Quelque
part dans l’océan métallique, l’heure restant
indéfinissable de par l’état de fatigue extrême
du narrateur.
Le
capitaine : « Moussaillon, tenez vous prêt,
j’ai comme l’impression que nous allons avoir des ennuis…
»
Le moussaillon : « Vos craintes et
soupçons sont confirmés Capitaine ! Aaaargh
! Gothic metal mièvre et insipide, de consistance mielleuse
à l’abordage ! L’odeur est intenable ! Capitaine, dois-je
faire feu sur cet « Ultima Thule » insipide ?
N’est-ce pas ce que la raison réclame ? N’est-ce pas
ce que le devoir implique ? »
Le capitaine : « Non, moussaillon,
reprend ton souffle et garde toujours à l’esprit qu’il
ne faut jamais faire feu sans être certain de l’inutilité
d’un disque, aussi fadasse soit-il à la première
écoute. »
Le moussaillon : « Mais, capitaine,
ne prenez juste qu’un (tout petit) peu de temps, je vous en
conjure, pour juger de la nullité abyssale de cet album
! »
Le capitaine : «Tu as raison, le temps
nous presse, mets tout de même l’objectif en vue…mais
laisse moi quelques secondes pour me faire mon idée…
»
Le moussaillon (nerveux) : « J’ai l’intime
conviction qu’il faut l’éradiquer, ne serait-ce que
pour l’exemple. Que jamais plus personne n’ait jamais cela
à endurer…»
Le capitaine (hésitant) : «
Mais, écoute bien, on arrive à entrevoir tout
de même quelques riffs et parties plus atmosphériques
raffinées, on pense presque à The Last Dance
par moment, peut-être qu’avec une autre écoute…
»
Le moussaillon (décidé) : «
Capitaine…s’il vous plaît…reprenez vos esprits. »
Le capitaine (résigné) : «
Après réflexion, il est probable que ce genre
de disques polluent nos océans dans un futur proche,
peut-être même que l’invasion a déjà
commencé… »
Le moussaillon (n’y tenant plus) : «
Hmpf, Capitaine, décidez-vous, je n’en puis plus !
»
Le capitaine (sûr de lui) : «
Moussaillon, Feu ! »
Le moussaillon (soulagé) : «
Yeah ! »