Interview : Alcest

Bonjour à toi, je fais partie des gens qui ont découvert Alcest avec “Souvenirs d'un autre monde”, et je n'ai finalement jamais écouté ton oeuvre black metal... Bizarrement il faut un certain temps pour arriver à une transformation complète comme Anathema a pu le faire, et toi rien qu'avec un premier album, confirmé maintenant par ce deuxième, tu as quasiment muté vers quelque chose de vraiment différent, même s'il reste quelques traces de black metal... Pourquoi une telle et aussi rapide évolution, est-ce que tu avais déjà le Alcest d'aujourd'hui dans tes veines depuis si longtemps ?
Bonjour ! Oui c'est exactement cela, j'avais déjà le Alcest d'aujourd'hui dans mes veines depuis bien longtemps. Comme tu le sais Alcest a démarré en 1999/2000 en tant que groupe de black metal traditionnel, sans réelle ambition artistique si ce n'est de perpétuer les thèmes et l'atmosphère chers aux groupes de black Norvégiens des années 90'. J'étais alors très jeune. Après la sortie de « Tristesse Hivernale » j'ai décidé d'utiliser le nom d'Alcest afin d'exprimer une expérience bien plus personnelle qui s'est déroulée pendant mon enfance jusqu'au début de l'adolescence. Comme tu as peut être du le lire dans d'autres interviews, j'ai eu régulièrement pendant les premières années de ma vie des souvenirs, des "visions" de ce que j'appelle l'avant-vie, un endroit où l'âme se reposerait entre deux existences terrestres avant d'être à nouveau incarnée. Avec le recul j’ai remarqué que ces visions comportent des similitudes avec les descriptions rapportées par les personnes ayant eu une expérience de mort imminente (NDE). Ma musique en est l'interprétation musicale et dresse le portrait de ce lieu baigné de lumière divine et d'une beauté au-delà des mots, dépassant tout ce que l'on peut imaginer.
Peste Noire, Ames Soeurs, Mortifera, sont autant de groupes dans lesquels tu as officié, et tous avec une consonance black metal ; à ce jour il ne te reste que Lantlos... Est-ce que le black metal est devenu pour toi un genre musical limité qui ne te permet pas d'exprimer véritablement tes envies, tes expressions, tes émotions... ?
Finalement est-ce qu'avec l'âge, on s'éloigne un peu de la musique extrême pour donner libre cours à des pulsions plus profondes, plus sincères peut-être ?
Le black metal est à mes yeux l'une des musiques les plus intéressantes de notre époque, ce style est d'une richesse incroyable. Un des seuls genres de musique réellement spirituels et sollicitant considérablement l'imagination. Mes préférences allant vers le black metal chargé d'atmosphère, transportant l'auditeur dans un autre univers : Burzum, « In the Nightside Eclipse » de Emperor, Paysage d'Hiver, Darkspace, Summoning, ce genre de groupes. Hormis la première démo d'Alcest et les morceaux que j'ai composé pour Mortifera je n'ai jamais joué de ce style dans sa forme la plus pure, cependant je pense qu'il y aura toujours des éléments propres au black metal dans ma musique, que ce soit dans Alcest ou un autre projet. Tu sais je pense de plus en plus à faire un album acoustique/néo classique, dans la veine de « Tir Nan Og » ou « Sur L'Océan Couleur De Fer » mais je sais que parallèlement j'aurai besoin de composer dans un registre plus puissant et agressif. Black Metal ne rime pas avec puérilité, sa richesse est sans limite. Et je pense qu'il n'a jamais été aussi complexe et mature qu'au cours de ces dernières années.
