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Je me souviens encore, avec une émotion certaine, de ma réaction lorsque j'avais eu le lourd devoir de chroniquer la précédente galette du groupe. Rires en chaîne et larmes à foison avaient émaillés son écoute de bout en bout, si bien qu'il m'était impossible d'en tirer quoi que ce soit de constructif et de raisonné. C'en était trop, j'abandonnais, devant me résoudre néanmoins à avertir l'auditeur potentiel et inconscient par un résumé assassin et sans appel. Cet odieux black pouilleux se devant d'être à jamais banni d'éventuelles esgourdes trop bienveillantes. Et voilà que, sans crier garde, je me retrouve aujourd'hui confronté à la même situation ! Avec pour seule différence cette fois un album composé de sept titres (ouf !) dont une reprise et un vieux morceau, tout deux hautement dispensables. Lourde tâche mon ami que d'émettre encore une fois un avis objectif sur ce "Christenblut' ! Tâchons donc d'être à la hauteur de cette mission ultime… (inspiration) Cinq morceaux furieusement monotones et entachés de quelques claviers sous-produits, une linéarité digne des pires groupes true black, des riffs antédiluviens usés jusqu'à la corde, une section rythmique paresseuse limitée à son strict minimum, le tout complété par une intro bruitiste irritante (expiration)…tiens ce n'est pas le Vobiscum que je connaissais ! (soulagement) (réflexion) En fait, c'est encore pire qu'avant ! Primaire, feignant et borné, Vobiscum continue, avec un certain savoir faire, d'exceller dans l'inutile et l'inaudible. Après tout, ce n'est déjà pas si mal ! |