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Dire qu’il fût un temps où les fans de death se livraient à des combats sans merci aux fans de black et vice versa.
Sous des prétextes pas toujours très clairs à coup de : vous ! bande de tapettes dégénérées chevelus habillés en moule bite tout maquillés de blanc pâle et noir, et vous alors, gros porcs crasseux avec un fût de bière en place et lieu de votre cervelle… j’en passe et des meilleurs.
Aujourd’hui ces préjugés ont pris du poil de la bête.
D’excellente qualité ; étonnante et culottée, la musique de Ruins aurait pu, si elle était venue un peu plus tôt, servir d’une sorte de tournée ménage pour métaleux !
Inutile de prendre un crayon bien taillé et une belle feuille Canson et vous faire un dessin grandeur nature, Ruins mélange ces deux styles avec classe et maîtrise.
Tellement simple à comprendre mais si dur à expliquer, ce « Spun forth as dark nets » prend les meilleurs éléments de l’un pour l’enfourner dans l’autre.
Concernant le black metal déjà et sans contexte, les ambiances, malsaines et inquiétantes vont feront penser à du Immortal, du Darkthrone surtout au niveau des nappes guitaristiques, tandis que la voix et surtout la batterie ultra chirurgicale vous offriront le plaisir du headbanding deatheux.
Seul nuage dans ce paysage ensoleillé, le manque d’originalité, tout les bons plans rythmiques du death présent ici, n’est que repompé d’un Morbid Angel, Carcass, Bolt Thrower et parfois même Destroyer 666, et le chant, à Abbath d’Immortal.
Précisons quand même que Ruins n’est pas une musique de fond pour agence matrimoniale, même si elle servira à en réunir plus d’un, alors qu’il ne pensait même pas qu’un jour il échangerait des mots avec l’autre sans insulte en fond sonore. |