envahie par les musiciens des 3 groupes et leurs techniciens pour une reprise endiablée de "The final Countdown". On notait : un Joe Amore sortant de la douche et couvert uniquement par 2 serviettes de bain, un monsieur-dame peinturluré de maquillages outranciers, et tout un tas d’olibrius excités !

Une très agréable soirée où le public, une fois de plus, en a eu pour son argent.

Christophe Noguès - Decibels Storm - février 2006