Cet
album des chicanos de Ravager sera le dernier du nom. Le groupe
a en effet aujourd'hui décidé de se séparer afin de laisser
le soin à chacun de ses membres d'évoluer dans d'autres projets
musicaux.
Enfin presque…car des cendres de Ravager va renaître Hacavitz,
qui oeuvrera également dans le brutal-death si familier à
ses créateurs. Les raisons de ce split restent donc quelque
peu étranges et obscures, mais après tout…cela ne nous regarde
pas ! Seule la musique compte et cela n'occulte en rien la
qualité de cet exocet destructeur qu'est "Nazxgul rising".
Forgé
dans le plus brûlant metal extrême, celui-ci incarne avec
force la dévotion du groupe pour un style unique, d'une sauvagerie
qui n'a d'égale que sa totale absence de compromis. Ne sombrant
à aucun moment dans la violence gratuite et non maîtrisée,
synonyme de cacophonie éprouvante pour l'auditeur, chaque
titre délivre une débauche de riffs retranscrits avec classe
par des musiciens confirmés, rompus à ce genre d'exercice
bestial.
A
l'écoute de morceaux tels "Hades rises", "As shadows corrupt"
ou "Antagonist grim", on ne peut douter de l'indéniable potentiel
de ces Mexicains, prophètes en leur pays avec ces productions
qui écrasent toute concurrence possible. Et ceci sans la moindre
exception.
Le
constat final est que Ravager, aux côtés d'Angel Corpse, Krisiun
et Belphegor, était l'un des chantres les plus crédibles de
ce style unique, qui allie à merveille barbarie primitive
et technicité omniprésente. Gageons qu'il en sera de même
avec Hacavitz !