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Deuxième album de cette vénérable formation made in France, « Live free or die » reprend les choses là où « By the cross » les avait laissées. A savoir du métal pur jus, sans ajout de colorants ni d’arômes artificiels !
Vous vous êtes pris au jeu du power-thrash modernisant qui faisait le charme/défaut du premier album (rayez la mention inutile) ? Alors, vous devriez, à n’en point douter, adorer cette nouvelle livraison haute en couleurs. Toujours affilié aux monstres ricains, c’est du côté de Fear Factory pour les riffs tranchants et de Slipknot première cuvée pour le groove meurtrier de la section rythmique qu’il faudra chercher des éléments permettant de mieux cibler la démarche artistique de Zuul FX. Loin cependant d’être une simple copie carbone des modèles précités, nos cinq coqs se délectent de ces sonorités modernistes et en font leur base alimentaire, à laquelle ils adjoignent quelques breaks bien sympathiques et pas piqué des hannetons (l’inattendu « Honey » ou le marteau-pilon « Here is pure hatred »), quelques parties de claviers plutôt bien trouvées ainsi qu’une évolution du côté des vocalises qui en surprendra plus d’un ! Car oui, l’ami Steev ou plutôt Zuul, chante…de temps à autres, et manie son organe avec une certaine dextérité !
Je vous rassure, celui-ci ne laboure pas les terres de la « Nouvelle Star », mais il apporte une dimension plus mélodique, plus variée à cet ensemble musical plus proche du bûcheron aviné que de la danseuse étoile si vous voyez ce que je veux dire. C’est vraisemblablement ces parties de chant clair qui devraient écarter les « vrais » métalleux de l’hybride Zuul FX. Absentes sur le premier méfait, celles-ci sont récurrentes sur ce « Live free or die ».
De là à dire que Zuul FX officie maintenant dans le néo-métal de masse, il n’y a qu’un pas que je ne franchirais pas ! Et pour sûr, c’est sur scène que les nouveaux morceaux devraient ramoner sec, car tout est ici taillé pour le pogo avec un grand P et le headbanging avec un grand H. Malgré tout, la durée de vie de ce genre d’albums reste son talon d’Achille. Une fois de temps en temps, on s’en délecte avec un plaisir inavouable, mais de là à se le faire tourner en boucle, c’est une toute autre histoire.
Car contrairement à ses collègues de Dagoba, qui officient sensiblement dans la même division stylistique, ZuuL FX propose un gros bloc bien compact qu’il est difficile d’ingérer sans sourciller, peut-être lui manque-t-il un tant soit peu d’originalité et/ou la volonté de se démarquer définitivement de ses influences pour arriver à ses fins ? A ce sujet, certains morceaux font preuve d’un mimétisme évident, auquel il sera difficile de remédier en l’état actuel des choses, même à l’aide de claviers discrets et de vocalises plus aériennes.
Mais je ne boude pas mon plaisir, car cet album est exactement ou à peu de choses près ce que j’attendais du grand Zuul, ni plus, ni moins, un véritable hymne au métal moderne, qui fait la nique aux ricains et devrait les installer un peu plus durablement aux commandes des formations qui comptent en la matière, aux côté des inénarrables Dagoba.
Dagoba - Zuul FX, même combat !
Une tournée commune ferait mal, très mal aux cervicales ! |