decibels storm > chroniques d'albums > Scorngrain -2007- 0.05 % |
|||
Scorngrain |
"0.05 %" |
||
(dynamic arts records -- 2008) |
|||
![]() ![]() Scorngrain - "0.05 %" |
Deuxième album pour les Finlandais de Scorngrain, sachant que je ne connais pas le premier, sorti en 2004 et portant le nom de "Cyberwarmachine". On a droit ici à du gros son, de gros riffs, de la puissance. A la première écoute de «0.05 %" on se dit, ben que c'est du thrash à tendance un peu indus et une forte dose de cyber. Les morceaux sont composés basiquement ; on prend d'abord la puissance dans les oreilles, un son énorme. Ensuite, en deuxième lieu, on se fait empaler par des rythmiques de malades, des sons et une ambiance effectivement biens malsains à l'arrivée. Scorngrain a su mêler à sa musique énormément de styles : j'y retrouve quelques passages de vieux thrash old school comme Testament ou Slayer, mais mixés avec du Fear Factory, du Divine Heresy, du The Kovenant, du Pain peut-être aussi. C'est très éclectique, mais, en fait, ça ne manque pas de personnalité propre, bien au contraire. Le monde de Scorngrain est ouvert et vous emmène, à travers ces neufs titres, dans un trip cyber thrash indus, grâce à des claviers très biens utilisés, où il n'y a pas de place pour le hasard ; l'efficacité est de la partie et les oreilles se font exploser comme il faut. Comme je le disais, c'est du thrash avec quelques incursions dans le thrash death. Ce qui est encore plus accrocheur, c'est le chant : bien orienté vers le black, plutôt aigu, avec parfois quelques choeurs qui viennent l'accompagner, mais aussi en alternance avec des growls d'outre-tombe. Dès le premier morceau "The code", on prend le côté cyber et indus entre les côtes ; ensuite avec "Toadstool Journey" on avance, on a droit à une facette un peu plus mélodique, des riffs à la Testament/Slayer, mélangés à un son moderne. C'est simplement énorme, je n'ai pas de mot, j'adore. Ensuite "Mural" nous vient subrepticement avec un son bien gros comme le groupe Hypocrisy. Les claviers nous cernent, les grosses rythmiques nous lacèrent, la mélodie s'empare de notre âme ; franchement, on ne peut pas y échapper. L'auditeur ne s'ennuie pas, chaque morceau permet d'allier vitesse d'exécution avec passages plus ambiants, et le climat pesant et malsain des claviers permet de mettre en avant chaque changement de riffs. "Übermensch", ce morceau bien lourd, bien indus et cyber, s'annonce être un hymne au metal de Scorngrain. On ressent bien le côté old sur certains morceaux comme "Draw The line" et "Toadstool Journey" et son solo à la Slayer. La modernité de Scorngrain est un atout pour leur musique ; ce groupe a su faire avancer le thrash metal du 21ème siècle, on a bougé d'un cran au-dessus; pour ça, je leur dis merci. |
||
Arzhu |
Decibels Storm - février 2008 |
||
retour | accueil | chroniques d'albums
