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Chronique et review de l’album The Cosmocinesy de Qantice.

Qantice

"The Cosmocinesy"

(brennus music -- 2009)

pochette de l’album The Cosmocinesy de Qanticeimage élargie - pochette de l’album
Qantice - "The Cosmocinesy"
Le monde réel est certainement le plus important, il ne faut pas s'enfermer à travers une réalité virtuelle que nous procure internet, c'est tout à fait vrai. Mais c'est encore grâce à cet outil magique que j'ai pu avoir connaissance de Qantice sans avoir à bouger de chez moi. Et c'est ainsi que j'ai pu avoir ce fabuleux premier album « The Cosmocinesy ».
Un grand coup de coeur à Qantice qui propose une musique ô combien intéressante et tellement fraîche et variée que depuis que j'ai le cd, je ne me lasse pas de l'écouter sans cesse.
Vous pourrez découvrir le groupe à travers l'interview de Tony Beaufils dans nos pages, maître d'oeuvre de la chose. Il aura fallu tellement d'années à Qantice pour finaliser ce conte rempli de magie, de musique progressive. Comment présenter la chose ? Hé bien, comme d'habitude les étiquettes étant les signes qui nous permettent de nous orienter (si, si, sur la route s'il n'y avait pas de panneau, j'aimerais bien vous voir pour vous taper 800 kilomètres !!), Qantice évolue dans un heavy metal, aux contours de heavy speed, technique, épique et symphonique à la fois, avec énormément de passages folk, mais c'est la manière dont sont construits les morceaux qui donnent une dimension intéressante à la musique de Qantice.
Mais avant tout découvrons un booklet agrémenté des paroles ce qui se révèle fort utile pour découvrir tout l'univers qu'est « La cosmocinésie », qui décrit l'épopée d'Alsrick.
La générosité du détail, vous pouvez la découvrir sur leur site, où tout y est expliqué, il est à noter qu'en plus, comme si cela ne suffisait pas, cette même histoire fera l'objet d'un roman où tous les intéressés pourront approfondir la question.
Qantice fait partie des groupes qui offrent un univers complet, non seulement la musique, mais les pourtours tels que l'image, les textes, les idées ne forment qu'un ensemble si envoutant qu'il ne suffit pas d'une intrusion fortuite pour en savourer les subtilités, mais y plonger corps et âme pour en extraire la substance réelle. Un monde magique se dessine donc d'abord via cet artwork et ces textes.
J'ai souvent tendance à comparer, c'est certes un de mes nombreux défauts, mais le plaisir complet que m'offre Qantice, je le compare aux deux albums d'Helloween « Keeper of the seven keys » part I et II. C'est intéressant, enjoué, endiablé parfois, et c'est avec de la subtilité et de l'intelligence que Qantice arrive à convaincre sans difficulté. On prend un pied phénoménal, la voix de Vince se laisse glisser sur les chansons avec une habileté de maître. J'ai seulement trouvé à quelques endroits un accent plus prononcé...
Je cite Helloween et ses deux albums, car dans certaines guitares, on retrouve la vitesse d'exécution mélée à une mélodie omniprésente, à la manière des « Keeper », profonds et prenants.
La musique est telle que décrite un peu plus haut, un savant mélange des influences que j'ai cité, avec un son parfait.
Le côté folk se retrouve dans tous les instruments atypiques qui sont venus faire leur petit guest au fur et à mesure de l'album (Mandoline, flûte, ulean pipe, banjo...), c'est également ces clins d'oeil originaux qui font la différence et qui permettent d'accentuer l'intérêt. Oui je ne taris pas d'éloge pour Qantice, j'ai réellement apprécié cet album, c'est pour moi, un album qui marque, qui reste longtemps à l'écoute et qui se bonifie avec les années, comme les « Keeper » d'ailleurs.
On a, à plusieurs reprises une grosse impression d'écouter une musique de films fantastique épique, rien que l'introduction rappelle un peu l'ambiance de Zelda. Mais j'arrête là la comparaison. Un des morceaux sur lesquels j'ai plané c'est forcément « Pirates » qui offre un panel de rythmiques et de mélodies symphoniques et dépaysantes, on voyage réellement à travers les pays à fortes personnalités folkloriques. Un véritable chef-d'oeuvre, surtout après le solo et ce break bien pensé...
Sinon il n'y a pas à avoir trop de préférence, les morceaux sont complémentaires tout en ayant une propre identité. On pourrait toutes les citer « Best in the well », « The least worst endine »... Je citerai encore « Ocean Eclipse » qui fait office de balade, pour rafraichir l'atmosphère et apporter sa touche d'émerveillement. Que dire de plus c'est du heavy metal qui prend tout ce qui a pu se faire de bon depuis les années 80 jusqu'à maintenant, avec des idées modernes...
Je ne peux que vous conseiller « The Cosmocinesy », car Qantice a beaucoup à offrir...

Arzhu Decibels Storm - août 2009
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