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Tout
droit issu des terres maudites de Russie, peu réputées pour
leur potentiel métallique avéré, Rossomahaar s'acquitte d'un
nouvel album qui montre d'évidentes aptitudes pour le black
symphonique dont sont friands des groupes comme Emperor, Odium,
Sacramentum ou dans une moindre mesure, Dimmu Borgir. Ces neuf
titres mettent en relief une personnalité naissante, qui s'affranchit
de ces modèles précités pour donner naissance à un style haut
en couleur et alternant avec brio sauvagerie et mélodie. Ma
seule doléance concernera cette généralisation, malheureusement
fréquente dans ce style, de l'utilisation des claviers, qui
perdent de leur panache dès lors qu'ils sont omniprésents et
sans réelle saveur " symphonique " (ce justement qui est censé
justifier leur usage). Néanmoins, ce cher Kai Stalhammer a su
s'entourer de musiciens compétents et d'un producteur aux doigts
de fées qui placent Rossomahaar dans une position confortable,
apte à concurrencer sans problème nombre de groupes scandinaves
en matière de black symphonique. Après tout, mêmes si ceux-ci
possèdent ce monopole jalousé, cela n'empêche en rien l'émergence
de formations crédibles et revanchardes aux quatre coins de
l'Europe. Et ce n'est pas Rossomahaar qui me contredira sur
ce point !
Au final, ces occultes Moscovites accouchent d'un bien bel album
qui comblera les fans du genre sans le moindre doute. Comme
quoi, la mondialisation est présente à de nombreux niveaux aujourd'hui…
j'attend donc maintenant, de pied ferme, la prochaine révélation
brutal death/grind qui nous viendra de Chine… |