Patrick
Etuy
| Pour
ceux qui auraient loupé un épisode, Styx roule sa
bosse depuis le début des années 70, et ne comptait
plus à la mi-80's les albums multi-platine ou les tournées
des stades. Adepte d'un rock Fm bien couillu matiné de
progressif, Styx a toujours su marier guitares vitaminées
et mélodies implacables. De retour après maintes
péripéties, le groupe entame donc sa 4ème
décennie de bons et loyaux services avec "Cyclorama",
véritable puzzle d'influences seventies où le coté
mélodique ne se départ jamais d'une bonne dose d'énergie.
Et d'évoquer, outre la quasi-totalité des formations
du rock FM américain de ces 30 dernières années,
l'ombre de Queen ou des Beach Boys (Brian Wilson himself est d'ailleurs
invité sur l'album), The Who (le proto punk-rock de "Kiss
your Ass Goodbye"), Supertramp et, de façon récurrente,
les Beatles. Doté d'une production calibrée vinyle,
medium en tête et orgue hammond dans les coins, bourré
de titres imparables ("These Are the Times", "More
Love For The Money"), "Cyclorama" reflète
toute l'expérience de ses intervenants, fait mouche à
tous les coups et plane à 20 000 pieds au dessus des vaines
tentatives FM des formations survivantes du genre. Une leçon
magistrale de rock américain. |