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Dans un lieu glauque et loin de tout mouvement de foule (votre chambre, une vieille cave humide et suintante, ou une clairière à l'heure du crime, par exemple), allumez quelques bougies, buvez deux gorgées d'absinthe, mettez en route " The Bunker " sur votre lecteur de cd portable, et entamez une superbe séance de récits d'histoires fantastiques, ou de jeu de piste nocturne entre amis. A l'écoute de Westwind, vos capacités d'imagination et de dépression s'accroîtront comme par magie noire. Fruit du génie malsain de ce nouveau groupe breton, " The Bunker " se décline en des titres très différents les uns des autres (l'album nous offre 16 plages de sueurs froides), sur lesquels on retrouve des samples des non moindres Kapol, NON, Front 242, ainsi qu'Edith Piaf et Dean Martin ! Nous sommes ici en face d'une œuvre totalement surréaliste, aboutissement d'une recherche musicale torturée mais savamment construite. Le genre de Westwind est peu évident à classer, mais oscille entre l'indus-ambiant et l'ark. En tant que fan de ces deux genres, j'ai pu personnellement retrouver une profonde mélancolie aux profonds ancrages glacials et malsains qui me sont chers en la matière. Certains titres comme " Steelnight Matières & Mémoires PanzerMix " (# 15) reprennent les ingrédients de la recette de la Douleur propre aux vieux groupes electro allemands tels que Günterdammerung. Pour les plus éclectiques d'entre vous, vous découvrirez la surprenante reprise de " Han Som Reiste " de Burzum. Notre Père qui êtes aux Cieux, restez-y, et offrez nous l'extase du Vent D'Ouest… |