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Chronique et review de l’album Ritualistic Plague - Evangelical Death Apotheosis de Strandhogg.

Strandhogg

"Ritualistic Plague - Evangelical Death Apotheosis"

(pagan records -- 2009)

pochette de l’album Ritualistic Plague - Evangelical Death Apotheosis de Strandhoggimage élargie - pochette de l’album
Strandhogg - "Ritualistic Plague - Evangelical Death Apotheosis"
Avec son design à la Funeral Mist, ce disque met l'eau à la bouche, de l'extérieur. Mais, finalement, il n'y est pas question de black rampant et profanateur, mais plutôt d'une sorte de death-black, avec un son très crû, comportant notamment certains plans quasi-punk, façon Impaled Nazarene, avec cette putain de basse qui claque. Et lorsque le groupe explore d'autres "nuances", c'est alors le Marduk le plus bileux qui est mis à contribution. Du coup, le qualificatif qui siérait le mieux à ce méfait est "râpeux". "Inamical" conviendrait aussi parfaitement, car ces huit titres sont autant d'hymnes guerriers qui foutent vraiment les jetons par leur jusqu'au-boutisme et leur constante vilénie. Ce disque est une vraie bonne surprise dans le registre violent et haineux, car s'il ne joue qu'une seule carte, il la joue à fond et jouit d'une cohérence époustouflante : sonorité, voix, rythmes, tout est à l'unisson pour créer une ambiance foncièrement hostile. Et malgré sa rudesse et son aspect brut de décoffrage, il recèle tout de même quelques petits détails qui font se dire que ces types ont vachement bien préparé leur affaire. Par exemple, les voix sont souvent doublées, voire triplées, empilant des registres agressifs allant du raclement black primaire au death guttural en passant par le pur hurlement lycanthrope. C'est tout con, mais c'est hyper bien vu et créateur de son petit effet implacable en termes d'ambiance. Il y aussi ces quelques bruitages froids ou encore ces quelques plans horrifiques dignes des meilleurs moments de Killjoy et cie, avec claviers lugubres s'il vous plaît (putain, ce 5ème titre dantesque !). C'est d'ailleurs sur un autre trip horrifique que se termine le disque, avec ce 8ème titre de plus de 9 minutes où l'on compte les cadavres sur un rythme lent et désespéré qui, mine de rien, rajoute une corde de plus à l'arc léthal de Strandhogg. Putain de sacré bon disque de salauds !

Alexis Kieffer Decibels Storm - avril 2009
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