Interview : Anthropia

Salut à toi. Alors Anthropia est né en 2003, le deuxième album « The Chain reaction » vient de sortir, est déjà il est acclamé de toutes parts ; vous pensiez avoir si rapidement, après un deuxième album, un accueil aussi chaleureux ?
Bonjour ! Il est assez difficile de savoir comment un album va être reçu et pour être tout à fait franc je ne me suis jamais posé la question tout au long de la production du disque… Comme sur le premier album, nous avons simplement essayé de livrer le meilleur album possible. Nous étions cependant très confiants, lorsque nous avons eu le résultat final en main. C’est vraiment très réconfortant de voir ces bons retours de la presse et des auditeurs, merci ! On se dit que tout ce travail et ce temps valaient le coup !

Tu t'occupais de tous les instruments, du chant et de la composition sur « The Eyren Chronicles part I », qu'est ce qui t'a fait changer d'avis, pour que les autres membres fassent de Anthropia un groupe à part entière ? Est-ce que cela demandait trop de travail pour un seul homme ou tu penses que le fait de partager la musique apporte évidemment un enrichissement humain d'une part et artistique d'autre part ?
Les principales raisons de l’évolution d’Anthropia en réel groupe ont été les qualités humaines et professionnelles des personnes qui m’accompagnent dans l’aventure : Nathalie (chant), Yann (guitare), Damien (batterie) et Julien (basse). Comme tu le sais peut-être, les associations quelles qu’elles soient sont parfois très difficiles à gérer et ce principalement à cause de problèmes de relations humaines. Par bonheur, dans le groupe, après presque 3 ans de collaboration, nous nous entendons tous très bien et nous pouvons discuter sereinement et objectivement à chaque fois que nous sommes confrontés à un choix. C’est vraiment très important – et rare - dans un groupe, c’est pourquoi avant d’annoncer Anthropia en tant que tel, je voulais être sûr à 100% qu’il n’y aurait pas de problème.
Il est vrai que ça va aussi me soulager au point de vue masse de travail (rires). Au moment où Anthropia est devenu un groupe, 80% de « Chain Reaction » était déjà composé, c’est pourquoi les autres membres n’ont pas eu l’occasion de participer à l’écriture du disque. Pour le prochain ce sera une autre affaire, et même si je resterai le « directeur artistique » du groupe, je serai vraiment ravi de les faire participer. Comme tu le dis, je suis convaincu que notre collaboration point de vue compo amènera un enrichissement artistique indéniable.
« The Chain Reaction » est donc de nouveau un concept album. Le sujet de celui-ci porte sur une âme qui revient sur terre encore et encore... Est-ce que le fait de faire un concept pour chaque album n'est-il pas quelque part une chose qui pourrait entrainer un enfermement ? Est-ce que cela ne deviendrait pas une obligation à chaque fois de créer un thème pour chaque nouvel opus qui pourrait à long terme (même si ce n'est effectivement que le deuxième album) vous lasser ?
En fait en ce qui me concerne, c’est tout le contraire ! Chaque album d’Anthropia sera différent car il abordera un thème ou un univers différent qui m’est cher, et je ne veux pas proposer 2 fois de suite la même chose. Pour ma part, je vois vraiment un disque de musique comme un livre ou un film, j’aime que celui-ci raconte une histoire, avec un personnage qui évolue au fil de ses émotions et de ce qui lui arrive. J’ai beaucoup d’idées –musicales et conceptuelles – et avoir un plan ou un scénario supprime quasi-totalement la crainte de la page blanche en ce qui concerne l’inspiration, c’est pourquoi c’est aussi un support très important pour moi. Maintenant si l’auditeur n’a pas envie de se jeter corps et âme dans un concept album – ce que comprends parfaitement, quelque fois on a envie d’écouter de la musique sans se prendre la tête, juste pour le fun – la musique se suffit largement à elle-même. Cependant, c’est mon état d’esprit pour le moment, et en aucun cas, je « m’obligerai » à faire des concepts album sur tous les disques d’Anthropia. Pour le principe de la musique dite « prog » - même si je ne considère pas la musique d’Anthropia exactement comme telle – c’est justement s’ôter toute barrière afin de créer de la musique le plus librement possible.
