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Chronique et review de l'album 4 de The Oath.

The Oath

"4"

(code 666 -- 2008)

pochette de l'album 4 de The Oathimage élargie - pochette de l'album
The Oath - "4"
Le deuxième album de The Oath est là, fraîchement sorti... Le successeur de « The End of Time » est certainement annonciateur d'augures plus propices à la conquête du monde par ce groupe et il n'est pas besoin d'être un oracle pour le deviner...
Si le premier album tendait à se restreindre dans un style black metal, cette fois-ci, avec « 4 », les Lyonnais ont exploré des contrées plus larges et les expérimentations du côté du death ou du thrash et du heavy-metal ont porté leurs fruits pour donner à leur musique un aspect général beaucoup plus personnel et tellement plus intéressant.
C'est ce qui se passe de plus en plus, il devient difficile de mettre une étiquette (peut-être est-ce mieux ainsi....) afin de donner des repères à l'auditeur... The Oath arrive à créer cette alchimie, en étant à la croisée de plusieurs styles musicaux où, même si la dominance reste black/death très dark, leur musique n'est finalement que du Metal extrême à écouter dans son intégralité pour en découvrir les subtilités.
Un des grands changements, bien qu'il ne soit pas musical celui-ci, c'est avant tout cette formidable pochette qui restera certainement une des plus belles de l'année 2008 que j'ai pu voir dans l'hexagone. Un très bon choix donc pour cette magnifique pochette qui attire en premier lieu visuellement l'auditeur potentiel en le faisant pénétrer dans le monde de désolation de The Oath.
Ensuite, ce que l'on peut constater positivement à l'écoute de « 4 », c'est l'utilisation de ces claviers qui nappent la musique; ils crachent une ambiance très malsaine sur certaines chansons, cela s'entend d'ailleurs dès le début avec l'introduction. Et donc, les claviers ne sont pas utilisés en accompagnement véritable de la brutalité de la musique de The Oath mais plus pour rendre l'atmosphère générale encore plus dérangeante et plus sombre.
Il suffira de 10 titres au groupe pour que nous soyons conquis. Comme je le disais tout à l'heure, c'est l'éclectisme musical qui fait la force du groupe... « This day » et « Orgasm » sont plus thrash/heavy mais, tout en restant brutales, les rythmiques sont d'une rare intensité. « Orgasm » est réellement brutale, violente et rentre-dedans et son ralentissement de tempo à mi-chanson montre bien la volonté de The Oath de ne pas rester immobile dans sa manière de composer.
Un gros effort a également été fait sur les vocaux ; le chant ne reste pas linéaire, doublé par moments, plus guttural death ou plus black sur d'autres... C'est sur « A question of faith », qui est très black metal rapide, qu'on profitera d'un chant clair réussi sans tomber dans la sauce mélo, venant en renfort du chant black hurlé...
La production est également irréprochable ; le son est de bonne qualité ce qui permet de rendre à juste titre les petits détails qu'on peut entendre sur des chansons comme « Lifeless Desire », un des meilleurs morceaux de l'album à mon sens.
D'ailleurs, je salue également la prestation du batteur qui ne relâche jamais la pression tant sur cette chanson que sur les autres et son jeu de pieuvre fut un délice pour mes oreilles...
C'est plein de bonnes surprises comme la rythmique de «The unborn » qui surfe sur des accélérations black/dark, ou les changements de cap entre black/death/thrash et passages légers de « War » qui font de cet album un bon investissement de fin d'année...
Si The Oath continue dans un futur proche à nous servir des albums de cette trempe, le meilleur reste à venir...

Arzhu Decibels Storm - décembre 2008
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