On a l'impression qu'Alcest a fait sa marque, dans le monde de la musique “indépendante” et donc par conséquent moins aseptisée que la pop par exemple, et pas seulement metal. Si « Souvenirs d'un autre monde » avait été sujet à polémiques superficielles, infondées et futiles, « Ecailles de Lune » confirme la voie tracée par Alcest et semble être accepté par ce qu'il est véritablement, sans se prendre la tête de l'étiquette de l'appartenance à un mouvement d'origine... Les gens apprécient plus maintenant Alcest tel qu'ils doivent le découvrir... Est-ce que tu as ressenti ce genre de compréhension de la part du public, depuis la sortie de « Ecailles de Lune » ?
Est-ce que ton auditoire s'est véritablement élargit, on pourrait presque te trouver sur un label tel que Prikosnovénie finalement non ?
Oui j'ai l'impression qu'Alcest est davantage « entré dans les moeurs », le choc passé les gens commencent à s'ouvrir un peu plus au son et à l'univers du projet. Certaines critiques à l'époque de « Souvenirs... » étaient virulentes et je pense que c'est bon signe. Rien de pire qu'une réaction tiède. « Écailles De Lune » a quand à lui reçu des critiques plus homogènes et positives. Concernant mon auditoire, je ne sais pas à quel point il s'est élargi. Tu sais musicalement j'évolue dans un registre metal et alternatif, je pense que l'auditoire d'Alcest restera toujours confidentiel comparé à celui d'un groupe de rock. En ce qui concerne Prikosnovénie je n'ai jamais été très fan de leur imagerie ni des groupes de cette mouvance (hormis Ataraxia) qui bien souvent ne font qu'imiter les géniaux Dead Can Dance. Et en tant qu'auditeur je demande bien plus que cela.

Le Alcest de « Tristesse Hivernale » est relativement loin de « Ecailles de Lune », tant en matière musicale qu'en notion de temps, est-ce que le fait de te retrouver seul plutôt qu'entouré d'autres membres te donne plus de liberté d'action quant à la route à suivre ? Mais parfois ressens-tu un éventuel manque dans ton cheminement pour la composition, je veux dire est-ce que parfois une réponse musicale immédiate d'un autre instrument te semblerait utile ou cette idée n'est plus qu'un lointain souvenir pour toi ?
En termes d'énergie créatrice je suis quasiment certain que le travail en solo est un désavantage. Il m'arrive parfois de jammer avec Fursy, faire tourner un riff puis l'un d'entre nous compose un lead, puis l'autre un riff et ainsi de suite. C'est vraiment intéressant comme approche aussi. Parfois j'aimerais accepter un autre musicien dans le processus de composition, cependant je suis maniaque et perfectionniste dans ma manière de créer. Je passe des heures sur ma guitare à traquer le bon riff, je retourne mes morceaux dans tous les sens afin d'en obtenir la structure finale. Il peut m'arriver de faire 10 versions d'un morceau avant d'en être satisfait. Je pense que je serai insupportable si je devais composer avec quelqu'un d'autre. La solitude dans la création est à double tranchant, elle peut être gratifiante car lorsque les gens apprécient tes morceaux le mérite te revient, mais dans l'échec, les moments de doutes ou de blocage c'est un poids difficile à supporter. Heureusement que depuis « Écailles De Lune » je travaille avec Winterhalter pour les parties de batterie. Même s'il ne participe pas à la composition des mélodies, son avis compte, et son approche de la musique et du rythme sont enrichissants. C'est un musicien de grand talent qui a su au fil des années développer son oreille et son jeu. Dans son domaine il est aussi maniaque que moi, pour la beauté du son de son instrument. En ce moment il travaille beaucoup sur le toucher et sur le fait d'avoir un son qui lui est propre.
Je disais tout à l'heure que tu fais partie du projet Lantlôs, en tant que chanteur, groupe allemand de post-black. Comment s'est faite cette rencontre ? Est-ce que le dénominateur commun est Fursy Teyssier ou Prophecy Productions ?
Cette rencontre s'est faite par l'intermédiaire de Fursy qui à l'époque avait réalisé l'artwork de leur premier album. Il m'a fait découvrir Lantlôs, j'ai trouvé ça excellent et une collaboration s'en est suivie.
