Interview : Diluvian

Adiou. Bon ça commence à prendre la petite sauce Diluvienne, après ces problèmes de line-up, et ces retards de sortie d'album qui était annoncée pour avril ou mai, enfin on peut écouter ce petit brulôt qu'est “Epidemic”. L'impatience était à son comble pour vous je suppose, vos impressions sur cet objet,sur le retard, sur l'arrivée de Mickey...?
Trivette : Salut à toi ! On est libérés qu’« Epidemic » soit enfin disponible, l’attente devenait très (trop) longue d’autant plus qu’elle était indépendante de notre volonté… Le label avait des impératifs en délais et en finance dont on ne devait pas faire partie visiblement, mais on peut dire que la page est tournée maintenant !
Dut’s : Oui, vraiment content de pouvoir enfin franchir une étape, ça aura mis le temps... Je pense qu'on est tous globalement satisfait du résultat, si on replace les choses dans leur contexte. A savoir que cela fait maintenant plus d'un an que cet album est composé, et que nos gouts et ambitions ont évolués depuis... Mais bon, pour un premier album, on ne va pas faire les fines bouches, et on adore le jouer en live héhé.
En ce qui concerne Mickey, à l'heure actuelle, il souffre de quelques problèmes de santé, totalement incompatibles avec la pratique de la musique dans un groupe tel que le nôtre... Nous sommes donc actuellement à la recherche d'un guitariste de remplacement, en attendant son bon rétablissement. Un obstacle de plus à ajouter au chemin de Diluvian, en espérant que notre poutre de bamako se remette vite et bien !

Ça se présente comment ? Question webzines on dirait bien que ça plait, mais niveau magazines de plus grosse envergure, vous avez eu des envois à faire, des chros en attente, non ? Je parle pour la métropole chez nous, vu que votre label est américain, je ne sais pas si la promo est assurée par eux ou si vous vous débrouillez tous seuls ?
Trivette : Oui pour le moment on a de bons retours, on espère que ça va continuer sur cette lancée ! A vrai dire on n’a reçu que très peu d’albums, donc on a vraiment limité les envois promos contrairement à l’EP, donc pour les magazines ça attendra *rires* On se limite à Internet et aux webzines qui sont justement les meilleurs moyens pour faire de la promo (conséquente) en dépensant le moins possible ! D’autant plus que Deepsend Records ne nous aide pas du tout, peut être un ou deux envois promo aux Etats-Unis et encore… En gros, toute la promo est réalisée par nos petits soins !
Dut’s : Par nos frêles petites mains, couvertes de crevasse avivées par la fraicheur de nos larmes... Héhé ! Plus sérieusement, comme l'a dit Trivette, on s'est retrouvé avec très peu de disques sous la main, et bien obligé de couvrir nos frais d'enregistrements/production. Impossible donc pour nous d'envoyer des cds au monde entier... On s'est limité au virtuel, pour éviter de nous foutre dans la merde plus qu'on ne l'est déjà.
Et non, nous n'avons jamais eu à remercier le label pour sa promo enjouée et efficace...
Diluvian fait partie de l'asso FCDM (Franche Comté Death Metal) qui fait un peu la promo des groupes Human Parasite, Dieresis, Blood taste, Rising Purge et Captain Spaulding, Recueil Morbide et évidemment Diluvian. Est-ce que cette asso vous permet véritablement de faire une bonne promo, en tous les cas ici pour Diluvian ? Ce genre de structure arrive-t-elle à avoir un poids conséquent qui puisse permettre à votre groupe de choper ne serait-ce que quelques concerts ?
Vous fontionnez comment finalement avec cette asso ?
Trivette : Le FCDM est juste là pour faire parler de plusieurs groupes en même temps, ce n’est pas miraculeux, ce n’est pas révolutionnaire, (je ferais un excellent commercial *rires*) mais on a déjà eu des contacts grâce à ce petit collectif, que ce soit des gens qui apprécient notre musique ou des propositions de concert, on en attend pas plus pour le moment du FCDM !
