

Stigma - "When Midnight Strikes"
C'est en provenance d'Italie que nous arrive cette galette. Après seulement deux ep's, « Metamorphosis » sorti en 2003 et « Epitaph of Pain » sorti en 2004, Stigma sort son premier album.
Le groupe n'est pas excessivement vieux non plus puisque formé en 2000.
Que dire, si ce n'est que nous avons là un groupe de plus pratiquant un death-core mélodique.
Il faut reconnaître que la production est bonne, le son est puissant, on ressent bien ce que veut nous faire partager le groupe dans sa musique, une certaine agressivité alliant vitesse et riffs ravageurs, avec violence et rythmiques plombées.
Les compositions sont un mélange de plusieurs groupes, par moment on peut y retrouver quelques riffs influencés par Soilwork (attention j'ai dit influencés, pas que ça y ressemble) imbriqués dans des mélodies plus brutales dans la veine de groupes comme Becoming the Archetype en moins brut ou plus core comme Fear My thoughts en plus brutal. Il ressort de tout cela une grosse influence suédoise.
Mais Stigma ne se cantonne pas à végéter dans ce style de groupes, ils veulent proposer une musique qui ne doit pas lasser l'auditeur avec juste de la brutalité ou de la vitesse, sur certains morceaux comme « Silver bullets and burning crosses », on observe une certaine profondeur de la mélodie, quelque chose qui attire l'oreille, qui reste en tête, un peu comme les riffs mélodiques et conducteurs du groupe Mors Principium Est.
Maintenant y-arrivent-ils, n'y arrivent-ils pas ? Chacun est libre d'apprécier, en tout les cas, je pense qu'il y a une certaine recherche malgré tout et une certaine technique.
La voix des premiers morceaux m'a fait penser un peu à la voix de Klas Morberg du groupe suédois Desultory sur « Bitterness » sorti en 1994. Mais ce n'est qu'au début, car en avançant dans l'album et après plusieurs écoutes, on peut distinguer que le vocaliste Stefano « Vlad » Ghersi est bien en place. Sa voix offre plusieurs tonalités, plusieurs intonations dans chaque morceau on peut constater une grande diversité qui justement donne plus de vie, plus d'impact dans la brutalité. Pour la plupart, lorsque les vocaux ne sont pas posés en alternance guttural grave, guttural plus aigu, ces derniers sont doublés, pour rendre plus puissant l'accompagnement des riffs.
C'est ce chant qui donne le côté « core », avec un aspect plus orienté vers cette scène que vers le death.
Au niveau général de l'album, la pochette de David Nadalin (Nile...) aurait très bien pu s'adapter à des pochettes de films peplum ou de vampires en des temps médiévaux, voire de groupes de musique power épique.
Le logo me rappelle étrangement celui de Pungent Stench avec son côté filandreux qui avait déjà été repris par un groupe français dans les années 95 ou 96, du nom de Mucus. Ils avaient sorti une démo, avec pour jaquette de la verdure derrière, je ne me rappelle plus trop. Bref, c'est un premier album, il y a un effort au niveau de la jaquette et du booklet, même si le résultat n'est pas transcendant, il y a de l'effort.
Ensuite musicalement, c'est pro, c'est carré (on a mis les petits plats dans les grands, tant au niveau du son, que de la présentation de l'objet au niveau booklet, cover...), c'est du deathcore, mélo et brutal à la fois, avec une hargne des plus enragées. Leur musique est agressive et dynamique, sur le coup ça fait son effet, c'est à dire que Stigma donne un bon coup de poing, mais l'alchimie n'opère qu'à l'écoute, sur l'instant. Je n'arrive pas vraiment à retenir une mélodie ou dire quel morceau a été meilleur que le reste et avec plusieurs écoutes j'en arrive au même constat c'est que Stigma c'est pas mal, ça entraînera quelques fans c'est certains, mais ça ne déchaînera pas des foules.