home albums videos live reports interviews concerts liens contact

Chronique et review de l'album Sex-O Olympic-O de Revolting Cocks.

Revolting Cocks

"Sex-O Olympic-O"

(13th planet records -- 2008)

pochette de l'album Sex-O Olympic-O de Revolting Cocksimage élargie - pochette de l'album
Revolting Cocks - "Sex-O Olympic-O"
La donne pourrait être lapidairement résumée par cette phrase définitive : Revolting Cocks a suivi la même pente savonneuse que Ministry. Sous la houlette d'Al Jourgensen, il est passé brutalement du statut de projet référentiel à celui d'anecdotique et pas du tout indispensable. Elle est loin l'époque où Revolting Cocks apportait quelque chose de véritablement nouveau à l'édifice. Aujourd'hui, ce ne sont plus que molles rengaines dance-metal, avec quelques recours à des voix féminines qui font que, parfois, on croirait carrément écouter du Theatre Of Tragedy époque "Assembly". Je n'ai rien contre, j'aime bien même, mais pas sur un disque des Revco ! Ici, vous l'avez compris, on sombre dans une facilité disco, dans un truc qui passerait sans difficulté sur les radios pour teenagers. Des trucs comme "Keys to the city" ou "Touch screen" sont vraiment mauvais. Le seul titre qui passe un peu cet écueil est "I'm not gay" (qui, si je me souviens bien, était utilisé sur bande en intro des derniers concerts de Ministry, notamment au Hellfest), et qui parvient tant bien que mal à restituer cet aspect serpentesque qui caractérisait auparavant la musique de Revco. On peut également citer "Wizard of sextown", dont le côté déstructuré rappelle le fabuleux "Welcome to the fall", présent sur "Filth pig". C'est un fan de Ministry qui vous l'affirme : Al Jourgensen n'a définitivement plus rien à dire.

Alexis Kieffer Decibels Storm - octobre 2008
retour | accueil | chroniques d'albums