Il y a des membres de Diluvian dans Rising Purge, comme vous deux étiez aussi chez Methnakriss, et encore comme Mickey et Jean-Fi étaient chez Recueil Morbide. On a l'impression que c'est un peu le jeu des chaises musicales parmi ces groupes, où vous naviguez entre vous mais chez l'un ou chez l'autre. Qu'est-ce qui finalement a stabilisé ces changements de groupes et qui a fait que vous ayez créé Diluvian, un côté plus brutal que chez Mehtnakriss tandis que l'aspect mélodique est toujours présent ?
Trivette : C’est plus une partouze musicale *rires*, mais tu as bien résumé la chose, tout le monde (ou presque) se connait donc du coup ça facilite les contacts entre musiciens ce qui fait que les projets se multiplient. Ce qui a fait que l’on crée Diluvian, c’est l’amour tout simplement !! Le vrai, le chaud, l’humide !
Dut’s : Il faut dire que cela s'est beaucoup stabilisé, depuis le temps ! En fait, on avait l'idée de monter Diluvian bien avant d'intégrer Mehtna, que l'on a quitté pour nous consacrer à notre groupe. Notre batteur, qui avait jusqu'alors trois groupes, ne joue plus que dans Diluvian.
Jeanfi, notre bassiste, a intégré le groupe peu après son départ de Recueil Morbide, de même pour Mickey.
Personnellement, je joue actuellement dans deux autres groupes que Diluvian. Ceci dit, c'est vrai que la scène franc comtoise, et particulièrement la scène bisontine, est très riche en groupes, dans tous les genres imaginables. Tout le monde se connait plus ou moins, des liens se créent, des groupes se montent... Aussi loin que je me souvienne (et encore, je ne suis qu'un petit jeunot dans ce milieu, héhé), ça a toujours été comme ça.
Rising purge semble stagner si l'on compare à Diluvian c'est mort comme projet ou simplement en suspend ?
Trivette : Il me semble qu'ils ont arrêté définitivement.

Bon passons aux choses sérieuses, “Epidemic” est un putain d'album, comparé à “Inhumanity Remains”. Si on vous avait donné une étiquette deathcore, que je n'ai pas spécialement trouvé sur cet Ep, on peut dire que l'album est à des années lumières de ce style. C'est du death technique, brutal et mélodique. On découvre une aération flagrante dans les morceaux, une technique plus incisive, une brutalité plus violente, malgré une mélodie encore plus présente. Vous avez réussi à affiner votre style dans le sens positif et les morceaux s'en ressentent; Est-ce que c'est quelque chose que vous avez vous-mêmes constaté d'une part dans la composition de cet album, mais également à l'arrivée, à la fin du mastering par exemple ?
Trivette : Merci pour les compliments ! Hé bien, j’pense qu’il était clair pour nous que les nouveaux morceaux étaient supérieurs à ceux de l’EP, et d’ailleurs les futurs compositions nous paraissent déjà bien supérieures à celles de l’album *rire*. C’est du moins notre ressenti, et c’est logique de progresser plutôt que de régresser, on se trompe peut être mais nous sommes confiants ! Pour ce qui est du deathcore, c’est totalement aléatoire suivant les avis, pour certains on est encore plus tombé dedans, pour d’autres on en a jamais fait, c’est l’bordel ! *rires*
Dut’s : Difficile d'être vraiment objectif par rapport à cet album. Nos auditeurs découvrent cet album plus d'un an après qu'on l'ait écrit... On l'a entendu des centaines de fois... Mais le grand souci est surtout l'évolution que nous avons choisie aujourd'hui. Je pense que notre prochain opus devrait déstabiliser plus d'un de nos auditeurs actuels, héhé. En d'autres termes, « Epidemic » est déjà le passé de Diluvian pour nous. Sinon pour parler de l'album en tant que tel, on est assez satisfait, c'est ce qu'on avait envie de faire à cette époque, on y a mis toute notre énergie, même si les périodes de composition / enregistrement étaient quelque peu hasardeuses. On y a pris beaucoup de plaisir, et j'estime que ca représente une bonne base, pour un groupe de death metal qui n'as pas fini d'évoluer !
