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Cet album est proprement monstrueux. Les nipons de Sigh y développent en effet une musique qui tient plus de la mixture extraterrestre que de tout ce qui a pu être créé jusqu'ici dans le monde du metal. Leur oeuvre avait toujours été marquée du sceau d'une créativité exacerbée. Mais depuis deux albums, ils dépassent tout et ce disque est ainsi un incroyable brouet de styles que l'on pensaient inconciliables : black (pour la voix), progressif, disco, heavy, classique, électronique... Tout y passe, et bien d'autres choses encore. Sigh a pour ce faire la légitimité nécessaire car ce groupe fit un jour partie des plus intransigeants orchestres black-metal qui soient. Ils peuvent donc se permettre les folies les plus osées comme cette "Slaughtergarden suite" de 11 minutes qui me fait assez penser à "Voyage of the homeless sapien", cet incroyable morceau progressif de Cathedral sur le EP "Statik Majik", pour vous situer le degré de folie où se niche ce disque. Et c'est sans compter les interventions de claviers spectraux et autres orgues Hammond qui inondent les morceaux metal de cet album ou encore cette balade électronique stupéfiante qu'est "Nietzschean conspiracy". Cet album est d'une richesse infinie et de multiples écoutes sont à coup sûr nécessaires pour commencer d'en capter toutes les finesses. Mais le jeu en vaut grandement la chandelle, ne pas le faire équivalant ni plus ni moins à passer à côté d'un des albums les plus originaux jamais créés. |