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Chronique et review de l'album Solar Soul de Samael.

Samael

"Solar Soul"

(nuclear blast -- 2007)

pochette de l'album Solar Soul de Samaelimage élargie - pochette de l'album
Samael - "Solar Soul"
Il est loin, très loin le temps où Samael émergeait d'un underground sombre et torturé pour libérer le maléfique « Worship him » à la surface de la terre par le biais d'Osmose Productions, en balançant comme un pavé dans la mare son black metal horrifique...
En règle générale, chaque sortie du groupe (exceptée peut-être « Blood Ritual ») a confirmé son indubitable talent. « Ceremony of Opposites » avait amorcé le premier virage qui fut confirmé par l'inconstestable chef-d'oeuvre interplanétaire qu'est « Passage ».
C'est à partir de ce moment-là que Samael a vraiment lâché le Metal pur pour s'orienter vers une musique plus stellaire, avec des sonorités martiales, electro/indus, tout en conservant l'esprit Metal avec des guitares toujours bien ancrées dans leurs origines.
Faisant donc suite à « Reign of Light », Samael poursuit sa musique à thème cosmique et glacial tel un iceberg au milieu d'un jacuzzi afin de refroidir l'environnement à son image.
C'est avec une pochette et un design aux allures gréco-romaines que « Solar Soul » se présente ; la version digipak, majestueuse et somptueuse au possible, ravira l'auditoire (on regrette juste que la pochette elle-même n'eut été plus inspirée).
Ici, pas de doute, Samael confirme sa supériorité musicale en apportant une synthèse des trois albums précédents pour y ajouter encore plus de grandeur.
C'est « Solar soul » qui ouvre le bal, avec une mélodie très militaire et des influences électro, un peu à l'image de Laibach sur « God is God », mais le passé Metal de Samael est bien là, contrairement au groupe slovène. La guitare prend le pas sur les claviers de « Promised Land » pour une orientation plus heavy, mais le refrain reste un hymne à la gloire de Samael.
L'ambiance est posée, c'est le froid qui pénètre partout; l'ampleur musicale et l'aura mystique que dégage cet opus sont dues à l'orchestration symphonique qui prend toute sa dimension au fur et à mesure de l'album.
Le son est à la hauteur de la qualité des compositions : aucune faille, aucune erreur, juste la perfection.
On retrouve également « Slavocracy » dont on avait pu découvrir le clip.
Les inspirations de l'album « Passage » sont perceptibles sur des morceaux comme « On the rise », et quelques influences orientales demeurent encore sur des titres comme « Quasar waves ».
Le timbre de voix de Vorph restant toujours dans les graves fait toujours son effet dark qui plait tant.
C'est également un retour pour une participation avec Waldemar Sorychta qui aura co-produit l'album et qui, je crois, n'avait pas bossé avec eux depuis « Passage », me semble-t-il...
Avec plus de 20 ans d'existence, Samael n'a fait qu'accroître son talent années après années pour sortir des réalisations encore plus gigantesques. La musique classique a ses grands noms et, pour moi, Samael est le Wagner du 21ème siècle et « Solar Soul » est son nouveau prodige... jusqu'au prochain...

Arzhu Decibels Storm - décembre 2008
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