Et pour les concerts, comment cela pourra se gérer, car il est évident que parfois en concert, vous n'aurez pas matériellement le temps de jouer l'album en entier. Dans ce cas là, de quelle manière aller vous procéder pour choisir telle ou telle chanson à jouer plus qu'une autre pour garder une progression cohérente en live ?
Il est vrai que pour les concerts, le point de vue est complètement différent : le but est de faire passer un bon moment au public, cela sous-entend un remaniement de l’ordre des chansons, afin de faire monter la pression au bon moment, de savoir souffler à certains, etc… Ce serait différent si l’on faisait un « live concept » comme l’a fait Pain Of Salvation dans son DVD live de « Be », où là, nous resterions fidèles au concept du disque. Mais pour les concerts traditionnels, l’important est que tout le monde s’éclate – groupe et public – et tant pis si « l’ambiance » du disque y perd un peu !
Il existe pas mal de groupes avec de bons chanteurs, et personnellement je trouve qu'il en existe assez peu avec un timbre de voix spécifique. Dan Swanö, Roy Sætre "Khan" Khantatat, Michael Kiske font partie de ceux que j'apprécie particulièrement, et ta voix, en toute subjectivité je l'avoue, m'apporte exactement ce genre d'émotions. En plus de cela, tu es multi-instrumentiste. Quelle formation musicale as-tu suivi au cours des dernières années, si formation musicale il y a eu, et as-tu pris des cours de chant pour arriver à cette fluidité ?
Et bien tout d’abord merci beaucoup ! Je suis bien conscient de ne pas avoir la puissance d’un Bruce Dickinson – et ça me frustre énormément, crois-moi (rires) – mais j’ai la « chance » d’avoir un timbre particulier qui est reconnaissable assez facilement, et c’est aussi le cas de Nathalie, ce qui fait que le mariage de nos voix propose quelque chose d’assez inattendu et pas commun au final. J’ai d’ailleurs travaillé plus particulièrement avec elle pour toutes les voix de l’album, afin justement de proposer quelque chose de pas banal. Je dois dire que je suis assez fier du résultat, d’autant que j’adore sa voix ! C’est important je pense que dès que le chant d’une chanson commence tu reconnaisses presque immédiatement le groupe.
Pour en revenir à ma formation musicale, j’ai commencé la guitare classique très jeune vers 6-7 ans, ce qui m’a permis d’avoir de solides bases quand j’ai attaqué le travail sur l’électrique vers mes 15 ans. Question chant, j’ai effectivement pris des cours pendant 2 ans afin d’apprendre où placer ma voix et à ne pas forcer en chantant. Ceci étant, j’ai encore beaucoup de boulot devant moi avant d’atteindre le niveau que je désire !
Le fait d'être deux à chanter, de plus en alternant des contrastes de chant masculin et féminin apporte une originalité certaine à Anthropia. Je rajouterai même que la voix Nathalie est très puissante, elle a un timbre qui change de ce que l'on a l'habitude d'entendre, cela accentue encore plus le démarquage. Vous procédez comment pour la création des lignes vocales, c'est un travail qui se fait à deux directement ou chacun travaille un peu de son côté et vous échangez vos idées ensuite pour synthétiser la chose au final ?
Je vois que j’ai un peu anticipé la question (rires). Pour cet album, j’ai d’abord proposé une version démo au groupe avec mes prises témoins pour le chant de Nath. Elle l’a écouté attentivement afin de voir ce qu’elle pouvait proposer de son côté. Nous avons ensuite passé une semaine ensemble afin d’enregistrer une nouvelle version de la démo avec son chant à elle sur ses parties. Tout s’est fait très naturellement et sans stress car nous travaillons dans mon studio perso, nous avions donc tout le loisir de tester toutes les combinaisons possibles afin d’avoir le meilleur rendu final. On a donc vraiment travaillé à 2 pour toutes les lignes vocales. Encore une fois c’était vraiment l’idée de départ de s’éloigner considérablement des groupes à chant lyriques du moment.

