| 
| |
|
Fondé
en août 1998 par Mikael, actuel guitariste du groupe et Jean
Sébastien à la batterie, Sorrow
a depuis enrichi son line-up et présente aujourd’hui avec
"Until we die" les efforts de plusieurs années
de composition, témoins de l’éternel attachement de
cette formation à un death metal mélodique et plutôt
mid-tempo. Cette autoproduction se compose donc de quatre titres,
correctement produits dans un studio niçois, faisant la part
belle, comme cela était évoqué précédemment,
à un death comme pouvait l’envisager des groupes tels Loudblast
ou Gorefest il y a de cela plusieurs années. Ajoutons à
cela un poil de mélodies nordiques, quelques solos ci et
là, un soupçon de heavy pour la forme et le tour est
joué !
Nous voilà donc en présence d’une première
autoproduction plus que correcte, certes encore un peu verte à
mon goût mais qui pourrait laisser la place un peu plus tard
à un produit fini plus consistant. La base est bien là,
il ne reste plus qu’à l’enrichir comme il se doit.
Clem
.
|
| |
|
Cette
première autoproduction est une excellente carte de visite
pour ce groupe originaire de Vincennes, dans le Val de Marne. Faisant
la part belle à un death metal raffiné, soigneusement
mis en place à l’aide d’une production étincelante,
il ne souffre aucune comparaison désabusée d’avec
les autoproductions habituelles et passe dès maintenant au
niveau supérieur des albums hautement recommandables. Jonglant
adroitement entre envolées guitaristiques du plus bel effet
et riffs plus mid-tempos salvateurs, trouvant le juste équilibre
entre mélodie de bon aloi et brutalité à bon
escient, les musiciens du groupe passent maîtres dans la création
d’ambiances personnelles et oniriques. Cela a pour effet immédiat
d’introduire en douceur l’auditeur dans leur monde où feu
et glace sont en perpétuel affrontement, où les sentiments
les plus nobles côtoient les intentions les plus viles. Leur
vision novatrice et éclairée du death metal prend
ici une envergure insoupçonnée, qui réclame
une adhésion sans limites de l’auditeur potentiel.
Cette vision devient le reflet fidèle d’un groupe motivé,
composé d’individus aux ambitions indéniables, qui
se donnent les moyens de parvenir à leur fins en peaufinant
au maximum leur niveau technique et en accordant une place importante
à des notions telles que rigueur, précision et exactitude.
Alors, inévitablement, le résultat final est à
la hauteur ! Il n’y pas de fumée sans feu, lorsqu’un groupe
prend le temps de composer et se donne les moyens de proposer un
produit de qualité, cela donne des autoproductions comme
"Equilibrium". Sa finalité est évidente,
c’est une véritable leçon que celle-ci constitue à
destination des flemmards qui enregistrent à la va-vite quelques
morceaux, avec les moyens du bord, dans la seule optique de claironner
à qui veut bien l’entendre qu’ils ont fait quelque chose
et que leur groupe existe.
Agnosys ne joue pas
dans cette catégorie, et c’est tout à son honneur,
car il est certain qu’au bout du compte, Agnosys savourera les fruits
d’une reconnaissance bien méritée pendant que ses
compères se vautreront encore dans la fange nauséabonde
de la paresse et de l’ignorance. Un exemple qui doit être
médité au plus vite…par un label courageux, qui puisse
donner au groupe les moyens de passer à la vitesse supérieure.
Clem
.
|
| |
|
A
la vue de la pochette, j’ai immédiatement, et hâtivement,
classé Molosse
dans la catégorie des groupes grind à l’identité
visuelle très forte et au contenu musical très pauvre.
