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Chronique et review de l'album Zoom Code de Thanatoschizo.

Thanatoschizo

"Zoom Code"

(my kingdom music -- 2008)

pochette de l'album Zoom Code de Thanatoschizoimage élargie – pochette de l’album
Thanatoschizo - "Zoom Code"
Le Portugal n'est pas à ma connaissance exportateur de groupes très connus avec une certaine notoriété. Le seul qui ait pris une ampleur considérable ces 15 dernières années c'est Moonspell. Quand on me demande de citer un groupe de là-bas, c'est le premier qui me vient à l'esprit.
Thanatoschizo vient donc également de ces contrées.
Je ne sais pas pourquoi une référence à la mort « Thanatos », mais j'y vois bien un lien avec la schizophrénie dans la musique de ce groupe, tellement ils sont multifacettes.
Remarque c'est peut-être une référence au psychanalyste Sigmund Freud qui parlait de Thanatos comme la pulsion de mort qui habite chaque être humain.
Bref, cessons ce petit hors sujet pour se re-concentrer sur « Zoom code » qui est le quatrième album des Lusitaniens.
Thanatoschizo fait partie des groupes à consonance Metal qui combinent d'autres styles comme le death, la world music, le progressif et autres styles très éclectiques. Je le sens assez proche de groupes tels que Penumbra ou
Amorphis qui sont très ouverts musicalement.
Alors il ne faut pas se brusquer dès le premier morceau, effectivement le premier couplet du chant féminin m'a fait assez peur pour la suite tellement il sonnait bizarrement. Mais ce qui a suivi était plutôt plaisant. Le chant masculin clair est très proche de celui de Nick Holmes de Paradise Lost.
Certaines chansons d'ailleurs laissent apercevoir une influence de Paradise Lost époque « Icon » et « Draconian Times ». On y retrouve aussi des riffs ethniques et folkloriques à la Amorphis ou autre Orphaned Land. Le chant féminin s'étoffe, il est beaucoup plus inspiré au fur et à mesure de l'album. Le morceau n 2 nommé « L » laisse bien transparaître les influences d'Amorphis mais avec chant death et du chant féminin proche de Lacuna Coil.
Thanatoschizo écrit ses morceaux aussi dans un environnement touchant le gothic/rock, la qualité de ce groupe demeure dans sa diversité musicale. Sur « Hearafter Path », il me semble bien avoir reconnu de l'accordéon, si je ne m'abuse. On peut découvrir également sur « Pleasure Pursuit »un début de chanson très trip-hop. Leur musique est dans l'ensemble très fraîche, bien faite , ouverte et accessible à bon nombre de personnes.
Le groupe s'est offert les guests de Timb Harris (Estradasphere), et Zweizz (Fleurety, Umoral, ex-Dodheimsgard).
Après dix ans de carrière, Thanatoshizo se permet de manier les instruments avec une totale plénitude. La pénultième et l'antépénultième chanson sont bien plus death que le reste de l'album avec une abondance de vocaux death et des riffs plus rentre dedans. Thanatoschizo mérite qu'on s'arrête sur leur cas pour rendre soi-même son propre diagnostic.

Arzhu Decibels Storm - juin 2008
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