C'est clair qu'il y a une formidable maturité musicale en peu de temps, même si j'adore les premiers titres, notamment “Lead the cattle to slaughter”, parce que dynamique et violemment euphorisant, j'ai noté que la deuxième partie de l'album, à partir de “Orphans”, laisse la part belle à la mélodie. En effet vous offrez plus de place à la mélodie violente et entrainante. C'est le cas pour “A sleeping cancer”, “The fury”. C'est une chose que vous avez voulu, dans l'évolution logique de l'album ou vous avez posé les morceaux un peu à la va vite ?
Trivette : Personnellement, je voulais un album assez équilibré et digeste, alterner les titres vraiment bourrins et ceux plus mélodiques et ce de manière à tenir en haleine l’auditeur pendant 40 minutes. C’est Dut’s qui s’est chargé de la répartition et j’pense qu’elle remplit pleinement son rôle.
Dut’s : Le tracklist est venu quasi naturellement. On ne s’est pas posé beaucoup de questions, on s'est dit « on commence par celle là, c'est celle ci qui va le mieux après... » etc. A vrai dire, c'est la première fois que je réalise que les morceaux les plus mélodiques sont à la fin de l'album, et c'est totalement vrai, héhé !
Pareil, pour les vocaux de Trivette (putain, j'espère que c'est qu'un pseudo, sinon je suis navré....), mais vous n'êtes pas tombés dans le sac à branlette du death core moderne, ou du death ricain brutal à souhait. Je veux dire par là que t'as une voix de death metalleux, et tu n'utilises pas de gruiks de goret égorgé à profusion ce qui est devenu maintenant un peu la facilité de tout le monde...
Le chant death c'est quoi pour toi ? Comment tu le vois? Comment tu le chantes ? Comment tu le ressens ?
Trivette : Pour commencer, c’est mon vrai prénom, mes parents adoraient la série « Walker Texas Ranger », j’préfère ça que m’appeler Johnny…. Sinon je fais ça naturellement, donc je ne saurais pas trop expliquer, plus je chante, plus je me sens à l’aise, j’aime autant les grosses voix de bucherons que les voix de castrat du moment que c’est bien fait, j’aimerais être le plus polyvalent possible mais ce n’est pas donné à tout le monde, donc on verra bien ce que j’peux faire par la suite ! On a essayé d’avoir un chant « varié » (tout en restant dans l’ hurlé) sur l’album, honnêtement j’pense pas qu’on ait vraiment réussi, et je mise beaucoup sur le prochain pour améliorer tout ça !
Dut’s : En fait, il s'appelle Jean Arnaud Fabien Hubert Delacroix, mais il a un peu honte. Plus sérieusement, on compte bien faire en sorte que le prochain album soit énormément plus varié, sur de nombreux points, le chant en tête de liste. Attendez vous à de grande nappes de chants grégoriens sur des passages atmo de 58 minutes, héhé !

“Epidemic” est sorti chez Deepsend, alors peut-être que je me trompe mais “Inhumanity Remains” portait la bannière de ce label également. C'est un peu dommage d'aller chercher si loin un label quand on voit le potentiel de Diluvian et ce qu'on peut signer comme daubasse anale chez nous...
Ce label semble avoir une bonne confiance en Diluvian, est-ce que cette confiance est réciproque ?
Le contrat qui vous lie arrivera à son terme avec cette prod ou, après avoir pris une bonne baffe le staff de Deepsend veut remettre le couvert ?