En effet, ce charnier de cadavres fleurant bon le massacre d’un
tyran despotique et acariâtre, comme le dernier siècle
a pu en connaître, n’augurait vraiment rien de bon. Je préparais
donc mes oreilles à un énième assaut de bouillie
sonore agrémenté d’une voix de caneton sodomisé
à sec et sans ménagement par quelque ogre passablement
aviné. Et bien non mon ami tu as faux sur toute la ligne
! Ouf ! En effet, je me dois de faire amende honorable, car il n’y
a pas la moindre trace de grindcore par ici, juste un thrash/death
relativement classique, comportant quelques réminiscences
heavy un peu plus bas du front. La production est sauvage et rappelle
inéluctablement les premiers enregistrements, à la
lueur d’une bougie dans une cave humide aux murs qui s’effritent
passablement, d’un groupe encore immature d’un pur point de vue
artistique mais qui en veut furieusement. Et c’est bien là
le principal, car cette démo de nos jeunes Alsaciens souffre,
évidemment serais-je tenté de dire, de nombreuses
imperfections et d’erreurs de jeunesse, mais elle témoigne
d’une irrésistible volonté d’étendre le nom
de ces quatre inconnus au plus grand nombre. La fougue et l’acharnement
avec lesquels sont joués ces premiers morceaux composant
cette démo dénotent d’un très fort caractère
qui devrait logiquement débouler sur un prochain produit
plus affiné et doté d’intentions plus nobles. Revoyez
cependant ces textes un peu trop démago et revanchards, trop
ancrés dans la rébellion propre à nos années
folles, où l’on à tendance à taper un peu sur
n’importe quoi parce qu’il est simplement bon de taper dessus. Un
poil de réflexion appuyée en plus et une dose de révolte
grossière en moins devraient logiquement apporter ce qui
peut manquer à ces textes encore un peu verts. Cette première
démo reste néanmoins dans la moyenne et appelle maintenant
une suite illustrant de manière plus appropriée la
férocité de ce molosse ! Gnark ! Aïe !
Clem
.
Pour
la rime, Molosse est une bande de sales (gosses) nous venant d'Alsace
et pratiquant un metal par moment bancal.
Je dis ça parce qu'on n'arrive pas à cerner comme
il se doit la direction que les membres veulent prendre.
Utilisant des riffs tantôt thrash, tantôt punk, tantôt
hardcore, mélangeant
tout cela à des solis assez sympathiques, mais loin d'être
technique.
Molosse se cherche encore !
La voix me fait penser au début de Max Cavalera (si ça
ce n'est pas un bon compliment je ne sais pas), les textes sont
axés sur le social, genre les politiciens sont des menteurs,
les Américains sont des méchants, faites pas la
guerre etc.. ;-), bref très Hardcore Style !
Au final je retiens que le groupe à certainement voulu
sortir cette démo un peu trop vite.
L'enregistrement est fait à l'arrache avec les moyens du
bord et tout ce qui s'ensuit, production faiblarde, manque de
puissance sur les grattes, pains, faute de temps etc...
Plus je me relis et plus je me dis que cette chronique n'est pas
des plus
élogieuse, mais mieux vaut être sincère à
mon sens.
Malgré tout, on est à des milliers de kilomètres
d'une grosse daube, certains passages s'en retrouvent très
inspirés et procurent une sensation non déplaisante,
espérons juste que
le groupe en tirera de bonnes conclusions, et je suis sûr
que leur prochain méfait, sera à la hauteur de mes
attentes et de leur potentiel !
D'autant plus, que les gars sont très sympas, alors merde
pour la suite et longue route à vous les Molosse's.
Franck
Steinmetz. |
| |
|
Après les nombreuses démos de nu-metal, hardcore,
thrash ou death, voici "enfin" un groupe de «metal
à chanteuse» ! C’est vrai que c’est la tendance du
moment en sorties officielles.
Krestenta s’est
formé fin 2000 autour de ses 2 guitaristes et de sa chanteuse,
et enregistre sa première démo début 2004.
Le line-up du groupe se stabilise à peu près au
même moment avec l’arrivée d’un nouveau bassiste
et d’une claviériste.
