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decibels storm > chroniques d'albums > Runemagick -2007- Dawn of the End

Runemagick
"Dawn of the End"
 
(aftermath music -- 2008)
pochette de l'album Dawn of the End de Runemagickimage élargie - album cover
Runemagick - "Dawn of the End"
Runemagick a maintenant trouvé sa voie depuis 4-5 ans. Elle est faite d'un doom/death de plus en plus mystique et toujours aussi archaïque. Et j'avoue que la mayonnaise prend plutôt bien. Cette nouvelle livraison n'apporte pas d'évolution notable par rapport à "Invocation of magick" sorti en 2006 et également chroniqué sur ce site. Disons que l'ensemble sonne encore plus dépouillé qu'avant et que cette nouvelle cure d'amaigrissement a pour effet de renforcer le côté occulte des ambiances. Avec toujours ce chant grogné incantatoire du meilleur effet. Un assez grand nombre de passages rappellent directement le premier Cathedral quand ce n'est pas carrément l'ombre de "Rampton" de Teeth of The Lion Rule The Divine qui se dessine derrière ces structures décharnées. On nage donc dans l'arriération musicale la plus jouissive et il est certain qu'il n'existe décidément aucun trait commun entre ce genre de disques et les n+1 sorties funeral doom de chez Firebox. Ici, tout est fait à la main, sans choeur fémin, sans violon ni nappes de claviers. Sans rien à vrai dire... Uniquement des riffs de guitare tous plus étiques les uns que les autres et, à quelques occasions, une simili-accélération qui s'empresse de mourir immédiatement. A noter que ce disque fait souvent la part belle aux passages instrumentaux.
A ce titre, je dois décerner une mention spéciale au final de l'avant dernier titre "Magus of fire" qui étire une interminable séquence gluante et angoissante comme on souhaiterait en entendre plus souvent dans tout album de doom qui se respecte. D'autant que ladite séquence trouve son écho sur le dernier titre, lui, totalement instrumental. Un enchaînement très efficace. Bref, ce disque n'invente rien, mais donne lieu à une belle petite collection d'ambiances tripantes, ce qui constitue après tout le B-A-BA d'un disque de doom.
 
 
Alexis Kieffer
Decibels Storm - mars 2008
 

 

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