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Oh, oh, une donzelle aguicheuse, trois quidams à la posture virile… n’aurait-on point affaire ici à un énième groupe de métal goth comme il s’en fait actuellement par palettes de douze ? Et non ! C’est ici de métal moderne dont il est question, à la croisée de Korn, November 17 et autres White Zombie, avec le gros son de rigueur, la basse sous accordée et les guitares bien tranchantes, le tout servi par un artwork un brin provocateur, en témoigne avec justesse cette pochette où l’on voit cette donzelle évoquée précédemment à moitié dévêtue, les veines tailladées avec insistance, qui s’offre, certainement contre son gré, à ses trois compères d’infortune, qui n’en demandaient pas tant ! D’un pur point de vue musical, cela ne casse pas trois pattes à un canard boîteux, ce métal tantôt indus, tantôt néo, devient rapidement redondant et vire plus à l’exercice de style qu’à la création de quelque chose d’original et de personnel. Vous l’aurez donc compris, ces Australiens ne m’ont pas plus séduit que cela, la faute à une imagerie qui prend trop souvent le pas sur la musique, d’autant plus que celle-ci s’avère d’une banalité effrayante. Je ne sens pas la moindre once de sincérité dans cette galette grand public, formatée et pseudo-provocatrice, qui se contente de faire exactement ce que l’on attend d’elle, sans ce petit plus qui lui permettrait une reconnaissance artistique en bonne et due forme. |