Trivette : Pour le moment aucune idée de notre avenir chez Deepsend Records ou chez qui que ce soit d’ailleurs, on y a un peu réfléchit mais on n’a pas encore agit, on va attendre un moment, et ce concentrer sur la sortie d’ « Epidemic » ! Deepsend Records nous a effectivement fait confiance depuis notre premier EP, il ne se prennent pas la tête, ils signent ce qu’ils aiment quelque soit le style (même si ça reste dans l’extrême) et pour cela on les en remercie, après c’est vrai qu’on était un peu à l’abandon depuis le début, jusqu’à la fin, mais on n’attendait pas grand-chose d’un label, tout ce qu’on voulait c’était l’étiquette afin de gagner en crédibilité, et un pressage correct, fait par des pros. Ce deal n’aura pas été une mauvaise chose pour nous faire connaitre un peu plus, mais ce ne sera sans doute pas la meilleure expérience, du moins, on l’espère fortement *rires*.
Dut’s : On ne peut pas dire que Deepsend nous ai été d'une aide remarquable. Ceci dit, ils ont fait leur taf comme il se doit, et on les en remercie. Notre contrat s'arrête avec cet album, et nous ne sommes pas encore fixés quant à l'avenir de Diluvian, en ce qui concerne les labels.
On a la même chose à dire que pour Deepsend recs, à propos de Pierre-Emmanuel Pelisson et le styido PE. Vous avez de nouveau bossé avez lui comme pour votre première galette. C'est un de vos proches ?
Le résultat est nickel en tous les cas, vous avez tout fait là-bas, enregistrement, mixage, mastering ?
Trivette : Bah pour le prix qu’on a payé ! (Pe si tu nous regarde, c’est une blague, ne me frappe pas s’il te plait ! *rires*) Non, franchement rien à redire, convivial et professionnel, on est plus que satisfait du résultat !
Dut’s : Bah pour le prix qu'on a payé ! (PE !!! *rire dégueulasse*). Comme je le répète souvent, bosser avec PE est toujours un véritable plaisir. Il est à l'écoute, patient, attentif... Très pro derrière ses manettes, tout en ne se prenant jamais la tête, c'est vraiment un mec cool. Et pour rebondir sur nos super blagounettes, il n'est pas cher du tout, profitez-en, héhé !

Passons à l'artwork, boulot réalisé par Trëz., graphiste de qualité qui a étudié l'art traditionnel et digital à Montpellier, qui également (on y revient) a fait l'artwork de Mehtnakriss.
Alors évidemment on se dira d'abord : pourquoi lui ?
Mais surtout, est-ce que cet artwork est le fruit d'une direction guidée par vos propres pensées, ou vous n'aviez pas la moindre idée de ce qu'il allait vous concocter ?
Trivette : Tout simplement parce qu’on aime vraiment son travail, c’est donc logiquement qu’on lui a demandé de réaliser notre pochette !
Dut’s : On ne connaissait pas du tout ce monsieur avant de bosser avec lui. Personnellement parlant, j'entends. Mais on a toujours entendu parler de son taf, et il a la réputation d'être très sympa et efficace. On est maintenant très bien placés pour confirmer qu'il ne l'a pas volée ! On lui a laissé quasiment carte blanche, et tout est allé très vite. Après la lecture des textes, et quelques jours d'essai, on avait l'idée générale, puis le produit final très rapidement. On ne peut vraiment pas se plaindre des personnes qui nous ont épaulées pour la production de cet album !
Tiens c'est quelque chose qui m'interpelle depuis un moment. Comment ça marche quand un graphiste vous réalise un artwork, est-ce que vous payez les droits de la réalisation, je veux dire, une fois que l'artwork vous est attribué, est-ce que vous repayez des droits, genre si vous sortez des shirts ou autre, enfin tu vois ?
Trivette : Heuuuuuuu je n’en ai aucune idée, je pense que tout dépend du « contrat » passé avec le graphiste. On ne s’est pas vraiment posé la question étant donné qu’on voulait « juste » une pochette, il faudrait lui poser directement la question !