Puisque que l'on parle de Fursy Teyssier, ton meilleur ami, qui a aussi réalisé l'artwork magnifique de cet « Ecailles de Lune » et qui est un artiste complet puisqu'on le retrouve dans Les Discrets, Ames soeurs... mais aussi peintre dont j'ai pu découvrir « Les lettres de mon moulin », ou encore quelques images du « Printemps des discrets » Il était évident que pour toi c'était encore lui qui ferait ton nouvel artwork ?
Oui pour plusieurs raisons, il me connait très bien ainsi que l'univers d'Alcest, il est très talentueux (personne d'autre que lui n'aurait pu me faire cette cover) et finalement parce que comme tu le dis c'est un ami très proche. On adore bosser ensemble.
Quelles relations philosophiques entretenez-vous ? Qu'est-ce qui t'attire dans l'oeuvre de Fursy, on a l'impression qu'il apprécie tout ce qui , en matière d'images, correspond un peu aux oeuvres asiatiques en matière de manga, même si je ne m'y connais pas trop, dans le genre de « Chihiro », ou « Le château dans le ciel ».
On parle souvent des concepts de nos projets respectifs. Nous partageons une sensibilité commune, une fascination pour le romantisme (au sens large) et la mélancolie, ainsi que pour le lien qui existe entre le spirituel et la nature. C'est vrai que son style est assez proche de celui de Hayao Miyazaki, l'auteur dont tu parles et dont j'apprécie beaucoup les films d'ailleurs.
« Ecailles de Lune » a évolué par rapport à « Souvenirs d'un autre monde » comme chaque groupe évolue normalement... On distingue sur ce nouvel album peut-être une voix plus proche et plus abrupte qu'on pouvait deviner sur ton premier album. La voix claire est moins trouble, dans le sens où elle est moins mielleuse peut-être... On distingue plus les « défauts » de cette voix claire, notamment sur les plus aigus, sans que ce soit une critique négative. C'est une chose qui m'a semblé sincère comme démarche… Est-ce que ce constat est une illusion auditive qui n'a jamais fait partie de ta volonté ?
Alors là, je n'en sais rien je ne m'en étais pas trop rendu compte. Je pense que cela est aussi du à la qualité de l'enregistrement, meilleure sur « Écailles De Lune », le son est plus précis. Pour répondre à ta question ce n'était pas vraiment volontaire, même si j'avoue être moins frileux concernant la place de ma voix dans Alcest qu'a l'époque de « Souvenirs ».

De la même manière où j'ai trouvé ta voix plus sincère, la facette post-rock shoegaze, me semble elle aussi moins doucereuse, avec un grain âpre, je ne sais comment le dire, peut-être plus 70's comme on pouvait l'écouter à cette époque. Je ressens ça surtout sur les passages non black des morceaux « Ecailles de lune » parties 1 et 2. Au final il est beaucoup plus en relief que son prédécesseur... Comment as-tu envisagé l'approche musicale de cet album par rapport au premier ?
Je n'avais pas réellement d'objectif musical en tête lorsque j'ai commencé à composer cet album. Je savais juste que je ne voulais pas faire un "Souvenirs 2" et que ce cet album allait se construire à partir de la thématique de la mer et l'imaginaire qui gravite autour. En ajoutant à cela l'influence directe de ma vie et des choses que j'ai pu ressentir à cette époque.
Et quel concept intellectuel as-tu abordé à travers ces nouvelles chansons ?
Compares-tu tes paroles à tes propres expériences ? Est-ce que cet homme qui réalise que rien ne l'attache à ses semblables peut se retrouver à travers toi personnellement ?
