

Ugly Kid Joe - "America's Least Wanted"
C'est le printemps, un peu pluvieux pour une fin avril, mais c'est le printemps, alors on ressort les vieux trucs qui annoncent le retour des fleurs, du beau temps, des oiseaux, du fun, de la joie, de la rigolade, les trucs légers !!
Encore une fois, je suis allé plonger en apnée dans ma cdthèque et j'en suis ressorti avec ce petit bijou de 1992, le premier album des Ugly Kid Joe et certainement le plus intéressant et le plus indispensable de leur petite discographie qui s'est terminée en 1996, après seulement trois albums, je ne compte pas les deux best of qui ne servent absolument à rien du tout.
C'est une année qui a été marquée au niveau metal extrême puisque c'est l'année de sortie de « The Fourth crusade » de Bolt Thrower, du « Legion » de Deicide, le premier Immortal, le premier Fear Factory ( la claque celui-là !! « What I thought was life... »), « Tomb of the mutilated » de Cannibal Corpse, « Submit » de Pitch Shifter et j'en passe. Mais aussi du côté du metal plus léger, plus heavy, plus hard rock, on avait Bon Jovi avec « Keep the faith », Faith No more et « Angel Dust » (et cette somptueuse reprise de Lionel Ritchie « I'm easy »), Def Leppard « Adrenalize », Megadeth « Countdown to extinction », Suicidal Tendencies « The art of rebellion ». Bon j'arrête là sinon ça pourrait durer des heures. Finalement il y avait autant de groupes avant que maintenant !!!
Bref, c'est aussi l'année de sortie de « America's least wanted », une petite galette bien fun, bien fraîche, qui a fait le tour de la terre grâce à la chanson « Everything about you ». Oui cette chanson, tout le monde la connait, tout le monde l'a au moins entendu une fois et elle reste en mémoire, le clip était marrant, surtout quand le chanteur Whitfield Crane faisait du cerf-volant avec une poupée gonflable et vers la fin quand il slamme direct sur le sable. Tout le monde a chanté ce refrain « Everythiiiiiing about....you, ha ha ». C'était le tube de l'été façon hard rock heavy, que de souvenirs rien qu'en évoquant cette époque.
Ugly Kid joe, n'était pas un groupe qui se prenait la tête, ils étaient là pour s'amuser tout en critiquant la société avec humour. Il ne pouvait en être autrement puisque ces américains étaient de Californie.
Question pochette d'album, la couleur était annoncée, Joe le gamin laid figurait sur le devant en faisant un gentil doigt (à la Over Kill « Fuck you »), à la place de la statue de la liberté. Goût magistral et provoquant, avec un brin de dérision. Au niveau de la prod, on ne risquait pas de dire grand chose puisque c'est sorti chez Mercury pour le grand public, alors question moyen, il n'y avait aucun souci à se faire.
Le contenu de l'album n'était que tube de l'été sur tube de l'été. C'est clair, que les radios étaient inondées d'un « Everything about you », mais l'abattage médiatique s'est fait également avec les chansons telles que les excellentes « Neighbour », ou encore la ballade « Busy Bee » qui résonne encore dans ma tête comme un hymne à l'amour. Ugly kid joe, c'était du hard rock ni glam, ni fm, mais simplement rock hard, avec un penchant commercial, on ne l'enlèvera pas, mais c'était bien écrit, et bien chanté.
On trouve l'album maintenant à un prix dérisoire un peu partout, que ce soit sur le net où dans les magasins de disques d'occasions, si jamais vous tombez dessus, prenez-le, ça relaxe bien, ça fait un bien fou, c'est tellement bon qu'on y revient souvent.
Les joyeux lurons nous avaient aussi offert une petite reprise de Harry Chapin, chanteur de folk rock la chanson « Cats in the cradle », sortie en 1974 sur l'album « Verities & Balderdash », remise au goût du jour pour le coup, tout en conservant l'essence du morceau. Une reprise réussie.
L'album se termine sur une touche un peu nostalgique et mélancolique avec « Mr recordman », une chanson mi-ballade mi-....ballade, avec des guitares acoustiques, une basse plus présente et des airs d'une « Mr tambourine man » de Bob Dylan, en plus vivante.
Depuis la dissolution du groupe, les membres ne sont pas restés inactifs puisque Whitfield Crane avait tourné un peu avec Life Of Agony pendant un temps, et avec Medication. Dave Frontman a produit des groupes tels que Otep ou Evanescence, tandis que Shannon Larkin est le batteur de Godsmack.
Alors c'est pas un album culte ça quand même ?