A la lecture de vos paroles, on sent une grosse dose de ras le bol de la société actuelle me trompé-je (si si ça s'écrit comme ça), une critique des maux de la société moderne, est-ce que c'est ce que vous avez voulu faire ressortir à travers un titre comme “Epidemic” et avec des morceaux tels que “A sleeping cancer”? Par contre avec “You're wretched”, que doit-on y voir ; une critique de toute forme de religion ou du moins de dogme qu'il soit religieux, philosophique ou tout bonnement idéologique ?
Dut’s : Haha, les textes d' « Epidemic »... Ils ont été écris à la vite, à une époque où on ne leur attribuait que très peu d'importance. Et aujourd'hui, on s'en mord bien les doigts, héhé !
En gros, c'était un peu ça, l'idée. La connerie humaine répandue comme une épidémie. Et mon papa voulait pas m'acheter de scooter...
En ce qui concerne les paroles de « You're Wretched », elles ont été écrites par notre premier guitariste, Antonin, qui officie aujourd'hui au sein d'Once and For All.
Comptez sur nous pour pondre des textes dignes de ce nom, pour le prochain ! (Oui, des promesses, toujours des promesses, héhé !)
Et notre point de vue, a propos des religions, ou de tout ce qui peut s'apparenter à ca, c'est que... Bah on s'en branle totalement. Perso je pense que c'est de la belle merde, mais chacun fait ce qu'il veut de sa vie. En tout cas, on n’attache pas assez d'importance à ce sujet au point de s'y attarder dans notre musique.
Vous avez un peu tourné avant la sortie de cet album, notamment le United Sickness Festival, ça devait être plutôt sympa, mais là, je n'ai pas vu grand chose comme dates sur votre myspace, c'est le calme plat ou ça va arriver ?
Trivette : Etant donné que Mickey a un problème de santé actuellement, on cherche un remplaçant (uniquement pour le live, le temps que Mickey nous revienne tout frais tout beau, comme à son habitude) histoire de ne pas perdre trop d’opportunité de concert, mais ce n’est pas vraiment évident de trouver quelqu’un pour de l’ « interim »… De toute façon, on étudie toute les propositions, on est juste douteux sur les dates pour la fin d’année 2010, pour 2011 tout sera rentré dans l’ordre ! Donc n’hésitez pas si vous avez des propositions à nous faire !
Dut’s : On se retrouve une nouvelle fois bloqués, mais c'est un mal pour un bien, cela nous permet justement de vraiment nous atteler à la composition du prochain, en attendant de pouvoir retourner foutre la merde un peu partout !
Et le fait que votre label soit américain peut vous donner espoir de faire un petit tour par là-bas, du genre avec Offending vu qu'il sont chez eux également ?
Trivette : Comme on a dit précédemment, Deepsend ne nous aide aucunement que ce soit en promo qu’en booking, donc l’espoir fait vivre mais on sait très bien que ce n’est pas prêt de se réaliser (pas avec Deepsend du moins).
Bon et qu'est-ce qui fonctionne le mieux sur scène, je suppose que “Lead the cattle to slaughter” tue sa mère et que la divine “Five nails to the head” donne pas mal de frisson ? Vous avez un petit recul sur ce qui plait le plus en live, sans que le public connaisse forcément vos morceaux ?
Trivette : Dernièrement pendant notre « merveilleux » set en Hollande (pour ceux qui ont suivit l’histoire), une personne du public scandait les paroles, ça nous a surpris, et ça fait sacrément plaisir à voir !! Sinon c’est vrai que pour le moment la plupart des gens ne nous connaissaient pas bien ou pas du tout, mais ça finissait toujours par bouger, on essaye d’être le plus régulier possible, de faire en sorte que le show ne s’essouffle pas et d’enfoncer l’clou avec « Blastin’ Dead » histoire de finir sur les rotules ! Je tiens quand même à remercier le public alsacien qui à chacune de nos venues nous a fait un accueil du tonnerre, ça fait chaud au cœur et on espère remettre ça très vite !