C’est cette démo qui nous est présentée ici.
On pense à Nightwish, Within Temptation, voire The Gathering,
mais pourtant Krestenta ne copie aucun de ces combos. Le groupe
essaie d’être original et c’est déjà un bon
point.
Les mélodies sont bien senties et intéressantes.
On note encore quelques maladresses dans la composition, et certains
riffs metal dans les parties rapides sont un peu trop communs.
Le chant est lui plutôt réussi, certes pas parfait,
mais agréable et d’un bon niveau. Il est d’ailleurs difficile
de résister à ces envolées lyriques, couplées
à des chorus de guitares bien trouvés.
La production est correcte pour une première démo.
On peut regretter toutefois le son trop étouffé
et compressé des guitares rythmiques, et parfois la paire
claviers/chant est un petit peu trop en avant dans le mix.
On note la présence de la ballade inhérente au genre.
Même
s’il reste encore beaucoup de travail à accomplir (plus
pour le groupe d’ailleurs que pour la chanteuse…), Krestenta nous
sort là un bon premier effort, surtout vu le haut niveau
actuel de la concurrence.
La prochaine démo devrait leur permettre de gommer les
erreurs de jeunesse et leur ouvrir quelques portes bienveillantes.
Le potentiel est là, on attend la suite.
Encore un groupe français à surveiller.
Christophe
Noguès
.
|
| |
|
Sinless est un jeune
groupe de l’Yonne, qui signe ici sa première démo.
Ils revendiquent les influences de Marilyn Manson, Him et Godhead.
Un metal lourd teinté de gothique, accompagné de
mélodies aériennes et empreint d’ambiances sombres
et glauques.
Ce qui frappe à la première écoute, c’est
que Sinless essaie de créer sa propre musique et ne plagie
pas ses influences comme trop de jeunes groupes ont tendance à
le faire. On y trouve des similitudes avec Korn, mais le Korn
« mélodique » et sans le coté hip-hop.
Certes, on sent encore le groupe hésitant et parfois maladroit
dans l’art de la composition, et les 4 chansons sont un brin trop
homogènes, mais pour un première essai, le résultat
est déjà intéressant et laisse augurer de
belles choses dans le futur, si le groupe continue sur cette voie.
Du travail et de la persévérance donc !
Christophe
Noguès
.
|
| |
|
CHAINSAW
DISSECTION
Blood, Gore and Grindcore
Etats-Unis
- 2004
13 titres
site
officiel
|
Beuarrgg ! Grmpfff ! Groumpfft !
Comme son nom et le titre le laisse supposer, Chainsaw Dissection
ne fait pas du progressif. C’est bel et bien du brutal death/grind
à l’américaine. Tout sent ici le rabaché,
le réchauffé. Que ce soit dans la musique ou les
paroles (gore, Serial Killer, etc…), pas une once d’originalité.
Encore un clone de Mortician et consorts…
Ah si il y a un truc original… tout a été joué
par un seul mec. C’est donc un one-man band. Allez voir le site
internet il y a quelques photos de “The butcher” Bob Macabre (oui,
oui c’est son nom…). Quel beau bébé n’est-ce pas
!
Donc, tout vient de lui : « Vocals, guitar, bass and drums
programmation » sur ce Cd qui a été «
produced, arranged, written and mixed » par ce bon gros
Bob ! Même le « bloody artwork » est de lui.
Par charité chrétienne, respect du travail fourni,
et peur de représailles armées de la part la «
4 more years » Amérique Bushique (je préférais
Bushienne, mais au moins Bushique rime avec merdique…), je ne
dirais pas que c’est mauvais. Non, c’est tout simplement commun,
plat, vulgaire, et même chiant à écouter.
A moins de penser que Mortician soit la 8ème merveille
du monde en matière de musique et d’écouter ça
à longueur de journée, pas de raison de s’arrêter
sur cette « œuvre ».
Christophe
Noguès
.
|
| |
|