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Chronique et review de l'album Join the Army de Suicidal Tendencies.

Suicidal Tendencies

"Join the Army"

(caroline records -- 1987)

pochette de l'album Join the Army de Suicidal Tendenciesimage élargie – pochette de l’album
Suicidal Tendencies - "Join the Army"
Après un premier album foncièrement hardcore, Suicidal Tendencies décide d'approfondir un concept que SOD a inventé, deux ans plus tôt : le cross-over. Du punk et du hardcore, on conserve le chant craché, les choeurs et des titres encore assez courts. Du metal, on incorpore la sonorité et ce signe particulier que sont les solos de guitare. Concernant ce dernier point, il est à noter que le groupe s'est octroyé une sacrée plus value en la personne du grandissime Rocky George, musicien purement metal qui illuminera toute la carrière de ST de son style classieux et toujours efficace. Ce disque comporte un sacré paquet des titres qui deviendront ensuite des classiques du groupe en concert : "Join the army", "War inside my head" et surtout le génialement débile "Possessed to skate" qui rangera le groupe parmi les favoris des skaters jusqu'à l'apparition de la seconde vague punk des NoFx, Green Day et consorts. Pour avoir assisté à un certain nombre de concerts de ST, je puis certifier que ces titres étaient ceux qui plongeaient le public dans la frénésie la plus ultime. Malgré une production (co-assurée par Leister Claypool, futur Primus) assez moyenne, cet opus regorge déjà de petits moments de finesse comme cette intro de "A little each day", et qui sont autant d'indices permettant de conclure à l'extinction du passé punk, et merci bien ! Pourtant, rien à faire : ce n'est pas encore du thrash. Trop direct, trop cool, trop revendicatif. On ne peut s'empêcher d'imaginer ce que serait devenue la carrière de Suicidal Tendencies s'ils avaient creusé ce côté cross over, en y adjoignant une production décente. Un Biohazard californien ? Non merci ! Ce disque est un morceau d'histoire. De celle du groupe et de celle de la musique metal. Le début de l'enfoncement des barrières, des arrachages d'œillères. Il y a autant contribué que Faith No More, Red Hot Chili Peppers et la scène de Seattle.

Alexis Kieffer Decibels Storm - octobre 2008
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