Dut’s : Personnellement, c'est « A Sleeping Cancer » et « Beholding The Ocean's Throne » que je prends le plus de plaisir à jouer sur scène. En ce qui concerne « Lead the Cattle », c'est la compo par laquelle nous commençons nos set, sur les chapeaux de roues, donc, héhé ! On a très rarement, voir jamais, eu à se plaindre de nos publics, bien au contraire, et c'est vraiment une chance. On donne vraiment le meilleur de nous même à chaque live, et on est toujours très heureux de voir que de plus en plus de personnes y sont réceptifs.
Incontestablement la coupure de l'album, le moment de détente c'est “Orphans”. Quel choix judicieux de mettre cet instrumental reposant et pourtant si profond à cet endroit. Un instrumental c'est quelque chose de spécial, quand vous l'avez pensé, composé, vous vous disiez que ce serait obligatoirement un instrumental ou vous l'aviez imaginé plus comme une intro de morceau ?
Dut’s : En vérité, c'est un morceau que j'avais composé sans penser une seconde en faire un titre pour Diluvian. Mais en avançant dans l'enregistrement, on s'est dit qu'un petit interlude plus calme, plus mélodique ne serait surement pas de trop, au milieu de 40 minutes de blast et de beuglements dégueulasses, héhé. J'ai donc ressorti cette compo d'entre les fagots, elle a plu aux autres, et collait plutôt bien avec le reste de l'album, on a donc décidé de la garder !

Bon alors la prochaine étape c'est quoi pour Diluvian ? Est-ce que c'est devenu le projet principal pour tous les membres du groupe ?
Trivette : Pour Jeanfi, Mickey et moi, c’est notre seul projet musical donc oui c’est le principal, c’est mon bébé *rires* Après il y a des hyperactifs des décibels qui répondent au doux nom de Dut’s et Bubu qui multiplient les projets (multipliait pour Bubu, mais il ne va pas tarder à remettre ça en route, je lui fais confiance *rires*). Les prochaines étapes : le prochain album ! La recherche d’un label (si besoin est) ! Et toujours plus de concerts !
Dut’s : Diluvian reste et restera toujours mon projet principal, j'y ai dépensé énormément de temps, et c'est toujours un énorme plaisir de continuer ca ensemble. On a monté ca comme deux trous du cul, avec Trivette, et aujourd'hui on arrive a voir qu'on a déjà fait un peu de chemin, et surtout celui qu'il nous en reste beaucoup à faire. Ce serai vraiment débile de s'arrêter là, ce n'est vraiment pas au goût du jour ! On vit des expériences géniales, et ce n'est pas prêt de s'arrêter ! Mais comme le dit Trivette, j'ai toujours besoin de gouter à autre chose. J'ai monté Goddess pour éviter que Diluvian ne devienne un groupe de post-hardcore, et j'ai intégré un groupe de rock progressif à la basse, pour varier les plaisir, et surtout éviter de me lasser des connards qui me gueulent dans les oreilles depuis que je suis gamin héhé ! En caricaturant, bien sûr !
En ce qui concerne le futur de Diluvian, composer le prochain album, trouver des tympans de rechange à notre Mickey, trouver un bon label et enchainer les dates. Il y a du boulot, on n’est pas prêt de s'ennuyer, héhé !
Stop et fin pour cette fois, merci de vous être prêtés à cette petite entrevue. Sur ce je vous souhaite une bonne route avec cet album, dans l'espoir de vous voir pour ma part dans le sud ouest à l'occasion d'une date. C'est avec un certain plaisir que je vous laisse finir....
Trivette : On te remercie pour cette interview ! Comme d’habitude on fait un p’tit coucou à tous ceux qui nous supportent depuis le début ou récemment, c’est grâce à eux si on avance et merci aux connards de Dieresis, Human Parasite, Shellshocked et Calciferum ainsi qu’à toute la Franche-Comté !!!!
Dut’s : Merci à toi de nous laisser un peu de place sur ton webzine, et pour l'intérêt que nous porte, c'est un vrai plaisir ! Merci aussi à tous les connards dont je ne citerai pas les noms. Encore merci, à bientôt !