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THEE MALDOROR KOLLECTIVE "A Clockwork Highway"
(code 666 - 2005)
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En Italie, on ne sait pas que faire de bonnes pasta et autres pizzas à pâte fine (bonjour les clichés !), on sait également faire du metal ! Pardi ! Certes, ce pays n'est pas réputé pour ses groupes de qualité (notamment en matière de black metal), mais il constitue le repère géographique de quelques unes des formations les plus audacieuses en matière de metal déjanté. On citera pour la gloire Ephel Duath et son hardcore metal hystérico-névrosé et avantgardiste, Aborym et son indus black apocalyptique ou encore Ensoph et son gothic black des plus décadents et des formations repères en matière de metal extrêmes telles Opera IX, Funeral Oration ou Necrodeath. Il faudra maintenant ajouter à cette liste Thee Maldoror Kollective, qui, en matière de metal industriel cataclysmique remporte la palme haut la main ! En sept longs titres, ponctués de nombreux extraits cinématographiques et autres bidouillages faits maison, ces transalpins remettent au goût du jour un metal moderniste à souhait qui devrait susciter de nombreuses vocations aux alentours. Musicalement proche des norvégiens de Red Harvest, avec qui il partage cette vision tourmentée du metal industriel entrechoquée d'éléments black métalliques et tribaux, Thee Maldoror Kollective va néanmoins plus loin dans le cauchemar en y incorporant une forte dose d'éléments électroniques oppressants et de beats distordus, ce qui a pour conséquence immédiate d'instaurer atmosphères menaçantes et ambiances incantatoires à chaque recoin de ces sept morceaux. Ces climats tendus sont complétés par des guitares lourdes et sépulcrales, des parties de batterie funéraires et des vocaux complètement possédés. Tout cela étant idéalement mis en forme par une production excellente et bien compacte.
La noirceur résultant de cet ensemble devient définitivement palpable, et je conseille pour ceux qui souhaitent s'en rendre compte de commencer l'écoute de cet album par le terrifiant "Dopecity" et cette lente descente de quatorze minutes dans les abysses insondables de l'enfer que constitue "An affecter of change". Après cela, vous devriez être en mesure de savoir si vous souhaitez mener jusqu'à son terme l'expérience troublante et éprouvante que constitue "A clockwork highway".
En ce qui me concerne, mon choix est déjà fait depuis longtemps.
 
Clem
Decibels Storm - février 2005