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Chronique et review de l'album Teloitus de Sotajumala.

Sotajumala

"Teloitus"

(woodcut records -- 2007)

pochette de l'album Teloitus de Sotajumalaimage élargie – pochette de l’album
Sotajumala - "Teloitus"
Sorti en 2007, reçu au printemps 2008 et chroniqué en automne : ouf, il était temps ! Sotajumala, finlandais de leur état, on connaît bien : un premier EP testostéroné avait permis de prendre la mesure de la puissance et de la rage de ce combo. Un LP l’ayant confirmé, la sortie de ce "Teloitus" faisait partie des agréables nouvelles métalliques récentes. Et de fait, il s'agit d'une nouvelle confirmation de la santé éclatante de ces cinq brutes puisque les riffs de ce disque se révèlent appartenir à ce qui existe de plus heavy actuellement. Et puis, c'est toujours un réel plaisir d'entendre ce bon vieux death à l'ancienne, sachant demeurer à une honnête distance de ces deux verrues que constituent d'un côté le deathcore et de l'autre le mélodeath. Ici, on navigue surtout en eaux floridiennes, et, pour tout dire, azagtothiennes. Oui, ces riffs, ces chorus, ces solos se nourrissent de l'époque 93-95 de Morbid Angel. Oui, cette lourdeur est bien de la même veine. Sotajumala y ajoute cependant un côté lancinant, voire épique, typiquement scandinave qui permet de rester du bon côté de la barrière séparant plagiat et inspiration (même si le 4ème titre fait carrément dans l'hommage !). Quel bonheur également que ces passages utltra heavy à la Asphyx. Bien entendu, la production est énorme et le niveau technique, essentiel dans ce genre d'exercice, est au rendez-vous, le groupe arborant une cohésion bien réelle. Ces huit titres, dont un dernier au final moderniste du meilleur effet, s'enquillent comme qui rigole et font de Sotajumala un des groupes de death européens les plus solides actuellement. Je suppose en outre que leurs prestations scéniques doivent se permettre d'être dévastatrices. Heureux d'assister à la naissance d'un nouveau poids lourd doté d'une vision claire et d'une la méticulosité qui lui permettent d'avancer, encore et encore.

Alexis Kieffer Decibels Storm - octobre 2008
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