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En
Italie, on ne sait pas que faire de bonnes pasta et autres pizzas
à pâte fine (bonjour les clichés !), on sait également faire
du metal ! Pardi ! Certes, ce pays n'est pas réputé pour ses
groupes de qualité (notamment en matière de black metal), mais
il constitue le repère géographique de quelques unes des formations
les plus audacieuses en matière de metal déjanté. On citera
pour la gloire Ephel Duath et son hardcore metal hystérico-névrosé
et avantgardiste, Aborym et son indus black apocalyptique ou
encore Ensoph et son gothic black des plus décadents et des
formations repères en matière de metal extrêmes telles Opera
IX, Funeral Oration ou Necrodeath. Il faudra maintenant ajouter
à cette liste Thee Maldoror Kollective, qui, en matière de metal
industriel cataclysmique remporte la palme haut la main ! En
sept longs titres, ponctués de nombreux extraits cinématographiques
et autres bidouillages faits maison, ces transalpins remettent
au goût du jour un metal moderniste à souhait qui devrait susciter
de nombreuses vocations aux alentours. Musicalement proche des
norvégiens de Red Harvest, avec qui il partage cette vision
tourmentée du metal industriel entrechoquée d'éléments black
métalliques et tribaux, Thee Maldoror Kollective va néanmoins
plus loin dans le cauchemar en y incorporant une forte dose
d'éléments électroniques oppressants et de beats distordus,
ce qui a pour conséquence immédiate d'instaurer atmosphères
menaçantes et ambiances incantatoires à chaque recoin de ces
sept morceaux. Ces climats tendus sont complétés par des guitares
lourdes et sépulcrales, des parties de batterie funéraires et
des vocaux complètement possédés. Tout cela étant idéalement
mis en forme par une production excellente et bien compacte.
La noirceur résultant de cet ensemble devient définitivement
palpable, et je conseille pour ceux qui souhaitent s'en rendre
compte de commencer l'écoute de cet album par le terrifiant
"Dopecity" et cette lente descente de quatorze minutes dans
les abysses insondables de l'enfer que constitue "An affecter
of change". Après cela, vous devriez être en mesure de savoir
si vous souhaitez mener jusqu'à son terme l'expérience troublante
et éprouvante que constitue "A clockwork highway".
En ce qui me concerne, mon choix est déjà fait depuis longtemps. |