Les
Hollandais de The Wounded en sont à leur troisième album et
persistent avec un bonheur certain dans la voie qu'ils se
sont toujours tracée : le goth-metal.
Ils
ont un atout assez éminent en la personne de leur chanteur
qui sait s'arrêter juste avant l'écueil qui trop souvent guette
ses congénères "gotheux" : le ridicule. Certes son chant est
emphatique, mais il a le bon goût de ne jamais tomber dans
le faux et le chevrotant. Juste avant la limite.
Du
coup, les morceaux s'égrènent avec une certaine bonhomie autour
de ses parties vocales accrocheuses et, oserais-je le dire
?, parfois émouvantes.
On
a en fait affaire à un disque bien costaud, dans lequel les
parties de guitares sont lancinantes à souhait, toutes tournées
vers la création d'une force souterraine grondante, laissant
au clavier (et au chanteur donc) le soin d'instiller émotion
et mélodie.
Alors,
si l'on veut bien admettre que jouer du goth-metal en 2004
présente encore un quelconque sens, ce disque, fort d'une
belle ampleur, vaut largement un copieux détour.