Dans un sens oui... « Ecailles De Lune » est un conte à propos d'un homme assis un soir d’été au bord de la mer, songeant aux évènements de sa vie, réalisant que rien ne le rattache à ses semblables et au monde qu'il a connu. Tombant amoureux de la nuit, fasciné par les reflets de la lune il décide de s'y abandonner et plonger dans les eaux noires pour finalement s'endormir sur le sable tout au fond de l'océan. A mes yeux ce conte n'est pas une métaphore de la mort telle qu'on la conçoit mais décrit plutôt un passage entre une réalité et une autre, une transition puis un renouveau, ailleurs.
Pouvoir se souvenir d'images de ce qui pourrait être « l'au-delà », ou une vie ailleurs (cf. question 1) est quelque chose qui tu t'en doutes ne peut laisser indifférent. J'ai maintes fois tenté d'analyser, d'essayer de comprendre ce que cela pouvait être (car cela soulève des questions fondamentales). J'ai surtout réalisé que je ne rencontrerai pas beaucoup de gens dans ma vie ayant vécu la même chose. Je me sens parfois très seul à cause de ça, seul avec mon monde et avec ces "souvenirs" ; j'ai l'impression d'être un étranger ici. Ce sont les sentiments que j'aborde de manière métaphorique tout au long de l'album "Écailles De Lune" et qui lui donnent cette teinte mélancolique.
La thématique visuelle de cet album oriente l'auditeur vers l'univers effectivement de la mer, et de la nuit avec la lune, mais on retrouve une redondance de l'attrait océanique dans cet album, avec tous les titres mais encore plus avec « Abysses »… Le monde marin dans son aspect philosophique, son silence, ses ténèbres, ses recoins inexplorés et inaccessibles, est-ce que c'est quelque chose qui a pu te fasciner à un moment de ta vie ?
Oui ce sont les thèmes principaux de cet album, qui est une véritable ode à la mer finalement. J'ai vécu pendant de nombreuses années dans le sud de la France et avait j'avais l'habitude de passer mes week-end au bord de la mer. Quelque part elle m'a toujours fasciné et terrifié à la fois. L'idée d'être plongé au plus profond des abysses, dans le noir et le silence total, entouré de créatures dont on ne soupçonne même pas l'existence est pour moi insupportable. J'en ai des vertiges rien qu'en y pensant. Les paysages marins ont une force et un romantisme faisant réellement écho en moi. La nuit ce spectacle est encore plus fascinant. J'adore m'asseoir au bord de la mer et sentir l'énergie des vagues, les embruns. Pour moi le bonheur c'est une journée d'été au bord de la mer (sans les touristes et par une chaleur supportable néanmoins he he).
Tu vois quand j'écoute « Solar song », ce titre me rapproche de Type O Negative et de la façon dont ils avaient de rendre leurs titres si tristes et mélancoliques avec un son particulier, un peu à la manière de « Love you to death » ou encore « Christian woman »... Je n'ai pas retrouvé à quelle autre vague ton « solar song » me faisait penser notamment dans les premières notes… Enfin est-ce que cette comparaison avec Type O Negative te paraît justifiée ou alors pas du tout ? C'est un groupe que tu as écouté non ?
C'est marrant parce que j'ai fait écouter la demo de ce morceau à ZERO mon guitariste live il y a deux ans. Il est assez fan de Type O Negative et comme toi m'a dit que ça lui faisait penser. Entre temps il m'a fait écouter l'album « October Rust », que j'ai trouvé excellent. Je comprends le rapprochement, ils jouent beaucoup sur les tempos lents et les mélodies majeures écrasantes.
Parlons un peu de ton actualité scénique, je m'aperçois que la fin de l'année 2010 et le début de 2011 s'avèrent plus ou moins occupés pour toi, avec des concerts en Espagne, au Royaume Uni, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Norvège... Qui est-ce qui t'as trouvé ces participations à ces festivals ?
J'ai un agent depuis un peu moins d'un an. Il bosse vraiment bien, nous proposant tout le temps des tournées, concerts et autres festivals. Entre les enregistrements, les répètes et ces concerts mon agenda est rempli jusqu'en 2012.
