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Chronique et review de l’album My Inner Demon de Silverlane.

Silverlane

"My Inner Demon"

(drakkar entertainment -- 2008)

pochette de l’album My Inner Demon de Silverlaneimage élargie - pochette de l’album
Silverlane - "My Inner Demon"
Silverlane est un groupe allemand qui joue du « melodic power-metal », ou plutôt du heavy-power mélodique ? Du heavy symphonique ? Du heavy/speed ? Du teutonic leather moule-burnes metal ? Bref, vous voyez le genre. Silverlane est un groupe de heavy mélodique allemand de plus, un de ces nombreux groupes formés par des musiciens qui ne se sont jamais remis de l'écoute d'Helloween, Gamma Ray, et autres fleurons du metal germanique.
Fort de son récent succès cau sein de Subway To Sally, Simon Michael, batteur de son état, a pu donc attirer l'attention sur son propre groupe, et sortir son premier véritable album sur un label, le précédent effort du groupe « Legends of Safar » n'étant qu'un CD autoproduit.
Débutant sur un puissant et accrocheur « Wings of Destiny », « My Inner Demon » répond au cahier des charges de ce genre de production, ni plus, ni moins. Et c'est là que le bât blesse car on est loin de ce qu'annonce la bio envoyée par le label à savoir la « redéfinition d'un genre » et un album « au-delà de tous clichés ». On est justement à fond dans le classique et le manque d'originalité !
Ceci dit, le produit est de qualité pour ceux qui en sont amateurs. Certes, Ecki Singer, le chanteur (un chanteur qui s'appelle « Singer »,,, ça ne s'invente pas !) semble parfois limité et force un peu trop sur sa voix, certes les claviers sonnent de temps en temps comme du Bontempi, et certes encore on a droit aux trop souvent inutiles et insupportables ballades (« Slowly » est bien clichesque et pourrie dans le genre).
Pour le reste, Silverlane vise l'efficacité et la diversité, le tout propulsé par une section rythmique de bûcheron, et doté d'un gros son, qui est à l'image de la musique du groupe, à savoir sans finesse.
Le lourd et réussi "Kingdom of Sand" ressemble à du Lacuna Coil (enfin surtout la première rythmique qui semble calquée d'un morceau de « Comalies » des Italiens). L'écoute de cet album se fait d'une traite, sans accroc et c'est le but recherché... l'efficacité germanique en parfait état de marche !
Mélodique, grandiloquent et musclé, sont les maitres mots de ce « My Inner Demon » qui ravira sans nul doute tous les aficionados de power germanique !

Christophe Noguès Decibels Storm - mars 2009
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