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J’avoue humblement que cet album des ricains de Tholus me laisse perplexe. Profondément avant-gardiste, résolument original et démesurément novateur, voilà une galette qui suscite pléthore d’adverbes pour mieux masquer le vide qui en résulte !
Je m’explique, j’adore, et c’est un euphémisme, les œuvres historiques de Cynic, Pestilence (raaah « Spheres » !), Death et autre Atrocity (raaah « Todessehnsucht »). La vieille école quoi. Mais le cas Tholus est plus complexe. Largement moins « musical » que les formations précitées, dans le sens où l’étalage des compétences techniques prend souvent le pas sur l’art de la composition, ce « Constant » fourmille pourtant de très bonnes idées et de riffs démoniaques. Mais, encore une fois, et c’est une vision personnelle, j’attends autre chose d’un groupe de death métal qu’une technicité exemplaire. La mélodie d’abord, celle-ci est complètement passée à la trappe, noyée dans un enchevêtrement de dissonances et de breaks plus ou moins audacieux. L’art de la composition, absent ici au détriment d’un collage parfois hasardeux et aléatoire de notes sans réel enchaînement logique. Enfin, le feeling, vous savez, ce petit truc qui fait taper du pied et bouger la tête tout en se disant que « ça c’est vraiment bon ! ». Ici, rien ne ressort de ce fatras bouillonnant, à aucun moment la notion de plaisir d’écoute n’est présente. Encore une fois, les critères qui font qu’un album de death technique est réussi me sont personnels. Rien ne dit que vous ne trouverez pas votre bonheur dans ces neuf titres hors-normes et fondus du ciboulot.
En ce qui me concerne, rien ici, malgré un concept plutôt intéressant sur les formes de vies extraterrestres et la mise en place de samples qui l’illustrent à merveille, ne justifie un investissement en bonne et due forme.
Peut-être que dans dix ans, quand je déciderai de réécouter cet album, je comprendrai alors que je suis passé à côté de quelque chose d’énorme.
Peut-être… |