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SLIDHR
REBIRTH OF NEFAST
ARS DIAVOLI
"demo 2006"
"Only Death"
"The Absence of Light"
(debemur morti -- 2006)

SLIDHR - demo 2006 - cliquez pour agrandir l'image.

REBIRTH OF NEFAST - Only Death - cliquez pour agrandir l'image.

ARS DIAVOLI - The Absence of Light - cliquez pour agrandir l'image.

Le label Debemur Morti vient d'avoir la lumineuse idée d'adresser à la presse un split-CD promo qui regroupe trois démos commercialisées sous la bonne vieille forme de K7 "to keep alive the true spirit of the undergound"...
Trois groupes, trois façons d'envisager le black metal.

Le projet irlandais de Slidhr nous renvoie directement chez l'Emperor de "Nightside Eclipse". Même attrait pour les tempos enlevés, la brume et les claviers qui, en arrière fond tissent la trame mélodique. Lorsque le tempo ralentit, c'est alors au Enslaved de "Frost" que l'on pense. Bref, le type a le compteur définitivement bloqué au milieu des années 90 et ne connaît qu'une seule carte, celle de la Norvège. Les trois titres ici proposés offrent une belle allure et une cohésion épique jamais prise en défaut.
Très bons vocaux à noter également. A suivre impérativement.

Rebirth Of Nefast, qui se refusent à fournir leur nationalité, nous gratifient de trois morceaux titrant entre 7 et 14 minutes. On connaît certains fumistes pour qui ça ferait un album... Ici, c'est un aspect beaucoup plus basique du black qui nous est proposé. Quand ça blaste, ça blaste et quand ça ralentit, ça ralentit, sans arrière-pensée. Moins malicieux que Slidhr, Rebirth Of Nefast n'hésite pas à aller piocher dans des territoires similaires à ceux qu'arpentent Nargaroth et consorts. L'ambiance y est. L'enui aussi, parfois... C'est cependant lorsque les tempos enlevés reprennent le dessus que la mayonnaise prend le mieux, quelques coquetteries guitaritiques venant même alors pimenter la sauce. Si le talent est moins évident que chez Slidhr, le potentiel est cependant indiscutablement présent. A noter que les vocaux sont ici aussi très réussis.

Avec Ars Diavoli, Portugais de son état, on retourne directement en Norvège, version Burzum cette fois-ci. On retourne aussi 15 ans en arrière du point de vue de la production, même d'une démo. Ca broute, ça grésille, c'est infect comme tout. Des trois projets, Ars Diavoli est d'évidence le moins intéressant, tant par son manque de créativité que par sa présentation sonore déplorable, avec notamment un chant insupportable. Pour être true, c'est true. Mais ça n'offre quasiment aucun intérêt.

 
Alexis Kieffer
Decibels Storm - juillet 2007