Votre cover a été réalisée par l'agence Irokkoi, si je ne dis pas de bêtises, qui est un studio de création graphique. Le résultat est très sympathique. Vous en êtes arrivés comment à bosser avec eux ? C'est vous qui avez choisi, où vous avez fait un genre d'appel d'offre ? Est-ce que plusieurs propositions de covers vous ont été faites avant d'arriver à celle-ci et est-ce que vous vous étiez imposés un thème particulier puisé dans le concept de l'album ? Cette agence a aussi procédé aux sessions photos ?
Irokkoi travaille avec nous depuis le début du groupe. L’agence a réalisé la totalité de nos visuels et de nos vidéos (pochettes, photos, clips, etc) et bosse actuellement sur le montage de notre futur clip. Nous bossons vraiment main dans la main. En ce qui concerne le visuel de la pochette, je voulais vraiment montrer une « captivité » des âmes, qui au final sont manipulés par « ceux d’en haut », ainsi que le début de la rébellion de celles-ci par le réveil de notre âme héroïne. L’agence m’a proposé ce projet de visuel à la Matrix et ça m’a tout de suite emballé !
Et vous en êtes où avec la création du clip de « The Altar of Trust » ? Ce sera dans la veine de « Question of honour » où vous avez pensé à des choses plus virtuelles ?
Le clip est actuellement en cours de montage et effectivement, il n’aura plus grand-chose à voir avec notre premier clip, qui était fait en décor naturel (ce qui allait bien avec l’univers heroic fantasy du premier album). Cette fois-ci l’environnement est vraiment futuriste en accord avec le concept de « The Chain Reaction. » Nous avons été filmés sur fond vert avec incrustation 3D comme ça se fait très couramment de nos jours. On a peut-être vu un peu grand, car entre la synthèse des éléments 3D, l’intégration des acteurs dans le décor, le montage, le tout a pris un peu de retard (rires). Mais au final, je suis convaincu que le résultat sera à la hauteur, et que la diffusion du clip par les moyens courants de nos jours aidera bien à faire connaître le groupe.
Adarca records, qui est le label de ce deuxième album, a été monté par vous et vos proches. Avec celui-ci vous êtes maintenant totalement indépendants puisque vous gériez déjà la prod, les vidéos... A l'heure actuelle les groupes sont de plus en plus nombreux à se tourner vers le 100% indépendant, afin de contrôler plus facilement toute la chaine du disque, de la création de sa musique jusqu'à sa sortie et à sa promotion.
Penses-tu que l'avenir de la musique est quelque part aussi dans cette attitude ? Qu'en faisant ainsi, le manque à gagner que l'on reproche au téléchargement (bien qu'avant il y avait le tape-trading), reviendra enfin directement dans les poches des artistes qui s'en donnent les moyens et non à certains labels (pas tous mais il y en a) qui ne pensent qu'à se les remplir ...?
A mon avis, oui c’est clairement l’avenir du business… Bien entendu Universal et cie ne vont pas se casser la gueule, je te rassure (rires) car ils vendent suffisamment de « soupe musicale » pour s’en sortir bien convenablement, je me fais pas de souci pour eux. Maintenant c’est vrai que la plupart des labels et distributeurs modestes tirent la langue, les cds ne se vendant plus… C’est triste mais à mon avis les artistes vont de plus en plus suivre la voie de l’indépendance à 100%. Avec les progrès de la technique, produire un disque ne coûte plus aussi cher que ça, le pressage des disques et la distribution web est également à la portée de tous avec de bons plans et Internet. C’est ce qu’on s’est dit lors du choix de l’exploitation de « The Chain Reaction »… Pourquoi confier le bébé à un intermédiaire, alors que nous faisons déjà 80% du boulot ?
Je ne te cache pas que c’est beaucoup de boulot, et que nous sommes en recherche constante de partenaires en tout genre, mais c’est assez plaisant de se lever le matin et de se dire « Je fais exactement ce que je veux avec ma musique, et j’ai de comptes à rendre à personne ». J’ai toujours eu une âme d’indépendant et cela me convient bien. Encore une fois, cela ne veut pas dire que nous vivons en autarcie, nous sommes heureux de collaborer avec des labels et distributeurs afin de toucher le plus de monde possible !