Tu penses que le public français en concert, et pas forcément metal finalement, n'apprécierait pas une prestation d'Alcest ?
Honnêtement je n'en sais rien. On n’a pas fait suffisamment de concerts en France pour le savoir.
Sepulchral Productions organise une tournée de l'autre côté de l'océan également non ? Québec, Cleveland, Philadelphie, Chicago, New-York, Montréal, Boston...
C'est énorme ça !! ça pourrait permettre à Alcest, de découvrir un public autre que ce dont à quoi on peut s'attendre ici , mais également de déverser sa poésie à travers un public américain qui malgré tout a toujours été fan de la poésie française non ? Impatient ?
A l'heure actuelle nous sommes rentrés de tournée, ça a été une expérience pour le moins épique. Sepulchral nous ont beaucoup aidé. Pour faire court nous avons donné de bons concerts et vu du pays ; la plupart d'entre nous (dont moi) n'étaient jamais allé à New York. Quelle ville incroyable... En contrepartie nous avons eu quelques galères, des trajets de 600 bornes en moyenne entre les dates à faire dans un petit van, pas mal de fatigue, une extinction de voix à partir de la date de New York. Enfin... Pour une première tournée aux U.S ça s'est quand même très bien passé dans l'ensemble.
Pour moi, Alcest a créé un nouveau courant musical, à la croisée de plusieurs genres musicaux, et c'est quelque chose d'énorme parce que tu as la capacité de réunir des personnes d'univers différents qui peuvent se trouver des affinités relatives à l'écoute de ta musique... Est-ce que cet état de fait te paraît totalement impossible ?
La possibilité de rencontrer des gens d'horizons différents du monde musical auquel tu appartiens peut-être, est-elle une perspective qui peut te sembler nécessaire pour l'épanouissement de ta vie personnelle ?
Je n'ai jamais eu la prétention de créer un nouveau genre musical, et encore moins de vouloir mélanger des genres musicaux. Je ne me suis jamais dit « tu vas mixer le black metal et le rock, ça va donner Alcest ». Si Alcest sonne de cette manière c'est uniquement pour servir le concept du projet, à savoir de décrire cette « autre réalité » que je percevais dans des flashs étant plus jeune. Ma musique est directement inspirée de ces visions. Cela va bien au delà de l'influence de groupes ou d'un style.
Bizarrement lorsqu'on regarde la signature avec ton label, les tournées de l'autre côté de l'Atlantique, les concerts prévus en Europe, tu sembles avoir plus d'affinité avec l'étranger qu'avec le public français qui est effectivement toujours très critique à tout va, sans véritablement fonder ses attaques... Comment tu expliques cette orientation vers l'extérieur ?
Je ne sais pas trop quoi penser du public français. Bien souvent les groupes français ne se sentent pas appréciés dans leur propre pays, Alcest ne déroge pas à la règle. Et ce pour je ne sais quelle raison. La France est le pays dans lequel nous avons été le plus critiqués et celui dont nous recevons le moins d'offres de concert. Je sais que des gens nous apprécient ici mais comparé au public que nous avons à l'étranger c'est peu. Je garde une certaine amertume par rapport à cela car je chante en Français et j'y suis attaché. Peut être qu'Alcest sonne trop « Français» pour les Français. Beaucoup de jalousies aussi, comme souvent dans ce cas là.
Je crois que nous avons fini, je te remercie d'une part pour nous avoir donné autant de beauté en deux albums, de ne pas avoir recommencé un « Souvenirs... bis » et d'avoir également répondu à mes questions... J'espère que la route tracée par Alcest sera encore longue et que peut-être un jour Alcest sera un artiste reconnu comme Loreena McKennitt ou Dead Can Dance qui sait... En attendant, je te laisse la dernière parole...
Je suis très heureux que tu aies aimé les deux albums d'Alcest. Merci à toi pour l'interview !





