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Chronique et review de l’album Anagogic Tyranny de Sympathy.

Sympathy

"Anagogic Tyranny"

(bombworks records -- 2008)

pochette de l’album Anagogic Tyranny de Sympathyimage élargie – pochette de l’album
Sympathy - "Anagogic Tyranny"
Ouh là, v'là le caribou qui se ramène, tabernacle !! Ouais ça va, j'ai pas le super accent canadien.... Et d'abord en même temps faire une imitation sur document texte, personne ne l'avait encore fait !!
Bon troisième album, oui oui, troisième album et encore un groupe qui est passé un peu inaperçu, c'est bien dommage. Donc... Je disais, troisième album de Sympathy qui à l'origine était un one man band, mais pour celui-ci Dharok, son créateur s'est entouré de Jeff Lewis (Abolishment of Hate, Mortification) pour les guitares et de Jim Austin (Into Eternity) pour la batterie.
Sympathy tranche dans le vif avec un album hyper propre et sans aucun accroc. Oui aucune fausse note, mais un exercice totalement réussi, car musicalement Sympathy reste attaché au death brutal et technique un peu à la Suffocation, et par moment il vient s'aventurer vers des contrées vachement symphonique comme sur la fin du morceau « On a bloodied cross » où l'on a droit à a une mélodie fraiche et enjouée, limite sympho, on dirait même que ce n'est pas le même groupe. Intestine Baalism avait fait un peu le même genre de coup sur leur premier album « An anatomy of the beast » sorti en 1997 chez Repulse recs. C'était sur le premier morceau « Corporal Celebration », la fin était hyper mélodique pareil.
Et donc, Sympathy vient nous faire une petite demo de sa puissance avec un son qui ferait trembler les oreilles d'un malentendant. Le mixage et le mastering ont été faits au Cathedral Sound, s'il y en a qui connaissent. A côté de ça, oui, c'est plein de haine, de blasts incessants qui ne laissent apparaître aucune défaillance, Jim Austin est une vraie machine à taper, précis comme un tireur d'élite et rapide comme un lapin en rut...
C'est vrai que les amateurs de death technique, rapide et épais comme Suffocation, Immolation ou Morbid Angel y trouveront largement chaussure à leur pied. D'ailleurs le booklet, la back cover me rappellent un peu les ambiances « cathédrales » des pochettes d'Immolation... Le reproche que j'y ferai, c'est que la pochette n'est pas fabuleuse, et les paroles à l'intérieur sont nettement trop petites, comme la police d'écriture est stylée, ça fatigue un peu. Ok, je ne suis pas non plus Mister Magoo, mais faut faire attention à ça quand même, il y en a qui aime bien lire les paroles... Sympathy se mange aisément, les atmosphères totalement ralenties sur des morceaux tels que « And all flesh » sont un délice, genre très ricain mais sur des guitares un peu death suédois. Les vocaux sont doublés mais ça devient monnaie courante pour donner l'effet « démon qui rugit ».
Le groupe vient nous resservir sa recette brutale et là c'est un euphémisme, mais sur « Enslaved by depravity », ça vire de bord sur les deux tiers du morceau en ajoutant des claviers du genre peplum, comme Nile le fait pour ses influences égyptiennes, mais là c'est plus le voyage à Rome dans l'arène des lions et des gladiateurs.
Par moment le death laisse libre cours à quelques petits riffs un peu hardcore, mais très légers notamment au début de « Underworld », en gardant toujours des soli guitares de maitres et en terminant sa course effrénée une fois de plus sur une ambiance sympho théâtrale et brutale.
C'est « Forgotten Temples » qui mettra le plus en avant la basse et « Potter's 8 field » qui clos cet album en beauté. Alors que tous les morceaux durent environ quatre minutes, celui-ci dépasse les huit minutes. C'est un chef d'oeuvre sur une structure mid-tempo sombre et profonde aux soli typiquement floridiens, il s'assombrit de minutes en minutes, pour ralentir à un point que plus lent on commencerait à lire la bande à l'envers. C'est à partir de la moitié du morceau que quelques accélérations rageuses et blastées viennent ça et là pour donner un coup de fouet à la chanson. Du pur bonheur ce morceau, il se termine à la manière d'un b.o de film...Vraiment à découvrir.
Que dire de plus si ce n'est que les « caillous qui roulent » ou « les flingues et roses » avaient de la sympathie pour le « devil », moi j'en ai pris plein la gueule avec Sympathy (eh oui j'ai toujours des jeux de mots pourris, ha ha ha ha, c'est comme ça !!!)

Arzhu Decibels Storm - avril 2009
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