Toujours en restant dans le sujet de la promotion, votre récent partenariat avec The End Records devrait vous apporter beaucoup en matière d'ouverture vers les Etats-Unis, c'est un auditoire qui vous intéresse particulièrement ? Votre premier label était de là-bas non ? Y-a-t-il un pays en particulier où vous aimeriez être appréciés plus qu'ailleurs ?
Effectivement le public américain est notre seconde plus grosse base de fans (notre ancien label Magna Carta étant effectivement new yorkais), et nous espérons encore la développer à l’avenir. Le metal d’Anthropia a souvent été associé à un mix de metal européen et de metal américain plus gras (rires). Même si nous avons l’étiquette « prog », le groupe ne l’est pas tant que ça à mon sens, et nous pouvons également élargir nos horizons aux publics non-prog. Ensuite étant fan de culture nippone, c’est vrai que nous aimerions fortement nous développer au Japon. Actuellement, nous fonctionnons uniquement sous forme d’export, mais nous travaillons à des partenariats afin d’y être plus représentés.
Bon, parlons un peu de cette petite perle de heavy prog. La composition de l'album vous a pris combien de temps ? Et comme c'est un concept album, qu'est-ce qui a été réalisé en premier ? Le thème de cette sempiternelle réincarnation a-t-il été tout d'abord mis en parole puis en musique et c'est plutôt l'inverse ?
Le temps de composition est assez difficile à définir, puisqu’il y a eu de gros breaks entre temps dû en partie aux concerts, à la réalisation des vidéos, etc… mais je pense quelle a du s’étaler sur un an et demi. Pour ce qui est du concept, comme je l’ai dis plus haut j’adore les scénarios de livres, de films, et c’est donc par ça que j’ai commencé la réalisation de l’album. Je suis quelqu’un de très structuré, et lorsque la base du concept a été placée, il a fallu le séparer en une dizaine chapitres, représentant les chansons. Sachant de quoi j’allais parler dans chacun de ces titres, j’ai pu composer la musique en fonction des émotions, des actions des personnages. Les paroles viennent en dernier, et elles viennent réellement facilement, vu que je sais de quoi doit parler chacun des passages. Rien de bien magique tout compte fait là-dedans, je m’impose juste une certaine rigueur dans l’organisation qui fait qu’au final je gagne un temps précieux, car tout le projet est bien défini et ne part pas dans tous les sens. Bien sûr, je ne me pose pas de barrière, si j’ai une idée supplémentaire je la rajoute et l’intègre dans le concept, quitte à modifier les premières versions des chansons. C’est sûr que c’est beaucoup de boulot, mais je prends vraiment mon pied à le faire…





Et comment met-on en musique une idée directrice thématique d'une chanson ? J'entends par là comment se dit-on que l'on veut rendre musicalement tel passage de l'histoire ? Comment en arrives-tu à te dire, «Tiens ce riff, va très bien avec tel passage de l'histoire, il fait ressortir telle ou telle chose » ?
Ca se fait vraiment naturellement… Parallèlement à l’organisation que je viens de définir, j’ai bon nombre d’idées en vrac enregistrées sur mon ordinateur, et quand vient le temps de la compo, je les ré-épluche et les assigne à la chanson qui convient le mieux : passage de l’histoire colérique à un riff bien violent ; un passage triste à un petit arpège mélancolique etc… Ensuite, bien sûr, toutes ces idées ne conviennent pas forcément, et je dois alors composer sur le tas. Pour cela, je prends une guitare acoustique ou électrique suivant le passage, et je me ressasse l’histoire et surtout l’émotion ressentie par le personnage principal, en général les idées viennent rapidement, parfois pas du tout, et le morceau en question reste en suspens pendant un moment, je passe à un autre morceau… C’est sûr qu’à la fin le tout ressemble à un grand casse tête géant, car il faut savoir quelle idée va bien aller avec telle idée, travailler les transitions, etc… c’est assez prise de tête (rires) Mais bon c’est assez plaisant de voir le morceau qui se construit au fur et à mesure !
Vu que vous en êtes à produire vos albums et vos clips, vous avez envisagé la sortie d'un DVD, qui devient aussi un produit incontournable ? Ça pourrait aussi mettre en exergue vos qualités scéniques sur support numérique...
