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Chronique et review de l’album Pink Panther Party de Punish Yourself.

Punish Yourself

"Pink Panther Party"

(season of mist -- 2009)

pochette de l’album Pink Panther Party de Punish Yourselfimage élargie - pochette de l’album
Punish Yourself - "Pink Panther Party"
Les fans ne seront pas déçus. Nulle question avec ce nouvel album de changer de style, de bouleverser les orientations musicales d'un des meilleurs groupes de la scène française métal-indus.
Au contraire, les Toulousains reviennent aux fondamentaux et « Pink Panther Party » semble s'affirmer comme un opus consacrant le genre, en se débarrassant du superflu pour se concentrer sur l'essentiel. Au placard les peintures fluo et des hymnes festifs évoquant la primeur et l'insouciance de fêtes estudiantines sentant bon les beats technoïdes survitaminés et re-bonjour l'indus classique, direct, brutal, claquant, adulte en somme. Douze titres faisant office de marteau pilon pour asséner à l'auditeur ingénu le poids d'une mécanique sonore sombre et glacée qui broie tout sur son passage au moyen de sonorités hétérogènes (allant de l'opéra à la techno) mais on ne peut plus efficaces et de guitares mastodontes (rappelant par ailleurs l'excellent « Psalm 69 » de Ministry). Cependant la performance de Punish Yourself ne réside pas (seulement) dans le fait de livrer des compos de très bonne facture, qui ne seraient alors que le prétexte à un exercice de style, certes réussi mais qui manquerait indéniablement d'âme. Cet album fait sens et cohésion autour d'un monde que Punish Yourself voit avec délectation en pleine apocalypse, et prend un malin plaisir à nous le faire partager au moyen de samples improbables (« Satan Buddies ») et d'arrangements harmoniques travaillés (« Zmeya »), de larsens, de distorsions malsaines (« A russian lullaby ») utilisés avec une justesse qui permet au groupe de distiller la violence et la subtilité de son propos de manière étonnamment efficace. Des intro longues et denses, des interludes faisant surgir des tréfonds du morceau une énergie contagieuse et inattendue destinées à insuffler la vie à l'âme vicieuse et glacée mais ô combien belle de « Pink Panthers Party ». Après « Sexplosive Locomotive » qui date déjà de 2004, le groupe signe avec « Pink Panthers Party » un retour à la source salvateur et brillamment réussi. Bravo !

Guiyomm Decibels Storm - décembre 2009
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