decibels storm > chroniques d'albums > Slagmaur -2007- Skrekk lich kunstler |
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Slagmaur |
"Skrekk lich kunstler" |
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(nekk brekk productions -- 2008) |
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![]() ![]() Slagmaur - "Skrekk lich kunstler" |
Il semblerait que ce disque soit intégré dans une trilogie. Comme un fait exprès, il s'agirait du troisième volet, étant précisé que bien entendu, je ne suis pas en possession des deux autres... Bon, on s'en fout... Cinq titres d'une durée entre quatre et huit minutes, donc album court, ce qui tend à corroborer l'appartenance à un ensemble plus vaste. Quoiqu'il en soit, il s'agit d'une musique pour le moins originale.
Bien que rattaché au mouvement black metal, Slagmaur (norvégien, quand même), sur ce disque tout au moins, ne fait pas un usage immodéré de ses codes ou, en réalité, les trangresse allègrement. La démarche rappelle bien évidemment ce que l'on peut entendre du côté de Blut Aus Nord. Tout comme les Français, Slagmaur se plaît à déboîter un à un les éléments de cette musique, pour les rassembler ensuite à sa manière. En effet, tout y est : le noir, l'épure, la saturation, la haine, la peur. Simplement, Slagmaur a décidé que tout ceci devait être réinterprété. Concrètement, cette démarche aboutit à de nombreux passages totalement déconnectés de l'univers traditionnel du métal, à savoir de la formule guitare+riffs+batterie. Slagmaur se plaît à utiliser des sons d'obédience industrielle voire bruitiste. Balance également des breaks de piano décadents sur fond d'orchestrations blaffardes. Et repart ensuite sur une partie de guitare dissonnante par son phrasé et pachydermique par sa sonorité. Pas simple. Pas simple, mais quand même pas si déroutant pour celui qui est déjà familier de Blut Aus Nord. Familier avec ces mélodies destructurées et ces sonorités revêches. Ceci étant, dire que Slagmaur serait un clone de Blut Aus Nord ne serait ni juste ni conforme à la réalité. Car Slagmaur développe sa propre signature faite de sonorités très portées sur les graves et ayant pour effet de créer une impression de confinement assez prenante, et pour tout dire, réussie. On pourrait éventuellement reprocher à ses morceaux de manquer de transition entre les structures et séquences qui les composent, structures et séquence au demeurant intrinsèquement abouties. Et aussi sa faible durée, mais ceci est une autre histoire... Pour tout dire, j'ai très envie d'être en possession du reste de la discographie de ce groupe avant que le buzz se mette en place. Car je vous fous mon billet que buzz il va y avoir. |
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Alexis Kieffer |
Decibels Storm - mars 2008 |
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