C’est une idée que l’on a en stock effectivement, mais qui demande beaucoup de moyens techniques et financiers encore notre niveau. Mais nous y pensons et peut-être pour le prochain album. Nous voudrions vraiment développer notre base de fans avant, afin que le support puisse quand même se rentabiliser en termes de vente. Là c’est le responsable d’Adarca qui parle (rires), bien entendu en tant que musicien dans un groupe, j’aimerais bien l’avoir tout de suite, le DVD ! (rires).
Question incontournable forcément : En ce qui concerne les concerts, vous en êtes où avec les tourneurs, est-ce que vous avez pu choper quelque chose d'intéressant permettant d'assurer une bonne promotion pour « The Chain Reaction » ?
Nous sommes en contact avec certains, mais il faut dire ce qui est : même si l’album est très bien reçu par la presse et que le groupe est très attendu sur scène, les tourneurs restent réticents quant à miser sur un nouveau groupe… C’est assez triste, je pense qu’on serait arrivés 15 ans plus tôt ç’aurait été une autre histoire, mais avec la crise de la musique actuelle, c’est assez difficile de les convaincre… Mais on ne perd pas espoir et travaillons toujours d’arrache pied afin de montrer que le groupe peut ramener du monde. Nous organisons toujours quelques concerts dans la région, mais je ne te cache pas que le groupe est ultra motivé pour aller jouer dans toute la France et à l’étranger, car nous sommes plus que prêts techniquement parlant !
S'il est une chanson qui me fait dresser de bonheur les poils sur les bras c'est bien « Trinity », d'ailleurs c'est quand même des passages de celle-ci que vous avez mis sur le trailer. Elle représente votre musique prog heavy metal dans toute sa magnificence, du début jusqu'à la fin du morceau. C'est une des chansons que vous jouez obligatoirement en concert ? Quels sont les titres les mieux accueillis par le public ?
Effectivement « Trinity » est un passage important de nos concerts, et résume bien la musique d’Anthropia : complexe, mais qui empêche pas le headbang des réticents du prog. Trinity est donc très bien accueilli, mais également « The Altar of Trust » qui est le titre qui a été le plus diffusé pour la promo jusqu’à maintenant. Nous partageons l’affiche sur les prochains concerts avec Lord Of Mushrooms et nous disposons d’environ 1h chacun. Au final nous avons choisi les morceaux qui bougent le plus et le public apprécie. Nous jouons les morceaux suivants : Incarnation/ A New Self /Whipping Soul/ The Torn Off Wing Of The Butterfly/Take Me Home/ The Altar Of Trust/ Question Of Honour/ Trinity/ Lion Snake.
Vous avez récemment donné un show case acoustique à Monaco, c'était comment ?
Génial, les retours du public ont été vraiment bons ! Nous avons pour l’occasion complètement réarrangés les morceaux, et le résultat est vraiment convaincant en plus d’être surprenant. Nous ne voulions pas reprendre simplement ces morceaux metal avec des guitares acoustiques : ça ne rime à rien. Ainsi certains morceaux se voient apporter des changements de rythmes radicaux qui font penser à des rythmes africains ou brésiliens. Le résultat est vraiment plaisant et nous prévoyons de sortir « The Chain Reaction acoustique » d’ici la fin de l’année. Le concert de Monaco a également été filmé et on ne manquera pas de poster de nombreuses videos pour la promotion de ce futur mini LP !
Ok, merci à toi pour cette interview. Quelque chose à rajouter peut-être ?
Merci à toi et aux lecteurs de Decibels Storm. Merci également pour tous les messages et emails de soutien que l’on reçoit, ça fait vraiment plaisir… Pour info, nous apparaissons dans la compil "Guitars that Ate My Brain", qui est sortie récemment, Un morceau inédit d’Anthropia y figure aux cotés de titres de Ron Thal (qui joue maintenant avec Guns n Roses), Devin Townsend (Strapping Young Lad), Shane Gibson (Korn)… Pour les amateurs de guitares qui partent dans tous les sens, foncez !
Liens :
Site officiel : www.anthropia.org/
Page Myspace : http://www.myspace.com/anthropiachronicles